SénatPromulguéProposition de loi

Proposition de loi visant à renforcer la parité dans les fonctions électives et exécutives du bloc communal

En clair

Cette proposition de loi visait à renforcer l'égalité entre les femmes et les hommes dans les fonctions électives et exécutives des communes et intercommunalités, notamment en matière de parité dans les conseils municipaux et communautaires. Le texte a été définitivement adopté après avoir été voté en première lecture par l'Assemblée nationale, puis examiné par le Sénat. Il prévoit des mesures pour favoriser la représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les instances locales, sans modifier les règles de fonctionnement des collectivités. Les débats ont porté sur l'équilibre entre incitations et contraintes, certains amendements visant à durcir les sanctions ou à élargir les obligations ayant été rejetés. La loi s'appliquera aux prochaines élections municipales et communautaires. --- POSITIONS Le groupe SOC [centre gauche] s'est montré très favorable au texte, votant systématiquement pour l'ensemble du texte et sur tous les articles clés (article 1er, article 3, article 1er ter). Le groupe LREM [centre] a également soutenu le texte sans réserve, avec des votes unanimes pour et sur chaque article. Le groupe GEST [centre gauche] a adopté la même position, votant pour l'ensemble du texte et sur tous les articles. Le groupe RDSE [centre] a également voté très favorablement, avec des votes pour sur l'ensemble du texte et sur chaque article examiné. Le groupe UMP [droite] a adopté une position contrastée : il s'est opposé à l'ensemble du texte (50 pour, 66 contre), mais a voté pour les articles 1er, 3 et 1er ter. Cette divergence est explicitement relevée dans les données fournies. Le groupe UC [centre] s'est montré plutôt favorable, votant pour l'ensemble du texte et sur les articles 1er et 3, avec une abstention majoritaire sur l'article 1er ter. Le groupe RTLI [centre] s'est opposé au texte dans son ensemble (3 pour, 8 contre), avec une abstention majoritaire sur l'article 3 et une abstention sur l'article 1er ter. Le groupe CRC [gauche] a systématiquement voté contre le texte, tant sur l'ensemble que sur chaque article. Le groupe NI [centre] s'est abstenu totalement sur l'ensemble du texte, sans prendre position sur les articles.

Résumé généré par IA
11
Scrutins
5
Adoptés
6
Rejetés
3
Amendements
5 adoptés6 rejetés
Loi promulguée

Loi n°2025-444

Publiée au Journal officiel le 21 mai 2025

7

M. Guy BENARROCHE, Mme Mélanie VOGEL, M. Grégory BLANC, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, M. Daniel SALMON, Mme Ghislaine SENÉE, Mme Anne SOUYRIS

Cet amendement du groupe Ecologiste – Solidarité et Territoires vise à rétablir l’énumération des principales situations de discrimination visées par les tests statistiques, ajoutée en séance à l’Assemblée nationale, mais supprimée en commission des lois au Sénat. Cette énumération permet de guider l’action des testings sans en limiter le champ d’intervention, comme l’indique à cet effet la mention « notamment ». Par ailleurs, le présent amendement ajoute l’emploi public parmi les situations de discrimination potentielles. Le groupe Ecologiste – Solidarité et Territoires considère en effet qu’il est nécessaire de mettre en lumière les discriminations effectuées dans l’accès à l’emploi public, alors que les études et travaux sur les discriminations abordent encore trop peu ce secteur.

Déposé le 11 mars 2024SENAT-TXT-106052
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Mme Corinne NARASSIGUIN, M. Patrick KANNER, Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, M. Jérôme DURAIN, M. Hussein BOURGI, M. Christophe CHAILLOU, Mme Laurence HARRIBEY, M. Éric KERROUCHE, Mme Audrey LINKENHELD, M. Pierre-Alain ROIRON

Les auteurs de cet amendement souhaitent rétablir l'article 3 de la proposition de loi, en y adjoignant après l'alinéa 3 que le service créé informe la justice des discriminations constatées, et en augmentant le montant maximal de l'amende administrative initialement prévu à l'alinéa 13. De plus, une interdiction complémentaire de candidater aux marchés publics est insérée à l'alinéa 20, qui pourrait être infligée lorsque les mesures prises en application de l'article 3 sont insuffisantes. Il serait scandaleux qu'une entreprise sanctionnée, persistant dans l'inaction pour remédier à des pratiques discriminatoires mises en évidence puisse continuer d'honorer des marchés publics conclus avec l’État ou les collectivités territoriales. Cet amendement s'inscrit dans une logique de cohérence avec l'objectif poursuivi par cette proposition de loi, dont l'objet principal est de lutter contre les discriminations et de faire en sorte de les réduire au maximum.

Déposé le 11 mars 2024SENAT-TXT-106052
2

Mme Corinne NARASSIGUIN, Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, M. Patrick KANNER, M. Jérôme DURAIN, M. Hussein BOURGI, M. Christophe CHAILLOU, Mme Laurence HARRIBEY, M. Éric KERROUCHE, Mme Audrey LINKENHELD, M. Pierre-Alain ROIRON

Les auteurs de cet amendement souhaitent rétablir l'article 3 de la proposition de loi, en y adjoignant après l'alinéa 3 que le service créé informe la justice des discriminations constatées, et en augmentant le montant maximal de l'amende administrative initialement prévu à l'alinéa 13. Cet amendement s'inscrit dans une logique de cohérence avec l'objectif poursuivi par cette proposition de loi, dont l'objet principal est de lutter contre les discriminations et de faire en sorte de les réduire au maximum. La correction des différentes situations de discrimination implique que ce nouveau service puisse être doté de moyens d'action efficaces, pour qu'il ne soit pas cantonné au simple rôle d'observateur. Si en aucun cas ce service ne doit se substituer à la mission du Défenseur des droits, il n'en demeure pas moins qu'il serait à la fois illogique et dommageable que la constatation de discriminations ne soit pas suivie d'effet. De la même manière, le service créé n'a pas vocation à se substituer à l'action de la justice, raison pour laquelle le présent amendement prévoit que le procureur de la République soit informé dans les meilleurs délais des infractions constatées. Pour être véritablement utiles, les résultats statistiques obtenus doivent être diffusés et profiter à l'ensemble de la société, afin que le phénomène discriminatoire soit mieux identifié et combattu. Il est donc incontournable qu'une assise législative soit donnée à la publication des noms des personnes morales dont le comportement discriminatoire a été établi, tel que cela a été imaginé lors de la conception de cette proposition de loi. Il ne fait aucun doute que cette possibilité de publication des résultats à grande échelle, lorsque le dialogue et le processus d'amélioration des pratiques n'ont pas abouti, est de nature à changer le comportement des acteurs. Comme la Défenseure des droits l'a déjà fait remarquer dans un rapport de 2020, les recours en matière de discriminations relèvent de démarches lourdes pour les victimes, ce qui limite considérablement leur caractère dissuasif et leur efficacité. Le rétablissement de l'article 3 permettrait à la fois de mieux épauler les victimes de discriminations, et de mettre en place les conditions d'un endiguement réel des mauvais comportements qui persistent.

Déposé le 11 mars 2024SENAT-TXT-106052