Assemblée nationalePromulguéProposition de loi ordinaire

Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel

En clair

Cette proposition de loi vise à encadrer l'organisation, la gestion et le financement du sport professionnel en France, en introduisant plusieurs mesures pour équilibrer les revenus des clubs, renforcer la transparence et mieux réguler les acteurs du secteur. Parmi les décisions adoptées, on note la limitation de l'écart maximal de répartition des droits télévisuels entre clubs d'une même compétition à un rapport de 1 à 3, ce qui pourrait favoriser une plus grande équité sportive. La loi durcit également les sanctions contre les agents sportifs illégaux, prolonge la durée de blocage des sites de streaming illégal et limite le droit de vote des clubs dans les compétitions auxquelles ils ne participent pas. En revanche, plusieurs mesures visant à renforcer la transparence, comme la déclaration publique des intérêts des dirigeants des sociétés de droits audiovisuels, ou à mieux contrôler les fédérations sur les ligues professionnelles, ont été rejetées. Pour les citoyens, ces changements pourraient se traduire par une meilleure redistribution des revenus, une réduction des conflits d'intérêts et une lutte accrue contre la piraterie, tout en simplifiant la gouvernance des fédérations sportives. Le Rassemblement National [extrême droite] a systématiquement voté pour l'ensemble du texte et tous les articles clés, montrant un soutien sans réserve à cette proposition de loi. Le groupe Ensemble pour la République [centre] et la Droite Républicaine [droite] ont également adopté une position très favorable, avec des votes unanimes en faveur du texte et de ses articles principaux. Les Socialistes et apparentés [centre gauche], les Démocrates [centre] et Horizons & Indépendants [centre droit] ont adopté une position très favorable, avec des votes quasi unanimes pour le texte et ses articles, à l'exception de quelques abstentions isolées. Les Écologistes et Social [gauche] ont globalement soutenu le texte, mais avec des divergences notables : ils se sont abstenus sur l'article 1er AA et ont voté contre les articles 10 bis A et 10 bis B, tout en étant très favorables sur l'ensemble du texte. La France insoumise - Nouveau Front Populaire [gauche] a adopté une position contrastée : le groupe s'est abstenu sur l'ensemble du texte, mais a voté contre les articles 10 bis A et 10 bis B, tout en soutenant l'article 1er et l'article 9. Le groupe Gauche Démocrate et Républicaine [extrême gauche] s'est majoritairement abstenu sur l'ensemble du texte, sans opposition marquée. L'Union des droites pour la République [droite] a principalement choisi l'abstention sur l'ensemble du texte, avec une minorité de votes pour certains articles.

Résumé généré par IA
76
Scrutins
39
Adoptés
37
Rejetés
685
Amendements
39 adoptés37 rejetés
Loi promulguéeLoi n°2026-725

relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel

Publiée au Journal officiel le 3 août 2026

4ART. 9 A

Mme Riotton, M. Duparay et M. Belhaddad

Amendement rédactionnel.

Déposé le 18 juil. 2026PIONANR5L17BTC3057
3ART. 2 BIS

M. Duparay

Rédactionnel.

Déposé le 17 juil. 2026PIONANR5L17BTC3057
2ART. 10 QUATER

M. Belhaddad

Rédactionnel.

Déposé le 17 juil. 2026PIONANR5L17BTC3057
1ART. 7

M. Belhaddad

Correction d'une erreur de référence.

Déposé le 17 juil. 2026PIONANR5L17BTC3057
391ART. 10 BIS C

le Gouvernement

Cet article instaure une exigence relative à l’activité de services de la société de l’information. Or, la plupart des dispositions de la loi influenceurs de 2023 a été notifiée à la Commission européenne et celle ci avait pointé, dans ses observations à l’issue du délai de statu quo, le fait que des dispositions ne lui ont pas été notifiées conformément à l’article 5 de la directive 2015/1535. Ainsi, il parait cohérent, considérant que cet article vient étendre le champ d’application de la loi influenceurs de 2023, que cet article doive faire l'objet d'une notification à la Commission européenne si il était adopté. Afin de convoquer la commission mixte paritaire dans les plus brefs délais et de permettre la promulgation de cette loi au plus vite, il convient de supprimer cet article. Tel est le sens de cet amendement.

Déposé le 29 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
390APRÈS ART. 10 BIS

M. Belhaddad

Changement de référence. Viser de l’article 4 de la loi n° 2023-451 du 9 juin 2023 visant à encadrer l'influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux plutôt que le code de la sécurité intérieure.

Déposé le 29 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
389ART. 10 QUATER

M. Belhaddad

Ce sous-amendement vise à supprimer les mots « qui est habilité à formuler des recommandations sur tout sujet relevant de son domaine de compétence » afin de garantir l’indépendance du collège de l’autorité nationale des jeux.

Déposé le 29 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
388ART. 5

M. Courbon

L'amendement n°17 reprend une disposition adoptée lors de l'examen de cette proposition de loi en commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale, à l'alinéa 8 de l'article 5. Par conséquent, afin d'assurer son opérationnalité, il convient de l'adapter, en indiquant que les associations de supporters de portée nationale et siégeant à l'Instance nationale du supportérisme (INS) sont concertées en amont des négociations relatives aux droits audiovisuels des compétitions sportives, au sujet des modalités d'organisation de ces compétitions (calendrier, horaires des matchs...). Cet ajustement est nécessaire au regard de la complexité des négociations relatives aux droits audiovisuels et de la nécessité de respecter le secret des affaires. Il ne s’agit donc pas de faire participer les supporters au déroulement même de la négociation mais de les consulter en amont au moment de la définition du cahier des charges, notamment sur les aspects relatifs aux modalités d’organisation de la compétition.

Déposé le 29 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
387ART. 2

M. Duparay

Si l'amendement n° 1 était adopté en l'état, la convention de subdélégation provisoire imposée par le ministère pourrait rester en vigueur jusqu'à cinq ans. Une telle durée paraît excessive. Il convient de limiter une telle période transitoire à deux ans maximum. Tel est l'objet de ce sous-amendement.

Déposé le 29 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
386ART. PREMIER

Mme Riotton

Précision rédactionnel visant à inclure explicitement le cas, prévu par la commission, où une seule ligue professionnelle gère concomitamment le secteur masculin et le secteur féminin.

Déposé le 28 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
385ART. PREMIER

Mme Riotton

Précision rédactionnelle.

Déposé le 28 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
384ART. 1ER AA

M. Duparay

Le I de l’adt n° 362 apporte une précision rédactionnelle à laquelle le rapporteur Lionel Duparay n’a pas d’objection. Le III, pour sa part, vise à introduire une mesure d’application transitoire identique à celle proposée par le rapporteur. Le II, en revanche, a pour objet de supprimer une disposition, approuvée par la commission des affaires culturelles et de l’éducation, consistant à élargir le contrôle d’honorabilité à l’ensemble des salariés des fédérations. Alors que le Gouvernement entend, par ailleurs, renforcer l’ensemble des dispositions visant à protéger les mineurs et qu’une telle évolution rend inéluctable une extension plus large du contrôle d’honorabilité dans les clubs sportifs, l’exemple doit venir d’en haut, à savoir des fédérations et des ligues. Le rapporteur souhaite donc maintenir cette disposition dans le texte. Pour ce faire, il propose de supprimer le II de l’amendement n° 362 afin de permettre l’adoption de cet amendement.

Déposé le 28 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
383ART. 9

M. Duparay

Ce sous-amendement réintroduit la possibilité pour le ministre chargé des sports de rendre un avis motivé sur un projet d'achat, de cession ou de changement d'actionnaires d'une société sportive. Adoptée en commission, cette possibilité doit permettre au ministre de se prononcer sur la dimension sportive du projet et notamment sur les engagements pris en termes de formation et d’infrastructures. Cet avis est rendu à l’initiative du ministre ou sur saisine de toute association de supporters notoirement reconnue comme représentative des supporters de la société sportive concernée par ce projet ; de toute association de supporters de portée nationale comptant parmi les membres de l’instance nationale de supportérisme et de toute collectivité territoriale sur le ressort de laquelle la société sportive a son établissement principal. Cet avis est rendu public.

Déposé le 28 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
382ART. 9

M. Duparay

Ce sous-amendement introduit la possibilité aux 3 catégories de personnes morales suivantes d'être entendues, à leur demande, par la DNCG lors de la procédure d'examen d'un projet d’achat, de cession ou de changement d’actionnaires d'une société sportive : * toute association de supporters notoirement reconnue comme représentative des supporters de la société sportive concernée par ce projet ; * toute association de supporters de portée nationale comptant parmi les membres de l’instance nationale du supportérisme ; * toute collectivité territoriale sur le ressort de laquelle la société sportive a son établissement principal. Ces trois catégories de personnes morales sont également autorisées à contester devant les juridictions administratives la décision rendue par la DNCG.

Déposé le 28 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
381ART. 9

M. Duparay

Ce sous-amendement réintroduit la possibilité pour la DNCG d'autoriser avec réserves, de suspendre ou d'interdire un projet d'achat, de cession ou de changement d'actionnaires d'une société sportive. Un tel projet est automatiquement interdit si un des trois risques suivants est constitué : méconnaissance de l'article L. 122-7; atteinte aux résultats financiers de la société sportive ou à l'aléa sportif ; et absence de garantie suffisante d'assainissement éventuel de la situation financière de la société sportive.

Déposé le 28 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
380ART. 9

M. Duparay

Ce sous-amendement vise à compléter le contrôle réalisé par la DNCG au moment de l'examen d'un projet d'achat, de cession ou de changement d'actionnaires d'une société sportive en prévoyant, comme le prévoyait le texte adopté par la commission, qu'il porte également sur les garanties apportées pour assurer l’assainissement éventuel de la situation financière de la société sportive. Si un club en passe d'être racheté est en difficulté financière, il est indispensable de s'assurer de la solidité financière de son repreneur.

Déposé le 28 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
379ART. 9

M. Duparay

Ce sous-amendement précise que les contrôles sur pièces et sur place ne peuvent pas être effectués au domicile d'un agent sportif. La rédaction proposée par l'amendement 373 rend possible un contrôle sur pièces et sur place au domicile d'un agent sportif sans offrir de garanties procédurales alors même que l'article L 16B du livre des procédures fiscales encadre par exemple très strictement les visites domiciliaires en prévoyant notamment que chaque visite doit être autorisée par une ordonnance du juge des libertés. En l'absence de garantie comparable pour les agents sportifs, il est proposé d'exclure le domicile des agents sportifs des possibilités de contrôle sur pièces et sur place.

Déposé le 28 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
377ART. 1ER A

M. Duparay

Ce sous-amendement propose d'étendre aux salariés des fédérations le plafond de rémunération applicable à leurs dirigeants.

Déposé le 27 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
376ART. 9 TER

Mme Lingemann, M. Balanant, Mme Bannier, Mme Bergantz, M. Blanchet, Mme Brocard, M. Cosson, M. Croizier, Mme Darrieussecq, M. Daubié, M. Fesneau, M. Fuchs, Mme Gervais, Mme Perrine Goulet, M. Grelier, Mme Guillerm, M. Gumbs, M. Isaac-Sibille, Mme Josso, M. Latombe, M. Lecamp, M. Mandon, M. Martineau, M. Mattei, Mme Maussion, Mme Mette, Mme Morel, M. Ott, M. Padey, M. Pahun, M. Frédéric Petit, Mme Maud Petit, Mme Poueyto, M. Ramos, Mme Thillaye, M. Turquois et M. Philippe Vigier

L’adoption d’un amendement déjà présenté par l’autrice du présent amendement a permis de sécuriser et de clarifier le cadre juridique de l'article L131-16 du code du sport qui permet aux fédérations sportives délégataires et aux ligues professionnelles de réguler les rémunérations des sportifs professionnels, conformément à l’esprit poursuivi par le législateur lors de l’adoption de la loi du 1er février 2012 visant à renforcer l’éthique du sport et les droits des sportifs. Cette faculté de régulation a notamment permis l’émergence et la consolidation de mécanismes vertueux de contrôle financier, tel que le « Salary Cap » mis en œuvre par la Ligue nationale de rugby, dont les effets positifs sont aujourd’hui largement reconnus en matière de soutenabilité économique des clubs, d’équité sportive et d’attractivité des compétitions professionnelles. D’autres disciplines, à l’image du basketball professionnel avec le dispositif de « Luxury Tax », se sont depuis engagées dans une démarche comparable. Toutefois, plusieurs contentieux récents ou envisagés mettent en lumière certaines fragilités rédactionnelles de l’article L. 131‑16 du code du sport, susceptibles d’affaiblir l’effectivité de ces mécanismes de régulation financière. La proposition de rédaction de cet amendement du groupe Les Démocrates vise ainsi à préciser le dispositif adopté en commission en prévoyant une formulation sécurisante juridiquement et protectrice des intérêts du sport professionnel français, notamment en ce qu’elle préserve l’équité des compétitions. L'amendement retient notamment pour cela que le champ des rémunérations susceptibles d’être prises en compte ne se limite pas au seul salaire au sens strict du droit du travail, mais inclut également les avantages et contreparties de toute nature consentis directement ou indirectement aux sportifs concernés

Déposé le 26 juin 2026PIONANR5L17BTC2797
375ART. 1ER A

le Gouvernement

Cet amendement vise à supprimer la fixation, dans le contrat de délégation, du plafond des rémunérations applicable aux dirigeants des fédérations délégataires. Le contrat de délégation n’a pas pour objectif de déterminer le montant limite de ces rémunérations. De plus, le ministère des sports n’a pas les moyens de déterminer, en fonction des fédérations, un montant maximal. Une application uniforme à l’ensemble des fédérations est plus appropriée. Il est également précisé que, chaque année, les fédérations transmettent au ministre des sports les montants des rémunérations des dirigeants dans un objectif de contrôler la bonne application du plafond.

Déposé le 26 juin 2026PIONANR5L17BTC2797

Tous les amendements ont été chargés