Refonder l'espace Schengen avec une double frontière nationale et européenne
Résumé
Ce texte proposait de modifier le fonctionnement de l'espace Schengen, qui permet la libre circulation entre 26 pays européens, en instaurant une double frontière : des contrôles renforcés aux frontières nationales françaises et une frontière européenne commune. La proposition a été rejetée par l'Assemblée nationale le 8 octobre 2026, ce qui signifie que le système actuel de libre circulation est maintenu sans changement. Aucune autre étape législative n'a été engagée après ce rejet, le dossier étant clos.
Enjeux
Ce sujet oppose deux visions de la sécurité aux frontières. D'un côté, les groupes de droite et d'extrême droite (RN, UDDPLR, DR) ont soutenu le texte, avec des votes massivement favorables ou partagés. Le RN a voté à l'unanimité pour, tandis que la Droite Républicaine a enregistré une abstention et un vote contre au sein de ses rangs. De l'autre, tous les groupes de gauche, du centre et du centre droit (LFI-NFP, EPR, SOC, ECOS, DEM, GDR, LIOT, HOR) ont rejeté la proposition, souvent à l'unanimité, refusant toute remise en cause de la libre circulation. Les enjeux pour les citoyens portent sur l'équilibre entre sécurité et liberté de mouvement. Les partisans du texte estimaient que des contrôles renforcés aux frontières permettraient de mieux lutter contre l'immigration irrégulière et la criminalité transfrontalière. Ses opposants craignaient que ces mesures ne fragilisent l'espace Schengen, déjà fragilisé par des réintroductions temporaires de contrôles, et n'alourdissent les procédures pour les voyageurs et les travailleurs frontaliers.
Les textes, études d'impact et rapports déposés au Parlement.
Documents officiels(2)
Les textes, études d'impact et rapports déposés au Parlement.
Dans les médias
Articles de presse sur le sujet.