Assemblée nationalePromulguéProjet de loi ordinaire

Projet de loi d'urgence pour Mayotte

Commissions saisies

En clair

Ce projet de loi d'urgence pour Mayotte, adopté définitivement le 24 février 2025, vise à répondre aux conséquences du cyclone Chido qui a frappé l'île en décembre 2024. Il prolonge automatiquement les droits sociaux des Mahorais jusqu'à fin 2025, facilite l'accès aux aides au logement et suspend temporairement les récupérations de trop-perçus en cas de fraude avérée. Le texte impose aussi au gouvernement de publier des rapports sur les inégalités sociales entre Mayotte et l'Hexagone, ainsi que sur les aides à la reconstruction. Il encadre strictement les pouvoirs exceptionnels d'expropriation pour les limiter aux besoins liés à la reconstruction post-cyclone. Enfin, il prévoit des mesures pour soutenir l'économie locale, comme la réservation de marchés publics aux entreprises mahoraises. --- POSITIONS Le Rassemblement National [extrême droite] a voté systématiquement pour l'ensemble du texte et tous les articles clés, montrant un soutien total aux mesures d'urgence pour Mayotte. Ensemble pour la République [centre] a également voté pour l'ensemble du texte et tous les articles, sans réserve. La France insoumise - Nouveau Front Populaire [gauche] s'est abstenue sur l'ensemble du texte, tout en votant contre l'article 9 (sur les aides sociales) et pour l'article 13 bis (sur les marchés publics). Les Socialistes et apparentés [centre gauche] ont voté pour l'ensemble du texte mais contre l'article 16 (sur les prestations sociales), révélant une divergence interne. Les Écologistes et Social [gauche] se sont abstenus sur l'ensemble du texte, tout en votant pour l'article 16 et contre l'article 9. La Droite Républicaine [droite] a voté pour l'ensemble du texte et tous les articles sans exception. Les autres groupes (Horizons & Indépendants [centre droit], Les Démocrates [centre], Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires [centre], Gauche Démocrate et Républicaine [extrême gauche], Union des droites pour la République [droite], Non inscrits [centre]) ont tous voté pour l'ensemble du texte et les articles clés, sans réserve.

Résumé généré par IA
55
Scrutins
41
Adoptés
14
Rejetés
635
Amendements
41 adoptés14 rejetés
Loi promulguéeLoi n°2025-176

d'urgence pour Mayotte

Publiée au Journal officiel le 24 février 2025

n°1• ART. 2, alinéa 7

Mme Youssouffa

Amendement de coordination.

Déposé le 12 févr. 2025•PRJLANR5L17BTC0920
n°336• APRÈS ART. 27

Sous-amendement à l'amendement n°103 de M. Gosselin

M. Renault

Déposé le 21 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°335• ART. 17 BIS, après l'alinéa 1

Sous-amendement à l'amendement n°230 de Mme Voynet

Mme Youssouffa

Rédactionnel. Exclut directement à l'alinéa 1 les entreprises qui ne réalisent pas au moins la moitié de leur chiffre d'affaires à Mayotte, sans créer exprès un alinéa 2. Cette rédaction est plus légère, plus compréhensible et plus exacte (l'amendement initial parlait de "majorité de chiffre d'affaires" ce qui est impropre).

Déposé le 21 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°334• ART. 10, alinéa 5

M. Mathiasin, M. Bataille, M. Castellani, M. Castiglione, M. Colombani, M. de Courson, Mme de Pélichy, Mme Froger, M. Lenormand, M. Mazaury, M. Molac, M. Naegelen, M. Panifous, Mme Sanquer, M. Serva, M. Taupiac et Mme Youssouffa

Cet amendement précise que le Gouvernement a la possibilité de prendre plusieurs ordonnances sur le fondement de l'article d'habilitation. Il aura ainsi la possibilité de prendre une première ordonnance rapidement pour traiter les sujets urgents et juridiquement faciles, et une ordonnance plus tardive pour les sujets les plus complexes. Ainsi, la durée particulièrement longue de l'habilitation (6 mois) n'empêchera pas le Gouvernement d'agir rapidement, par étapes.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°333• ART. 10, alinéa 3

M. Mathiasin, M. Bataille, M. Castellani, M. Castiglione, M. Colombani, M. de Courson, Mme de Pélichy, Mme Froger, M. Lenormand, M. Mazaury, M. Molac, M. Naegelen, M. Panifous, Mme Sanquer, M. Serva, M. Taupiac et Mme Youssouffa

Cet amendement encadre doublement le champ de l'habilitation : - en limitant l'adaptation du droit de l'expropriation aux cas où l'identification des propriétaires est excessivement difficile. C'est en effet dans l'étude d'impact le seul argument qui justifie des mesures exorbitantes. Mais l'adverbe "notamment", dans le texte, laisse penser que des mesures seraient aussi possibles dans d'autres cas qui ne sont pas précisés et ouvre la voie à une délégation trop large du pouvoir législatif. - en limitant les expropriations prises sur le fondement de l'ordonnance aux seuls cas où l'Etat ne peut pas atteindre les mêmes objectifs avec les terrains dont il est déjà propriétaire. Ceci pour que l'ordonnance ne serve pas de prétexte à des expropriations massives qui ne seraient pas vraiment nécessaires à la reconstruction de l'île.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°332• ART. 10, alinéa 1

M. Mathiasin, M. Bataille, M. Castellani, M. Castiglione, M. Colombani, M. de Courson, Mme de Pélichy, Mme Froger, M. Lenormand, M. Mazaury, M. Molac, M. Naegelen, M. Panifous, Mme Sanquer, M. Serva, M. Taupiac et Mme Youssouffa

Cet aliment améliore la rédaction de l’article et encadre, sur le fond, le champ de l’habilitation. En l'état, la phrase est incomplète. Elle dit que le Gouvernement peut prendre toute mesure visant à "faciliter la réalisation, dans les meilleurs délais, des ouvrages publics, des opérations d’aménagement, d’équipement, de démolition, de construction et de relogement", sans qu'il ne soit précisé de quels ouvrages publics ou de quelles opérations parle-t-on. Cet amendement vise donc les opérations nécessaires à la reconstruction de l'archipel, afin d'éviter que l'ordonnance couvre potentiellement tous les ouvrages publics, toutes les opérations d'aménagement, même si elles n'ont aucun lien avec le cyclone. Dans sa rédaction actuelle l'habilitation donne au Gouvernement des pouvoirs démesurés pour faire n'importe quel type de travaux. L'amendement remplace la longue énumération par une référence aux travaux définis à l'article 5 du projet de loi. La rédaction issue de l'amendement améliore la cohérence du texte en alignant le champ de l'habilitation sur celui des autres dispositions relatives à la reconstruction de l'archipel.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°331• ART. 4, alinéa 1

Sous-amendement à l'amendement n°176 (Rect) du Gouvernement

M. Renault

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°330• APRÈS ART. 10

Sous-amendement à l'amendement n°299 de Mme Florence Goulet

Mme Youssouffa

L'amendement est très pertinent, mais le b) du 1° semble inutile voire contreproductif. Il supprime la disposition suivante de la loi modifiée par l'amendement : "A défaut de pouvoir identifier les propriétaires, notamment en l'absence de mention au fichier immobilier ou au livre foncier, la notification les concernant est valablement effectuée par affichage à la mairie de la commune et sur la façade des locaux et installations concernés." Il est nécessaire, au contraire, que l'affichage public vaille notification, car cela permet de procéder à des expulsions même quand le propriétaire est inconnu.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°329• ART. PREMIER, alinéa 4

Sous-amendement à l'amendement n°203 de M. Gumbs

Mme Maud Petit

Ce sous-amendement vise soutenir le monde agricole et s’assurer que la reconstruction de Mayotte s’appuiera sur l’ensemble des acteurs économiques y compris agricoles. En effet, l’expertise du secteur agricole est essentielle dans l’œuvre de reconstruction de l’archipel.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°328• ART. 10, alinéa 1

Sous-amendement à l'amendement n°237 de Mme Voynet

Mme Youssouffa

Rédactionnel. Il est préférable de faire référence, dans une loi, à un texte législatif plutôt qu'à un texte réglementaire.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°327• ART. 3, alinéa 2

Sous-amendement à l'amendement n°155 de Mme Lebec

Mme Sylvie Bonnet

Sous-amendement de précision. Un logement décent doit satisfaire à un ensemble de critères relatifs à la santé et au confort des locataires, mais aussi garantir la sécurité des biens et des personnes.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°326• ART. 8, alinéa 1

Sous-amendement à l'amendement n°29 de Mme Hignet

Mme Sylvie Bonnet

Compte tenu de l'urgence, ce sous-amendement propose de limiter l'allongement de l'enquête publique à 7 jours francs au maximum.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°325• APRÈS ART. 6 BIS

Sous-amendement à l'amendement n°278 de M. Naillet

le Gouvernement

Le présent sous-amendement vise à compléter et à sécuriser le dispositif proposé par l’amendement 278. L’amendement 278 a pour objectif d’accélérer la reconstruction du réseau d’électricité de Mayotte. Pour ce faire, il prévoit de déroger aux dispositions de l’article L. 323-3 du code de l’énergie. Ces dispositions organisent les conditions préalables à la déclaration de l’utilité publique des ouvrages de transport et de distribution d’électricité (étude d’impact, enquête publique, consultation du public). Elles prévoient aussi que les propriétaires ont le droit de bénéficier de la procédure d’expropriation, si ces travaux nécessitent de les déposséder de leur bien. Le Gouvernement partage pleinement l’objectif de célérité pour la reconstruction des infrastructures qui alimentaient nos concitoyens mahorais en électricité. Il souhaite cependant y apporter un correctif qui est nécessaire à la garantie des droits des propriétaires privés. Il est évident que l’utilité publique de la reconstruction du réseau préexistant peut être tenue pour certaine, sans nouvelle procédure préalable de déclaration d’utilité publique. Cela est vrai même lorsque des adaptations des ouvrages sont justifiées par un objectif d’intérêt général, comme l’ont pertinemment envisagé les auteurs de l’amendement. Cependant, il apparaît nécessaire de réserver le cas dans lequel ces adaptations vont affecter une parcelle qui n’était auparavant pas concernée par les infrastructures, et qu’au-delà d’une simple servitude administrative, une expropriation s’impose. A défaut d’une telle précision, les propriétaires concernés pourraient se trouver privés de toute indemnité d’expropriation. Cette précision apparaît donc nécessaire pour que le dispositif proposé respecte le droit de propriété, qui est constitutionnellement protégé par l’article 17 de la Déclaration de 1789. Par ailleurs, la mention « nonobstant toute disposition législative contraire » est source de confusion puisque très large, tandis que la mesure proposée ne vise qu’à déroger, comme le précise déjà la rédaction, à l’article L. 323‑3 du code de l’énergie qui oblige à recourir à une DUP pour permettre la traversée d'installations électriques sur les propriétés privées. Pour clarifier le champ de la dérogation proposée, il convient de supprimer la mention « nonobstant toute disposition législative contraire » qui n’est pas utile en l’espèce.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°324• ART. 10, alinéa 3

Sous-amendement à l'amendement n°244 de Mme Voynet

Mme Youssouffa, rapporteure au nom de la commission des affaires économiques

Précise que les terrains utilisés en priorité doivent bien être ceux de l'Etat, pas ceux de l'Etat ou du département.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°323 (Rect)• ART. 18, alinéa 1

Sous-amendement à l'amendement n°174 du Gouvernement

Mme Youssouffa

Ce sous-amendement accepte l'essentiel des modifications de l'amendement, mais maintient à l'article 18 la possibilité offerte au Gouvernement de prolonger d'un an de plus, par décret, la durée de la suspension. Cette faculté de prolonger n'est qu'une faculté : si le Gouvernement ne souhaite pas prolonger, il ne prendra pas de décret. Mais il semble important que cette possibilité soit prévue dans le texte pour davantage de souplesse - au cas où - et éviter une nouvelle loi dans un an.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°322• ART. 10

Mme Youssouffa, rapporteure au nom de la commission des affaires économiques

L'article d'habilitation est rédigé de façon trop large et sans lien avec le cyclone qui a frappé Mayotte. En effet, il permet au Gouvernement de prendre des mesures exorbitantes et attentatoires au droit de propriété, pour réaliser tous types de travaux, ouvrages publics, constructions, démolitions, etc., sans qu'à aucun moment il ne soit précisé que ces travaux font suite aux destructions du 14 décembre 2024. Le lien avec le cyclone ne saurait être implicite, puisque l'article 10 constitue un chapitre autonome et donc juridiquement indépendant des dispositions du chapitre III qui portent spécifiquement sur "les bâtiments détruits à Mayotte en raison du cyclone". En l'état, le texte permet donc au Gouvernement d'exproprier de manière arbitraire pour réaliser des projets qui n'ont rien à voir avec l'urgence du cyclone et qui seraient autrement considérés comme illégaux.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°321• APRÈS ART. 6

Sous-amendement à l'amendement n°82 de Mme Duby-Muller

le Gouvernement

Le présent sous-amendement vise à améliorer le dispositif dérogatoire proposé. Une modification rédactionnelle permettra de mieux identifier la disposition à laquelle il est dérogé. Par ailleurs en visant les copropriétaires, l’amendement pourrait générer une difficulté puisque l’article L.48 du code des postes et des communications électroniques vise en cas de copropriété le syndicat des copropriétaires représenté par le syndic. De la même manière ce texte vise la servitude sur une propriété privée alors que l’amendement vise les terrains privés du département de Mayotte. Conformément à l’article L.48 précité la servitude en cause peut grever les bâtiments, comme les sols les sous-sols des propriétés non-bâtis ou le dessus. Afin d’éviter toute ambiguïté, il convient de reprendre les termes de l’article L.48 du code précité. Enfin, la dérogation à l’article R.80-58 du code des postes et des communications électroniques constitue une mesure purement réglementaire de sorte que cette modification n’est pas du ressort du Parlement.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°320• ART. 2, après l'alinéa 6

Sous-amendement à l'amendement n°239 de Mme Trouvé

le Gouvernement

Le Gouvernement partage l'intention de cet amendement, qui est de permettre aux collectivités mahoraises de restaurer dans les meilleures conditions, et au besoin avec l'appui technique de l'Etat, leur situation financière exposée aux dépenses imprévues liées au passage dévastateur du cyclone Chido. Pour autant, l'analyse de leur endettement doit être globale à cet égard et ne pas se limiter aux dettes contractées afin de réaliser des investissements dans le secteur de l'immobilier scolaire. Le présent sous-amendement permet d'atteindre cet objectif en étendant la capacité de renégociation à l'ensemble des échéances de la collectivité.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°319• ART. 10, alinéa 5

Mme Youssouffa, rapporteure au nom de la commission des affaires économiques

Cet amendement précise que le Gouvernement a la possibilité de prendre plusieurs ordonnances sur le fondement de l'article d'habilitation. Il aura ainsi la possibilité de prendre une première ordonnance rapidement pour traiter les sujets urgents et juridiquement faciles, et une ordonnance plus tardive pour les sujets les plus complexes. Ainsi, la durée particulièrement longue de l'habilitation (6 mois) n'empêchera pas le Gouvernement d'agir rapidement, par étapes.

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775
n°318• ART. 5, après l'alinéa 1

Sous-amendement à l'amendement n°213 de Mme Voynet

Mme Youssouffa

Ce sous-amendement précise que certaines reconstructions ne pourront être reliées au réseau d'eau potable et au réseau d'assainissement des bâtiments pour des raisons techniques

Déposé le 20 janv. 2025•PRJLANR5L17BTC0775

Tous les amendements ont été chargés