Assemblée nationaleAdoptéProposition de loi ordinaire

Lutter contre la disparition des terres agricoles et renforcer la régulation des prix du foncier agricole

Commissions saisies

En clair

RÉSUMÉ Ce dossier législatif porte sur la protection des terres agricoles en France et la régulation des prix du foncier agricole, deux enjeux liés à la pression foncière et à la spéculation. La proposition de loi a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 11 mars 2025, sans modification majeure sur les points les plus débattus comme le renforcement des pouvoirs de la Safer ou le contrôle des ventes à des investisseurs étrangers. Plusieurs articles clés, dont l’article premier et les articles 2, 3 et 4, ont été adoptés, ce qui signifie qu’ils font désormais partie du texte en discussion. Les amendements adoptés visent notamment à améliorer l’information sur les ventes de biens agricoles, à élargir les possibilités de préemption par les communes, et à mieux articuler les droits de préemption existants. Pour les citoyens, cette loi pourrait limiter la disparition des terres agricoles et encadrer leur prix, mais son impact dépendra des modifications éventuelles lors de l’examen au Sénat. Le Rassemblement National [extrême droite] a systématiquement voté pour l’ensemble du texte et sur tous les articles, sans aucune opposition ni abstention. Les groupes de gauche et du centre gauche (SOC, LFI-NFP, ECOS) ont également affiché un soutien unanime, tant sur le texte global que sur chaque article examiné. Ensemble pour la République [centre] a globalement soutenu la proposition, mais avec quelques voix contre sur l’article 2 et l’article 4, ainsi qu’une abstention sur l’article 2. Les groupes de droite (DR, UDDPLR) ont majoritairement voté pour, mais la Droite Républicaine [droite] s’est abstenue en bloc sur l’article 2, malgré un vote favorable sur l’ensemble du texte. Les groupes centristes (HOR, DEM, LIOT) ont globalement soutenu le texte, avec une abstention isolée pour LIOT sur l’article 2. Aucun groupe n’a manifesté d’opposition frontale, mais les divergences portent surtout sur des mesures spécifiques comme l’extension du droit de préemption des communes ou les vérifications supplémentaires pour la Safer.

Résumé généré par IA
12
Scrutins
6
Adoptés
6
Rejetés
49
Amendements
6 adoptés6 rejetés
n°39• APRÈS ART. PREMIER

Sous-amendement à l'amendement n°10 de Mme Rouaux

M. Echaniz

Ce sous amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à clarifier la possibilité pour la Safer d’actionner une action en justice pour demander l’annulation d’une opération constitutive d’un abus de droit sur la base d’un faisceau d’indices résultant de la déclaration qui lui a été notifiée et de laisser ainsi aux parties prenantes à la vente le soin de s’en justifier auprès du juge judiciaire.

Déposé le 11 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°38• ART. PREMIER, alinéa 3

M. Dufau

Cet amendement permet de renforcer l'obligation d'information sur les ventes de biens immobiliers agricoles tout en intégrant la dimension protection du patrimoine défendue par plusieurs autres amendements.

Déposé le 11 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°37• ART. 2, alinéa 3

M. Dufau

Cet amendement de votre rapporteur vise à supprimer l'extension du droit de préemption aux communes en "zone tendue". Dès lors que la faculté d'étendre le droit de préemption des Safer sur certains bâtiments ayant eu un usage agricole est maintenu pour les communes où c'est indispensable, il n'est pas nécessaire d'ouvrir ce droit à toutes les communes en "zone tendue". En effet, il vaut mieux avancer au cas par cas, certaines communes en "zone tendue" n'étant pas significativement concernée par le droit de préemption des Safer.

Déposé le 11 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°32• ART. 2, alinéa 3

le Gouvernement

En matière de bâtiments ayant changé de destination, il est proposé de supprimer l’extension du droit de préemption des SAFER aux communes mettant en place une taxe sur les logements vacants. Un tel zonage ne présente en effet aucun lien avec le champ de compétences des SAFER. En outre, il est du ressort des communes, en amont, de choisir les bâtiments agricoles autorisés à changer de destination et, en aval, avec les services de police et de justice et les services déconcentrés en charge de l’urbanisme, de participer à la lutte contre les changements illégaux de destination. Il est par ailleurs proposé de supprimer le 4ème alinéa permettant au préfet d’étendre ce droit de préemption à d’autres communes dans des conditions prévues par décret. Cette disposition couvre potentiellement un nombre très important de communes et présente un risque élevé d’application à la carte. Elle est par ailleurs entachée d’incompétence négative en ce qu’elle n’encadre pas suffisamment l’action du préfet.

Déposé le 11 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°29• APRÈS ART. PREMIER

Sous-amendement à l'amendement n°10 de Mme Rouaux

M. Chassaigne, M. Monnet, Mme Bourouaha, M. Bénard, M. Castor, Mme Faucillon, Mme K/Bidi, Mme Lebon, M. Lecoq, M. Maillot, M. Maurel, M. Nadeau, M. Peu, Mme Reid Arbelot, M. Rimane, M. Sansu et M. Tjibaou

Cet sous-amendement rédactionnel vise à clarifier la possibilité pour la Safer d’intenter une action en justice pour demander l’annulation d’une opération constitutive d’un abus de droit sur la base d’un faisceau d’indices résultant de la déclaration qui lui a été notifiée et de laisser ainsi aux parties prenantes à la vente le soin de s’en justifier auprès du juge judiciaire.

Déposé le 10 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°6 (2ème Rect)• ART. PREMIER, après l'alinéa 3

M. Bourgeaux, Mme Corneloup, M. Cordier, M. Nury, Mme Sylvie Bonnet, M. Brigand, M. Bony, M. Taite et M. Juvin

Le présent amendement vise à compléter les dispositions relatives à la distinction des biens immobiliers, en tenant compte des spécificités des terrains présentant un intérêt patrimonial ou environnemental particulier. Cette modification est motivée par plusieurs considérations juridiques et économiques. L'urbanisation rapide des dernières décennies a conduit à une réduction significative des terres agricoles, soulevant des préoccupations légitimes quant à la préservation des espaces naturels et agricoles. Toutefois, il serait inapproprié d'imputer cette responsabilité aux propriétaires de terrains ayant une vocation patrimoniale ou environnementale. Ces espaces, souvent intégrés à des propriétés historiques ou naturelles, constituent un patrimoine précieux qui mérite d'être protégé. En privant ces propriétaires de la majeure partie de leurs terrains, on créerait une situation préjudiciable. Une telle réduction entraînerait inévitablement une dépréciation, parfois très importante, de la valeur de leurs biens immobiliers. Cette dévaluation serait perçue comme une sanction sans fondement légitime. De plus, la dépréciation des biens immobiliers aurait des financières négatives pour les collectivités locales, dont les recettes dépendent en partie des droits d'enregistrement. En effet, les droits d'enregistrement perçus lors des transactions immobilières constituent une source de revenus importante pour les collectivités locales. Une diminution de la valeur des biens immobiliers entraînerait une réduction de ces droits, affectant ainsi les ressources financières des collectivités. Ces dernières utilisent ces fonds pour financer divers services publics et infrastructures locales. En conséquence, il est nécessaire d'exclure du dispositif les terrains présentant un intérêt patrimonial ou environnemental particulier. Cet amendement propose donc d'ajouter les exceptions suivantes : a) Les terrains qui font partie d’un ensemble immobilier, formé d’une ou plusieurs unités foncières appartenant au même propriétaire, dans lequel est situé un monument historique classé ou inscrit. Ces terrains contribuent à la préservation du patrimoine historique et culturel. Ils constituent un ensemble homogène qui peut être constitué d’une unité foncière d’un seule tenant ou dans certains cas de plusieurs unités foncières, du fait de la présence de voies ou de cours d’eau les traversant. b) Les terrains situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou d’un site classé ou inscrit au titre du Code de l’environnement. Ces terrains participent à la protection des paysages et des écosystèmes. c) Les terrains labélisés « Jardin remarquable » par le Ministère de la culture. Ces jardins représentent un patrimoine végétal et paysager exceptionnel. Ces mesures permettront de préserver ces espaces patrimoniaux et environnementaux, tout en garantissant une équité pour les propriétaires concernés et en maintenant les recettes des collectivités locales. Par conséquent, cet amendement vise à concilier la nécessité de préserver les terres agricoles avec le respect du patrimoine historique, culturel et naturel, tout en assurant une juste évaluation des biens immobiliers et en soutenant les finances locales.

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°28 (Rect)• APRÈS ART. 2

M. Dufau

Cet amendement vise à rendre applicables et opérationnelles les dispositions adoptées en commission.

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°27• ART. PREMIER, alinéa 3

M. Dufau

Cet amendement vise à renforcer la transparence de l'information sur le marché des biens immobiliers agricoles ou ruraux.

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°26• APRÈS ART. 3 BIS

M. Potier

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°25• ART. 2

M. Armand

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°24• APRÈS ART. 2

M. Benoit et M. Henriet

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°23• APRÈS ART. 3 BIS

M. Dive

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°22• ART. 2, alinéa 4

M. Dufau

Cet amendement vise à attribuer aux conseils municipaux, après délibération, la possibilité d'étendre le droit de préemption sur les bâtiments ayant eu un usage agricole ces 20 dernières années, sur leur commune. Les maires et leur conseil municipal semblent en effet mieux placés que les préfets pour évaluer le contexte de pression foncière et juger opportun lorsque ce droit de préemption doit être élargi.

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027
n°21• ART. 3, alinéa 2

M. Dufau

Cet amendement permet d'améliorer l'organisation et l'anticipation du droit de visite des Safer, en lien avec les commissaires du Gouvernement.

Déposé le 7 mars 2025•PIONANR5L17BTC1027

Tous les amendements ont été chargés