Proposition de loi visant à renforcer la parité dans les fonctions électives et exécutives du bloc communal
En clair
Cette proposition de loi vise à renforcer la parité entre les femmes et les hommes dans les fonctions électives et exécutives des communes et intercommunalités. Les mesures adoptées imposent une alternance stricte entre hommes et femmes sur les listes électorales pour les postes de maire et d’adjoints, ainsi qu’une meilleure représentation des femmes dans les conseils municipaux. L’objectif est d’améliorer la représentation féminine dans les décisions locales, ce qui pourrait influencer les politiques publiques en faveur de l’égalité. Plusieurs amendements visant à étendre ces mesures ou à renforcer les sanctions contre les discriminations ont été rejetés, limitant ainsi la portée globale du texte. Pour les citoyens, cela pourrait se traduire par une plus grande diversité dans les instances locales, mais sans changement immédiat dans les communes où les règles actuelles restent en vigueur. --- POSITIONS --- Le groupe SOC [centre gauche] et LREM [centre] ont voté massivement en faveur du texte, affichant une position très favorable à la parité dans les fonctions locales. Le groupe UC [centre] s’est également montré plutôt favorable, avec une majorité de votes pour, bien que certains de ses membres aient exprimé des réserves. À l’inverse, le groupe CRC [gauche] s’est systématiquement opposé à l’ensemble des articles, adoptant une position très défavorable. Le groupe UMP [droite] a adopté une position plutôt opposée sur le texte global, mais a voté favorablement sur certains articles clés, notamment ceux renforçant la parité dans les postes de maire et d’adjoints. Le groupe RTLI [centre droit] a majoritairement voté contre, affichant une position très opposée. Le groupe GEST [gauche] et RDSE [centre] ont soutenu le texte sans réserve, tandis que le groupe NI [centre] s’est abstenu sur l’ensemble du texte.
Résumé généré par IALoi n°2025-444
Publiée au Journal officiel le 21 mai 2025
M. Guy BENARROCHE, Mme Mélanie VOGEL, M. Grégory BLANC, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, M. Daniel SALMON, Mme Ghislaine SENÉE, Mme Anne SOUYRIS
Cet amendement du groupe Ecologiste – Solidarité et Territoires vise à rétablir l’énumération des principales situations de discrimination visées par les tests statistiques, ajoutée en séance à l’Assemblée nationale, mais supprimée en commission des lois au Sénat. Cette énumération permet de guider l’action des testings sans en limiter le champ d’intervention, comme l’indique à cet effet la mention « notamment ». Par ailleurs, le présent amendement ajoute l’emploi public parmi les situations de discrimination potentielles. Le groupe Ecologiste – Solidarité et Territoires considère en effet qu’il est nécessaire de mettre en lumière les discriminations effectuées dans l’accès à l’emploi public, alors que les études et travaux sur les discriminations abordent encore trop peu ce secteur.
Mme Corinne NARASSIGUIN, M. Patrick KANNER, Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, M. Jérôme DURAIN, M. Hussein BOURGI, M. Christophe CHAILLOU, Mme Laurence HARRIBEY, M. Éric KERROUCHE, Mme Audrey LINKENHELD, M. Pierre-Alain ROIRON
Les auteurs de cet amendement souhaitent rétablir l'article 3 de la proposition de loi, en y adjoignant après l'alinéa 3 que le service créé informe la justice des discriminations constatées, et en augmentant le montant maximal de l'amende administrative initialement prévu à l'alinéa 13. De plus, une interdiction complémentaire de candidater aux marchés publics est insérée à l'alinéa 20, qui pourrait être infligée lorsque les mesures prises en application de l'article 3 sont insuffisantes. Il serait scandaleux qu'une entreprise sanctionnée, persistant dans l'inaction pour remédier à des pratiques discriminatoires mises en évidence puisse continuer d'honorer des marchés publics conclus avec l’État ou les collectivités territoriales. Cet amendement s'inscrit dans une logique de cohérence avec l'objectif poursuivi par cette proposition de loi, dont l'objet principal est de lutter contre les discriminations et de faire en sorte de les réduire au maximum.
Mme Corinne NARASSIGUIN, Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, M. Patrick KANNER, M. Jérôme DURAIN, M. Hussein BOURGI, M. Christophe CHAILLOU, Mme Laurence HARRIBEY, M. Éric KERROUCHE, Mme Audrey LINKENHELD, M. Pierre-Alain ROIRON
Les auteurs de cet amendement souhaitent rétablir l'article 3 de la proposition de loi, en y adjoignant après l'alinéa 3 que le service créé informe la justice des discriminations constatées, et en augmentant le montant maximal de l'amende administrative initialement prévu à l'alinéa 13. Cet amendement s'inscrit dans une logique de cohérence avec l'objectif poursuivi par cette proposition de loi, dont l'objet principal est de lutter contre les discriminations et de faire en sorte de les réduire au maximum. La correction des différentes situations de discrimination implique que ce nouveau service puisse être doté de moyens d'action efficaces, pour qu'il ne soit pas cantonné au simple rôle d'observateur. Si en aucun cas ce service ne doit se substituer à la mission du Défenseur des droits, il n'en demeure pas moins qu'il serait à la fois illogique et dommageable que la constatation de discriminations ne soit pas suivie d'effet. De la même manière, le service créé n'a pas vocation à se substituer à l'action de la justice, raison pour laquelle le présent amendement prévoit que le procureur de la République soit informé dans les meilleurs délais des infractions constatées. Pour être véritablement utiles, les résultats statistiques obtenus doivent être diffusés et profiter à l'ensemble de la société, afin que le phénomène discriminatoire soit mieux identifié et combattu. Il est donc incontournable qu'une assise législative soit donnée à la publication des noms des personnes morales dont le comportement discriminatoire a été établi, tel que cela a été imaginé lors de la conception de cette proposition de loi. Il ne fait aucun doute que cette possibilité de publication des résultats à grande échelle, lorsque le dialogue et le processus d'amélioration des pratiques n'ont pas abouti, est de nature à changer le comportement des acteurs. Comme la Défenseure des droits l'a déjà fait remarquer dans un rapport de 2020, les recours en matière de discriminations relèvent de démarches lourdes pour les victimes, ce qui limite considérablement leur caractère dissuasif et leur efficacité. Le rétablissement de l'article 3 permettrait à la fois de mieux épauler les victimes de discriminations, et de mettre en place les conditions d'un endiguement réel des mauvais comportements qui persistent.