Proposition de loi tendant à élargir la contribution de solidarité pour l'autonomie aux travailleurs non salariés et aux retraités et à compenser aux départements la moitié de leurs dépenses d'allocation personnalisée d'autonomie
En clair
RÉSUMÉ Ce dossier porte sur une proposition de loi visant à élargir la "contribution de solidarité pour l'autonomie" (CSA), une taxe existante, aux travailleurs non-salariés et aux retraités. L'objectif est d'augmenter les ressources financières dédiées à l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), qui aide les personnes âgées en perte d'autonomie, tout en compensant partiellement les départements pour leurs dépenses liées à cette allocation. L'Assemblée nationale a adopté des amendements pour clarifier l'application de certaines lois en Polynésie française, sans impact direct sur les citoyens locaux, et pour étendre la CSA. Cette mesure pourrait renforcer le financement de l'accompagnement des seniors sans alourdir directement les charges des ménages concernés. Le groupe UMP [droite] s'est montré très favorable au texte, votant à l'unanimité pour son adoption. Le groupe SOC [centre gauche] s'y est opposé massivement, avec 117 voix contre et aucune abstention. L'UC [centre] a également soutenu le texte, votant à l'unanimité pour. Le groupe CRC [gauche] a rejeté le texte, avec 22 voix contre. Le RDSE [centre] est divisé, avec un vote partagé entre pour et contre, et une abstention. Le groupe LREM [centre] s'est opposé au texte, avec 11 voix contre. Les non-inscrits (NI) [centre] ont majoritairement voté contre, avec une abstention. Enfin, le groupe RTLI [centre droit] a soutenu le texte à l'unanimité. Le groupe GEST [gauche] s'est opposé au texte avec une voix contre.
Résumé généré par IAMme Lana TETUANUI, Mme Françoise GATEL, M. Philippe BONNECARRÈRE, M. Vincent DELAHAYE, M. Olivier HENNO, M. Michel LAUGIER, Mme Olivia RICHARD, Mme Annick BILLON, M. Guislain CAMBIER
Cet amendement vise à abroger l’article L. 5621-2 du code général de la propriété des personnes publiques qui dispose que l’article L. 1127-1 du même code est applicable en Polynésie française en tant qu’il concerne les biens situés dans le domaine public maritime de l’État. Or, il n’existe pas de domaine public maritime de l’État en Polynésie française, réserve faite des éventuelles emprises frappées par la compétence liée à la défense nationale. Par ailleurs, cet article L. 1127-1 du CG3P précise que les biens culturels maritimes situés dans le domaine public maritime peuvent être acquis par l’État sous certaines conditions prévues par l’article L 532-2 du code du patrimoine qui a été étendu en Polynésie française. Au sens de l’article L. 532-1 du code du patrimoine, « Constituent des biens culturels maritimes les gisements, épaves, vestiges ou généralement tout bien présentant un intérêt préhistorique, archéologique ou historique qui sont situés dans le domaine public maritime ou au fond de la mer dans la zone contiguë ». Force est de constater que la notion de « gisement » couverte par l’article L. 532-1 du code du patrimoine soulève des difficultés d’interprétation, au regard notamment de l’article 47 de la loi organique statutaire selon lequel la Polynésie française « réglemente et exerce les droits de conservation et de gestion, le droit d’exploration et le droit d’exploitation des ressources naturelles biologiques et non biologiques, notamment les éléments des terres rares, des eaux intérieures en particulier les rades et les lagons, du sol, du sous- sol et des eaux sur-jacentes de la mer territoriale et de la zone économique exclusive [...] ». En effet, au sens géologique, un gisement désigne une disposition de couches de minéraux dans le sous- sol. De même, si le gisement est entendu au sens archéologique ou paléontologique, la Polynésie française est compétente « en matière de biens culturels qui sont situés dans le domaine public maritime du territoire » ainsi qu'a pu le préciser la section de l'intérieur du Conseil d'État dans un avis n° 363632 rendu le 21 septembre 1999. L'État n'est compétent, toujours selon ce même avis, « qu'à l'égard des biens culturels qui se trouvent dans la zone contiguë ».
Mme Agnès CANAYER, Mme Françoise GATEL, M. Teva ROHFRITSCH, Mme Lana TETUANUI