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Projet de loi relatif à la bioéthique

En clair

Ce projet de loi relatif à la bioéthique a été définitivement adopté par le Parlement après un parcours législatif marqué par des débats et des votes serrés. Le texte a été approuvé dans sa version finale par la commission mixte paritaire, réunissant députés et sénateurs, avant d'être promulgué et publié au Journal officiel. Plusieurs amendements, notamment ceux visant à modifier des articles spécifiques comme l'article 23 ou à ajouter de nouvelles dispositions, ont été rejetés lors des votes ordinaires. Le texte final intègre donc les mesures issues des compromis trouvés entre les deux chambres, sans inclure les modifications proposées par certains groupes ou députés. --- POSITIONS Le groupe Les Républicains (UMP) [droite] s'est montré très favorable au texte, avec 276 votes pour, 6 contre et 6 abstentions. Le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (SOC) [centre gauche] a, à l'inverse, voté massivement contre, avec 184 voix contre et aucune pour ou abstention. Le groupe Union Centriste (UC) [centre] a adopté une position très favorable, avec 48 votes pour, 4 contre et 6 abstentions. Le groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky (CRC) [gauche] a rejeté le texte à l'unanimité, avec 42 voix contre et aucune pour ou abstention. Le groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE) [centre] s'est également opposé au texte, avec 24 voix contre, 6 abstentions et aucun vote pour. Le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (LREM) [centre] a voté contre le texte, avec 16 voix contre et aucune pour ou abstention. Le groupe Les Indépendants - République et Territoires (RTLI) [centre] a soutenu le texte à l'unanimité, avec 4 votes pour et aucun contre ou abstention. Enfin, la Réunion administrative des Sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe (NI) [centre] a adopté une position plutôt favorable, avec 6 votes pour, 4 contre et 2 abstentions.

Résumé généré par IA
20
Scrutins
4
Adoptés
16
Rejetés
2
Amendements
4 adoptés16 rejetés
Loi promulguée

Loi n°2011-814

Publiée au Journal officiel le 7 juillet 2011

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Mme Annick JACQUEMET, M. Jean-François LONGEOT, M. Jean-Marie MIZZON, M. Olivier HENNO, Mme Jocelyne ANTOINE, M. Guislain CAMBIER, M. Michel CANÉVET, Mme Nadia SOLLOGOUB, M. Édouard COURTIAL, Mme Annick BILLON, M. Daniel FARGEOT, Mme Olivia RICHARD, Mme Évelyne PERROT, Mme Sonia de LA PROVÔTÉ, Mme Denise SAINT-PÉ, M. Alain DUFFOURG, M. Jean HINGRAY, Mme Anne-Sophie ROMAGNY

Cet amendement a pour objet d'exclure de la catégorie des troubles anormaux de voisinage les effets sonores causés par les enfants dans les services aux familles, les aires de jeux pour enfants et les installations similaires. Depuis la réforme dite "NORMA", l’espace extérieur est obligatoire dans toutes les nouvelles crèches situées dans un kilomètre carré accueillant moins de 10 000 habitants et fortement recommandé dans les autres établissements. Pour autant de nombreuses crèches sont victimes de conflits de voisinages, les habitants à proximité des crèches considérant que les enfants font trop de bruits. Concrètement, les crèches concernées peuvent faire face à : - des refus de mise à disposition de l’usage des espaces communs au droit du local de la crèche ; - des refus d’autorisation d’aménagements des espaces communs à usage privatif, aménagements pourtant exigés par la réglementation relative à la protection des enfants : enceinte d’une hauteur minimale de 150 cm, dispositif de sécurité contre la chute d’objets, aménagement et matériaux adaptés, remplacement des espèces plantées dangereuses ou toxiques, fixation au sol des jeux ou structures de psychomotricité, etc. ; - des restrictions d’usage des espaces communs par une copropriété, contraires aux intérêts des enfants : accès des enfants à l’extérieur quelques heures par jour, autorisation d’ouvrir les fenêtres quelques heures par jour, etc. La création du droit des enfants à faire du bruit remplit une mission de protection des libertés individuelles pour les plus jeunes mais favorise également une croissance épanouie. Cet amendement, élaboré avec la Fédération Française des Entreprises de Crèches, vise donc à établir un cadre juridique qui permettra à tous les enfants accueillis en crèche de disposer des mêmes droits dans leur espace extérieur : celui de jouer !

Déposé le 12 mars 2024SENAT-TXT-106047
2

M. François BONNEAU, Mme Corinne BOURCIER, M. Alain JOYANDET, Mme Nathalie DELATTRE, Mme Jocelyne GUIDEZ, M. Jean-Baptiste LEMOYNE, M. Franck MENONVILLE, M. Daniel CHASSEING, M. Olivier CIGOLOTTI

L’accès à un espace extérieur sécurisé est indispensable pour l’épanouissement des jeunes enfants comme le reconnaît le principe n° 6 de la Charte nationale pour l’accueil du jeune enfant : « 6. Le contact réel avec la nature est essentiel à mon développement »[1]. Depuis la réforme NORMA, l’espace extérieur est obligatoire dans toutes les nouvelles crèches situées dans un kilomètre carré accueillant moins de 10 000 habitants et fortement recommandé dans les autres établissements. Pour autant de nombreuses crèches sont victimes de conflits de voisinages, les habitants à proximité des crèches considérant que les enfants font trop de bruits. Concrètement, il est de plus en fréquent que les crèches soient victimes de : ‑ Refus de mise à disposition de l’usage des espaces communs au droit du local de la crèche ‑ Refus d’autorisation d’aménagements des espaces communs à usage privatif, aménagements pourtant exigés par la réglementation relative à la protection des enfants : enceinte d’une hauteur minimale de 150 cm, dispositif de sécurité contre la chute d’objets, aménagement et matériaux adaptés, remplacement des espèces plantées dangereuses ou toxiques, fixation au sol des jeux ou structures de psychomotricité… ‑ Restrictions d’usage des espaces communs et privatif par une copropriété, contraires aux intérêts des enfants : accès des enfants à l’extérieur que quelques heures par jour, autorisation d’ouvrir les fenêtres que quelques heures par jour… Cet amendement vise donc la création d’un « Droit des enfants à faire du bruit ». Au cours de l’été 2023, c’est la ville de Bruges en Gironde qui a été contrainte de déplacer une partie des jeux pour enfants du parc Ausone suite à des plaintes de riverains excédés par le bruit. Une telle disposition ne serait pas nouvelle au niveau européen. En effet, en Allemagne, le problème s’est posé dès 2010[2]. Si des crèches ont perdu des procès, d’autres les ont gagnés[3]. Désormais, l’article 22 (1a) du Bundes‑Immissionsschutzgesetz (BImSchG) précise que « les effets sonores causés par les enfants dans les garderies, les aires de jeux pour enfants et les installations similaires telles que les terrains de balle ne sont généralement pas nocifs pour l’environnement. » [4] Au niveau français, la dernière réglementation nationale est la loi n° 92‑1444 du 31 décembre 1992 relative à la lutte contre le bruit, par la suite abrogée en 2002 au moment de la mise en application de la directive 2002/49/CE sur l’évaluation et la gestion du bruit dans l’environnement. Les mesures de transposition de la directive ne sont aujourd’hui plus adaptées aux nouvelles habitudes et aux nouveaux besoins des citoyens. Le Parlement a voté en 2021 une loi pour « définir et protéger le patrimoine sensoriel des campagnes françaises »[5]. Par cette initiative, sont désormais protégés le chant du coq, le son des cloches, le bruit des tracteurs, les odeurs de lisier ou le chant des cigales. Comme le disait le Député Paul Molac au moment des débats sur la loi de 2021, « cette proposition de loi paraît nécessaire lorsque certains en viennent à vouloir régler ce qui est naturel »[6]. En 2024, le Parlement peut choisir de défendre le droit des enfants à s’exprimer afin de leur permettre de s’épanouir. Cette disposition permettra à chaque jeune citoyen français de se créer son propre patrimoine sensoriel afin de disposer des outils indispensables pour appréhender le monde de demain. La création du droit des enfants à faire du bruit remplit une mission de protection des libertés individuelles pour les plus jeunes mais favorise également une croissance épanouie. Cet amendement vise donc à établir un cadre juridique essentiel qui permettra à tous les enfants accueillis en crèche de disposer des mêmes droits dans leur espace extérieur : celui de jouer ! [1] Arrêté ministériel du 23 septembre 2021 portant création d’une charte nationale pour l’accueil du jeune enfant – Lien : https ://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2021/9/23/SSAA2128574A/jo/texte [2] Article du Figaro, septembre 2010 [3] Article de TZ, août 2022 [4] Site du Ministère de la Justice allemand [5] Loi n° 2021‑85 du 29 janvier 2021 visant à définir et protéger le patrimoine sensoriel des campagnes françaises [6] Rapport de la Commission des affaires culturelles du 22 janvier 2020

Déposé le 11 mars 2024SENAT-TXT-106047