SénatPromulguéProjet de loi constitutionnelle

Projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République

En clair

Ce projet de loi constitutionnelle porte sur la modernisation des institutions de la Ve République, avec des mesures comme la réduction du nombre de parlementaires ou l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives. Plusieurs amendements visant à renforcer le rôle du Parlement dans les décisions européennes ou à élargir le référendum d’initiative partagée (RIP) aux sujets européens ont été rejetés, confirmant que les règles actuelles restent en place. Une modification de l’article 9 de la Constitution a été adoptée pour imposer une consultation du Parlement avant la ratification de certains traités européens, mais sans impact direct sur le quotidien des citoyens. Une mesure temporaire de deux ans pour mobiliser l’épargne des Français en faveur de l’industrie de la défense a également été adoptée. En revanche, des propositions comme l’extension du droit de vote aux étrangers non-européens aux élections locales ou l’ajout de garde-fous contre les transferts de compétences à l’UE ont été rejetées, maintenant le statu quo. Le groupe UMP [droite] a massivement soutenu le texte, avec 294 voix pour et seulement 6 contre, montrant une adhésion forte à la réforme des institutions. Le groupe SOC [centre gauche] s’y est opposé à l’unanimité, avec 134 voix contre, reflétant une opposition claire à cette modernisation. Le groupe CRC [gauche] a également rejeté le texte à l’unanimité, avec 40 voix contre, confirmant une position très critique. Le groupe RDSE [centre] a montré une division, avec 6 voix pour, 11 contre et 11 abstentions, indiquant une hésitation ou des divergences internes. Le groupe NI [centre] a plutôt soutenu le texte, avec 9 voix pour et 5 contre, bien que son effectif soit limité. Le groupe LREM [centre] s’est opposé au texte avec 12 voix contre, sans aucun soutien, marquant une position cohérente avec son opposition générale. Le groupe UC [centre] a très majoritairement soutenu le texte, avec 6 voix pour et 50 abstentions, montrant une réserve mais pas une opposition frontale. Enfin, le groupe RTLI [centre droit] a voté en bloc pour le texte, avec 4 voix pour, sans aucune opposition.

Résumé généré par IA
28
Scrutins
7
Adoptés
21
Rejetés
19
Amendements
7 adoptés21 rejetés
Loi promulguée

Loi n°2008-724

Publiée au Journal officiel le 23 juillet 2008

15

M. Rachid TEMAL, M. Thierry COZIC, M. Patrick KANNER, M. Claude RAYNAL, Mme Florence BLATRIX CONTAT, Mme Isabelle BRIQUET, Mme Marie-Arlette CARLOTTI, Mme Hélène CONWAY-MOURET, M. Jérôme DARRAS, M. Vincent ÉBLÉ, Mme Frédérique ESPAGNAC, M. Rémi FÉRAUD, M. Éric JEANSANNETAS, M. Victorin LUREL, Mme Gisèle JOURDA, M. Patrice JOLY, M. Didier MARIE, M. Mickaël VALLET, M. Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE

Le présent amendement a pour objet de mettre en cohérence l'intitulé de la proposition de loi avec le choix de la commission qui préfère, à juste titre, la désignation de financement des entreprises de la base industrielle et technologique de défense française à celle d'entreprises de l'industrie de défense française.

Déposé le 5 mars 2024SENAT-TXT-106036
12

M. Pierre Jean ROCHETTE, M. Jean-François LONGEOT, Mme Laure DARCOS, M. Pierre-Jean VERZELEN, M. Alain MARC, Mme Nathalie DELATTRE, M. Jean-Luc BRAULT, M. Daniel CHASSEING, M. Dany WATTEBLED, M. Vincent LOUAULT, M. Raphaël DAUBET, M. Cédric CHEVALIER

L’article 2 prévoit un rapport d’évaluation du dispositif de fléchage d’une partie des ressources collectées au titre du livret A, prévu à l’article 1er. Or, à aucun moment il n’est fait mention des établissement distribuant le livret A et de leur rôle. Ces établissements représentent pourtant un maillon essentiel de la bonne conduite et de la réussite de ce dispositif, dont la mise en place est unanimement saluée par les entreprises de l’industrie de défense française. Alors que le secteur de l’industrie de défense français alerte sur ses difficultés à se financer, cet amendement vise à sensibiliser les établissements bancaires en prévoyant qu’à titre indicatif le rapport tienne compte de leur implication dans la bonne conduite de ce dispositif.

Déposé le 5 mars 2024SENAT-TXT-106036
19

M. Dominique de LEGGE

Amendement de précision rédactionnelle.

Déposé le 5 mars 2024SENAT-TXT-106036
5

Mme Vanina PAOLI-GAGIN, Mme Corinne BOURCIER, M. Jean-Luc BRAULT, M. Daniel CHASSEING, Mme Laure DARCOS, M. Vincent LOUAULT, M. Alain MARC, M. Pierre Jean ROCHETTE, M. Jean Pierre VOGEL, M. Pierre-Jean VERZELEN, M. Dany WATTEBLED

Le financement des entreprises de l’industrie de défense française est un facteur clé de la souveraineté nationale. La compétitivité de cette industrie repose, comme pour le reste de l’économie, sur notre capacité collective à soutenir l’innovation dans ce secteur. De nombreux dispositifs de soutien à l’innovation existent déjà, qu’il s’agisse de l’action de Bpifrance et de France 2030 ou des dispositifs d’incitation fiscale, notamment avec le crédit d’impôt recherche (CIR). Cependant, comme le démontre le rapport d’information Transformer l'essai de l'innovation : un impératif pour réindustrialiser la France, rendu public en juin 2022, mieux vaut soutenir les entreprises innovantes en leur fournissant du chiffre d’affaires plutôt qu’en leur octroyant des subventions, dans un double souci d’efficience et d’efficacité. Financer les entreprises innovantes, ce n’est pas seulement garantir leur accès à de la dette ou à des fonds propres, c’est aussi et surtout leur permettre de développer leur outil industriel et leur capacité de production. C’est particulièrement vrai pour ce qui concerne les entreprises de la base industrielle et technologique de défense, qu'elles relèvent exclusivement de ce secteur ou qu'elles exercent une activité duale. Bien sûr, le secteur de l’armement repose déjà essentiellement sur la commande publique. Mais à l’ère des conflits hybrides, la base industrielle et technologique de défense ne repose pas que sur le secteur de l’armement. Pour lutter contre les menaces informationnelles, pour se protéger contre les cyber-attaques, pour bâtir des stratégies d’influence, pour sécuriser l’approvisionnement énergétique, des entreprises issues d’autres secteurs d’activité peuvent aussi contribuer utilement au renforcement de la souveraineté nationale. C’est pourquoi cet amendement vise à expliciter que la commande publique, de même qu’elle « participe à l'atteinte des objectifs de développement durable, dans leurs dimensions économique, sociale et environnementale » (article L. 3-1) depuis la loi « résilience climat », contribue également au renforcement de la souveraineté nationale, notamment en développant la base industrielle et technologique de défense.

Déposé le 5 mars 2024SENAT-TXT-106036
4

Mme Vanina PAOLI-GAGIN, Mme Corinne BOURCIER, M. Jean-Luc BRAULT, M. Daniel CHASSEING, Mme Laure DARCOS, M. Vincent LOUAULT, M. Alain MARC, M. Pierre Jean ROCHETTE, M. Pierre-Jean VERZELEN, M. Jean Pierre VOGEL, M. Dany WATTEBLED

La nouvelle rédaction de l’article 1er prévoit que la fraction de la part des encours destinés au financement des entreprises est déterminée par le ministre chargé de l’économie. S’il paraît évident que Bercy détermine cette part, notamment dans la mesure où tout ce qui n’est pas affecté au financement de la BITD est affecté au reste de l’économie, il semble également opportun que le ministère des armées puisse également faire remonter les besoins spécifiques de ce secteur d’activité, notamment au regard de la loi de programmation militaire. C’est pourquoi cet amendement vise à prévoir que la détermination de la fraction affectée aux entreprises de la BITD soit déterminée non par un arrêté du seul ministre chargé de l’économie, mais bien par un arrêté conjoint du ministre chargé de l’économie et du ministre chargé des armées.

Déposé le 5 mars 2024SENAT-TXT-106036
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Mme Gisèle JOURDA, M. Rachid TEMAL, Mme Marie-Arlette CARLOTTI, Mme Hélène CONWAY-MOURET, M. Jérôme DARRAS, M. Patrice JOLY, M. Didier MARIE, M. Mickaël VALLET, M. Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE

Pour faire face à l’augmentation élevée des prix de l’énergie en conséquence de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les articles 13 à 15 du règlement pris par le Conseil de l’Union européenne le 30 septembre 2022 prévoyaient la création d’une contribution temporaire de solidarité, applicable aux entreprises des secteurs du pétrole, du charbon, du raffinage et du gaz. Cette contribution exceptionnelle sur les superprofits des entreprises ayant profité des conséquences de la guerre en Ukraine (et surtout de l’augmentation des prix de l’énergie) avait un caractère temporaire. Les auteurs de cet amendement souhaitent donc la réintroduire, considérant qu’une contribution sur les profits de guerre se justifie toujours pleinement. Une telle mesure permet non seulement de lutter contre l'enrichissement excessif de certaines entreprises, appelées communément « profiteurs de guerre », mais également de les faire participer à la remontée en puissance de nos outils de défense pour faire face à une guerre de haute intensité, assurer la crédibilité de nos forces de dissuasion et participer à la diffusion d’une culture de la défense. L’intérêt de cette contribution des entreprises c’est également qu’elle permettrait de financer notre industrie de défense sans sacrifier nos dépenses sociales, mettant ainsi une limite à l’utilisation abusive de la formule « économie de guerre » qui sème, sinon la panique, au moins le trouble sur la possible militarisation de notre économie. La mobilisation citoyenne est primordiale, avec notamment la possibilité de participer au financement de l’industrie par des apports volontaires, réglementés et sécurisés. C’est l’objet de cette proposition de loi. Cet amendement vient rappeler que la contribution sur les bénéfices de guerre est indispensable : au-delà de la manne financière qui permettrait de faire de notre souveraineté industrielle et technologique une véritable priorité, de penser l’industrie comme un pilier essentiel pour le développement de nos territoires et pour l’autonomie stratégique de notre pays, il s’agit de s’interroger sur la légitimité et sur les modalités de l’intervention de l’Etat dans la régulation et la répartition des superprofits de guerre.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
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Mme Gisèle JOURDA, M. Rachid TEMAL, Mme Marie-Arlette CARLOTTI, Mme Hélène CONWAY-MOURET, M. Jérôme DARRAS, M. Patrice JOLY, M. Didier MARIE, M. Mickaël VALLET, M. Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE

Le système de taxonomie de l’Union européenne classe les activités comme étant « durables » ou « non durables », avec une conséquence très lourde pour les entreprises du BITD : les banques font en effet preuve d’une grande frilosité lorsqu’il s’agit de leur accorder des prêts. C’est un pan entier de notre industrie qui estime ainsi être discriminé lorsqu’il s’agit d’accéder aux fonds privés et publics, car les entreprises ne répondraient pas au respect des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’industrie française de défense, et plus largement l’industrie européenne de défense soutiennent que les entreprises de la BITD devraient être explicitement incluses dans la catégorie des activités durables afin de préserver les voies de financement. Soutenues par les ministres de la Défense de l’UE, elles demandent depuis longtemps plus d’indulgence quant à la mise en œuvre des critères ESG. Les auteurs de cet amendement estiment que la base industrielle et technologique de défense européenne joue un rôle indispensable dans la sûreté et la sécurité globales de l’Europe. A ce titre il convient de faciliter l’accès aux prêts aux entreprises, et bien sûr aux entreprises françaises, dans le but d’éliminer les obstacles à l’augmentation des investissements dans les capacités de production. Plus qu’un rapport, c’est à une véritable réflexion sur la stratégie industrielle de défense européenne que cet amendement appelle.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
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Mme Gisèle JOURDA, M. Rachid TEMAL, Mme Marie-Arlette CARLOTTI, Mme Hélène CONWAY-MOURET, M. Jérôme DARRAS, M. Patrice JOLY, M. Didier MARIE, M. Mickaël VALLET, M. Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
14

M. Rachid TEMAL, M. Thierry COZIC, M. Patrick KANNER, M. Claude RAYNAL, Mme Florence BLATRIX CONTAT, Mme Isabelle BRIQUET, Mme Marie-Arlette CARLOTTI, Mme Hélène CONWAY-MOURET, M. Jérôme DARRAS, M. Vincent ÉBLÉ, Mme Frédérique ESPAGNAC, M. Rémi FÉRAUD, M. Éric JEANSANNETAS, M. Victorin LUREL, Mme Gisèle JOURDA, M. Patrice JOLY, M. Didier MARIE, M. Mickaël VALLET, M. Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE

Les auteurs de l’amendement soutiennent la nouvelle rédaction de l’article 2 relatif au rapport d’évaluation du Gouvernement adoptée par la commission des finances sur proposition de son rapporteur dès lors qu’elle prévoit de compléter le contenu de ce rapport pour traiter de l'ensemble des problématiques rencontrées par les entreprises de la BITD (fonds propres, accompagnement à l'international, règlementation relative aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, modalités d'intervention de la Banque européenne d'investissement) et qu’elle avance la date de sa remise au 31 décembre 2025. Toutefois, par coordination avec leur amendement présenté à l’article 1er, les auteurs du présent amendement proposent de supprimer la référence à l’évaluation de la mise en œuvre d’un produit d'épargne dédié au financement de l'industrie de défense française dans le rapport d’évaluation précité.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
13

M. Rachid TEMAL, M. Thierry COZIC, M. Patrick KANNER, M. Claude RAYNAL, Mme Florence BLATRIX CONTAT, Mme Isabelle BRIQUET, Mme Marie-Arlette CARLOTTI, Mme Hélène CONWAY-MOURET, M. Jérôme DARRAS, M. Vincent ÉBLÉ, Mme Frédérique ESPAGNAC, M. Rémi FÉRAUD, M. Éric JEANSANNETAS, M. Victorin LUREL, Mme Gisèle JOURDA, M. Patrice JOLY, M. Didier MARIE, M. Mickaël VALLET, M. Jean-Marc VAYSSOUZE-FAURE

À l'initiative de son rapporteur, la commission des finances a amélioré la rédaction de l’article 1er afin de prévoir qu'un sous-objectif soit fixé au sein de l'objectif de financement des PME pour contribuer au financement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) sans remettre en cause les cibles allouées au financement des projets contribuant à la transition énergétique ou à la réduction de l'empreinte climatique ainsi qu'au financement des entreprises de l'économie sociale et solidaire. Cependant, le rapporteur a convenu que cette solution répond partiellement aux difficultés de financement rencontrées par les entreprises de l'industrie de défense française qui sont moins celui de l'accès au crédit que celui du renforcement des fonds propres. Par conséquent, elle présente en elle-même des limites et constitue une solution d’attente à ce stade. Par ailleurs, en dépit des efforts du rapporteur qui a répété que l’article 1er ne remet nullement en cause les encours centralisés auprès de la Caisse des dépôts, au profit du financement du logement social, force est de constater que cette mesure continue de susciter des incompréhensions, des réserves, voire des objections de principe. En définitive, elle conduit à détourner le signal fort que nous souhaitons lancer de la nécessité de soutenir le financement de l’industrie de défense française non seulement en direction des acteurs économiques et financiers mais aussi de la population. C’est la raison pour laquelle, nous vous proposons de reprendre le dispositif présenté par nos collègues rapporteurs de la LPM pour 2024-2030 et adopté par le Sénat le 29 juin 2023 visant à créer un livret a hoc d’épargne de souveraineté. Cette option présente le mérite de pouvoir apporter une réponse aux besoins en fonds propres des entreprises de l'industrie de défense française. En outre, la création d’un produit dédié a pour avantage d'être identifié par les épargnants, qui choisissent très explicitement de soutenir les entreprises de la défense. Elle représente clairement un enjeu de souveraineté, dans un contexte d'économie de défense. Ainsi, en plus de son caractère emblématique qui permet de renforcer le lien entre les armées et la nation et d’intéresser les Françaises et les Français à leur propre défense, le livret de souveraineté facilitera l’accès au financement de l’industrie de défense, en particulier dans le domaine de l’armement terrestre. Les auteurs de l’amendement ont conscience que la création d’un produit d'épargne dédié doit franchir plusieurs obstacles, de nature à le rendre opérationnel rapidement. Aussi, nous comptons sur l’action concertée du ministère des armées et du ministère de l’économie et des finances pour mettre en place cet outil financier dans les six mois prévus avant l'entrée en vigueur du dispositif, en assurer la distribution ainsi que la promotion par les établissements bancaires avec les précautions qui s’imposent : éviter tout effet d’éviction et préserver une certaine confidentialité des opérations de financement pour ne pas attirer l’attention sur certaines activités opérationnelles à venir.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
11

M. Pascal SAVOLDELLI, M. Éric BOCQUET, Mme Michelle GRÉAUME

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
10

M. Pascal SAVOLDELLI, M. Éric BOCQUET, Mme Michelle GRÉAUME

Les membres du groupe CRCE-K sont particulièrement réticents à mettre l’épargne populaire au service d’entreprises intervenant dans le secteur de la défense qui seraient étrangères et qui n’auraient pas de relations commerciales substantielles avec la France ou l’un des États-membres de l’Union européenne.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
9

M. Pascal SAVOLDELLI, M. Éric BOCQUET, Mme Michelle GRÉAUME

Les membres du groupe CRCE-K entendent par cet amendement de repli prévoir que c’est au Gouvernement, en l’espèce au ministre de l’Économie, et non seulement aux banques privées, de recenser les entreprises éligibles aux fonds de l’épargne règlementée non-centralisée.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
8

M. Pascal SAVOLDELLI, M. Éric BOCQUET, Mme Michelle GRÉAUME

Les membres du groupe CRCE-K estiment que s’il convient d’être vigilant à un accès des entreprises de la défense au financement public, ce qui est un angle mort de la présente proposition de loi, les conditions de développement de ces entreprises ne peuvent être dépendantes de leur résultat à l’exportation. Si une part trop importante de leur chiffre d’affaires que nous fixons au-delà de 30% était réalisée avec des entités étrangères, ces entreprises ne répondraient plus aux besoins de défense de notre nation, mais en feraient un marché mondialisé comme les autres inscrits dans la compétition économique.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
7

M. Pascal SAVOLDELLI, M. Éric BOCQUET, Mme Michelle GRÉAUME

Les membres du groupe CRCE-K estiment par cet amendement de repli, que s’il y a des problèmes de financement spécifique par le secteur bancaire des entreprises de la base industrielle et technologique de défense (BITD), ceux-ci n’ont pas été démontrés ni par les auteurs de la proposition de loi, ni par la commission des finances. Pour cette raison, ils souhaitent retreindre le champ du financement des BITD aux seules entreprises du secteur s’étant vu refuser leurs demandes de crédits et l’ayant fait attester par le médiateur du national du crédit.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
6

M. Pascal SAVOLDELLI, M. Éric BOCQUET, Mme Michelle GRÉAUME

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106036
3

M. Thomas DOSSUS, M. Grégory BLANC, Mme Ghislaine SENÉE, M. Guy BENARROCHE, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, M. Daniel SALMON, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

Cet amendement de repli vise à limiter dans le temps l'objectif de cet article. En effet, les auteurs de cette proposition de loi justifient la nécessité de mobiliser l'épargne des Françaises et des Français pour l’industrie de la défense - alors même que la France est numéro deux mondial des ventes d'armes - par la guerre en Ukraine causée par l'invasion russe. Une clause de revoyure nous parait donc essentielle.

Déposé le 1 mars 2024SENAT-TXT-106036
2

M. Thomas DOSSUS, M. Grégory BLANC, Mme Ghislaine SENÉE, M. Guy BENARROCHE, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, M. Daniel SALMON, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

Le Livret Développement Durable et Solidaire vise, dans son intitulé même, à financer l’économie sociale et solidaire ou encore les rénovations énergétiques, et en aucun cas l’économie de guerre. Les 4,5 millions de titulaires de ce livret d'épargne seraient donc trompés par ce produit d’épargne, détourné de ses objectifs originels. C’est pourquoi dans un objectif de clarification pour les épargnants et les entreprises de l’industrie de défense française, cet amendement de repli souhaite renommer le “Livret de développement durable et solidaire” en “Livret durable et militaire”.

Déposé le 1 mars 2024SENAT-TXT-106036
1

M. Thomas DOSSUS, M. Grégory BLANC, Mme Ghislaine SENÉE, M. Guy BENARROCHE, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, M. Daniel SALMON, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

Le groupe Ecologiste, Solidarité et Territoires est opposé au fléchage du livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS) vers le financement d'une économie de guerre. En effet, les Françaises et les Français sont très attaché-e-s à la philosophie de ces livrets d'épargne qui financent notamment la construction. Cette proposition est d’autant plus inopportune que nous vivons actuellement une crise inédite du logement social : l’accession à la propriété est devenue quasi impossible pour une grande partie des Français. Le financement de notre industrie de la défense ne peut pas se faire au détriment de notre solidarité nationale, alors que les besoins sociaux sont de plus en plus criants et que la précarité sociale atteint actuellement des tristes records.

Déposé le 1 mars 2024SENAT-TXT-106036