SénatPromulguéProposition de loi

Proposition de loi maintenant provisoirement un dispositif de plafonnement de revalorisation de la variation annuelle des indices locatifs

En clair

Cette proposition de loi visait à prolonger temporairement le dispositif de plafonnement de la hausse des loyers, basé sur l’indice de référence des loyers (IRL) et l’indice des loyers commerciaux (ILC). Le Sénat a finalement décidé de ne pas prolonger ce dispositif, ce qui signifie que les loyers pourront augmenter davantage, selon les règles classiques de révision. Pour les locataires, cela pourrait entraîner une hausse de leurs charges, tandis que les propriétaires et bailleurs pourraient bénéficier de revenus plus élevés. Le texte n’a pas été adopté, faute de consensus suffisant au Sénat. --- POSITIONS

Résumé généré par IA
2
Scrutins
1
Adopté
1
Rejeté
8
Amendements
1 adopté1 rejeté
Loi promulguée

Loi n°2023-568

Publiée au Journal officiel le 7 juillet 2023

2
Déposé le 21 juin 2023SENAT-TXT-105618
1

Mme Dominique ESTROSI SASSONE

Considérant que le Sénat a déjà rejeté ce texte en première lecture en commission puis en séance publique, il est proposé d’adopter cette motion et de décider qu’il n’y a pas lieu de poursuivre l’examen de cette proposition de loi. En effet, le texte présenté en nouvelle lecture est identique à celui examiné en première lecture. Il souffre des mêmes défauts de formes et de fond. Le Gouvernement, qui avait provoqué le dépôt et l’examen en extrême urgence de cette proposition de loi pour permettre la prolongation de certaines dispositions de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat dont pourtant les échéances sont connues depuis l’adoption, n’a pas néanmoins pas saisi le temps de la navette et de la nouvelle lecture pour apporter des éléments d’évaluation, des garanties ou organiser une concertation entre les acteurs. De fait, la commission déplore que cette précipitation et le recours à une proposition de loi plutôt qu’à un projet de loi n’a permis ni concertation, ni étude de l’impact de dispositions pourtant financièrement très lourdes pour les bailleurs privés et sociaux sans permettre d’apporter aucune mesure de compensation et des garanties aux locataires à travers la hausse des aides personnelles au logement (APL). Alors que la crise du logement s’aggrave et qu’il est urgent de soutenir la construction, l’investissement locatif de longue durée, le logement social et la rénovation énergétique du parc, l’imposition brusquée d’un plafonnement des indices de revalorisation des loyers envoie un message contreproductif aux investisseurs et exerce un effet de ciseau financier sur les bailleurs sociaux dont les charges d’emprunt augmentent avec la hausse du livret A. C’est pour eux une forme de nouvelle réduction de loyer de solidarité qui pèse déjà 1,3 milliard d’euros par an sur leur compte et ampute leur capacité d’action. En matière de pouvoir d’achat, l’absence d’accompagnement des locataires à travers la revalorisation des APL et du forfait de charges dont l’indexation a été systématiquement inférieure à la réalité ces dernières années est préoccupante après la réduction de 5 euros subie en 2017. De même, le contrôle de la hausse des loyers commerciaux ne peut être la seule réponse aux difficultés du commerce qui résultent d’une baisse de pouvoir d’achat d’une ampleur exceptionnelle des Français et qui se traduit notamment par une baisse de 10 % sur un an de leur consommation alimentaire. Pour l’ensemble de ces motifs, la commission des affaires économiques considère que les conditions d’un nouvel examen de la proposition de loi ne sont pas réunies.

Déposé le 21 juin 2023SENAT-TXT-105618
6

Mme Nathalie DELATTRE, M. Éric GOLD, Mme Guylène PANTEL

Cet amendement vise à élargir le plafonnement de la hausse de l'indice des loyers commerciaux à toutes les entreprises, et non plus aux seules PME.

Déposé le 7 juin 2023SENAT-TXT-105591
5

Mme Dominique ESTROSI SASSONE

Alors que les échéances sont connues depuis l’adoption de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, le Gouvernement semble avoir découvert il y a une quinzaine de jours que les mesures de plafonnement de la hausse des loyers commerciaux et d’habitation étaient échues ou allaient arriver à leur terme et a provoqué le dépôt et l’examen en extrême urgence d’une proposition de loi pour en assurer la prolongation. Cette précipitation et le recours à une proposition de loi plutôt qu’à un projet de loi n’a permis ni concertation, ni étude de l’impact de dispositions pourtant financièrement très lourdes pour les bailleurs privés et sociaux sans permettre d’apporter aucune mesure de compensation et des garanties aux locataires à travers la hausse des aides personnelles au logement (APL). Alors que la crise du logement s’aggrave et qu’il est urgent de soutenir la construction, l’investissement locatif de longue durée, le logement social et la rénovation énergétique du parc, l’imposition brusquée d’un plafonnement des indices de revalorisation des loyers envoie un message contreproductif aux investisseurs et exerce un effet de ciseau financier sur les bailleurs sociaux dont les charges d’emprunt augmentent avec la hausse du livret A. C’est pour eux une forme de nouvelle réduction de loyer de solidarité qui pèse déjà 1,3 milliard d’euros par an sur leur compte et ampute leur capacité d’action. En matière de pouvoir d’achat, l’absence d’accompagnement des locataires à travers la revalorisation des APL et du forfait de charges dont l’indexation a été systématiquement inférieure à la réalité ces dernières années est préoccupante après la réduction de 5 euros subie en 2017. De même, le contrôle de la hausse des loyers commerciaux ne peut être la seule réponse aux difficultés du commerce qui résultent d’une baisse de pouvoir d’achat d’une ampleur exceptionnelle des Français et qui se traduit notamment par une baisse de 10 % sur un an de leur consommation alimentaire. Pour l’ensemble de ces motifs de méthode et de fond, la commission des affaires économiques considère que les conditions d’un examen détaillé de la proposition de loi ne sont pas réunies, et propose donc au Sénat d’adopter la présente motion.

Déposé le 6 juin 2023SENAT-TXT-105591
4

M. Daniel SALMON, M. Joël LABBÉ, M. Guy BENARROCHE, M. Daniel BREUILLER, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, M. Paul Toussaint PARIGI, Mme Raymonde PONCET MONGE, Mme Mélanie VOGEL

Le présent amendement entend proposer une demande de rapport étudiant les hypothèses de réforme du mode de calcul de l’IRL tenant compte de la situation financière réelle des locataires.

Déposé le 6 juin 2023SENAT-TXT-105591
3

M. Daniel SALMON, M. Joël LABBÉ, M. Guy BENARROCHE, M. Daniel BREUILLER, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, M. Paul Toussaint PARIGI, Mme Raymonde PONCET MONGE, Mme Mélanie VOGEL

Le présent amendement entend introduire un plafonnement de l’augmentation de l’indice de référence des loyers (IRL) à 1 % par an. Sans intervention de la puissance publique, les niveaux d’inflation actuels vont entrainer une augmentation record du niveau d’IRL pour les prochains trimestres, ce plafonnement est nécessaire pour protéger les plus fragiles. Si dans un contexte de faible inflation, l’IRL basé sur l’IPC‑HTL évolue sans réellement constituer un facteur de variation du pouvoir d’achat des locataires, la forte inflation que nous connaissons depuis plus d’un an, et qui devrait vraisemblablement durer, met en évidence que le caractère procyclique de l’IRL aggrave désormais la perte de pouvoir d’achat des locataires.

Déposé le 6 juin 2023SENAT-TXT-105591
2

M. Daniel SALMON, M. Joël LABBÉ, M. Guy BENARROCHE, M. Daniel BREUILLER, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, M. Paul Toussaint PARIGI, Mme Raymonde PONCET MONGE, Mme Mélanie VOGEL

Le présent amendement entend introduire un plafonnement de l’augmentation de l’indice des Loyers Commerciaux (ILC) à 1 % par an pour répondre à l’inflation du loyer qui nuit toujours plus aux locataires. Les petits commerçants, déjà impactés par l’inflation sur les matières premières et l’énergie, sont frappés par la hausse des prix de leurs locaux au point qu’ils sont nombreux à déclarer faillite et à fermer leurs entreprises et magasins. C’est pourquoi il faut lutter contre l’augmentation de l’ILC pour protéger au mieux les locataires et leur garantir une stabilité dans leur travail.

Déposé le 6 juin 2023SENAT-TXT-105591
1

Mme Marie-Noëlle LIENEMANN, M. Fabien GAY, Mme Marie-Claude VARAILLAS

Par cet amendement, les membres du groupe CRCE souhaitent proposer le maintien de l’indice locatif actuel jusqu’au 1er trimestre 2024, et ainsi assurer une forme de gel des loyers favorable au pouvoir d’achat des locataires et au droit au logement. La perte, pour les organismes HLM, doit être compensée par la suppression de la réduction de loyer de solidarité et un soutien de l’État à la hauteur. En effet, ces organismes dont la vocation et de permettre à chacune et chacun de se loger, ont besoin de davantage de moyens pour assurer leur mission.

Déposé le 6 juin 2023SENAT-TXT-105591