Adopté

Lutte contre les déserts médicaux : un nouveau système pour mieux répartir les médecins

Déposé le 12 février 2025•Dernier vote le 11 juin 2026

Résumé

Ce texte vise à corriger les inégalités d’accès aux soins en régulant l’installation des médecins. À l’Assemblée nationale, le Parlement a adopté une proposition de loi qui impose aux médecins de demander une autorisation pour s’installer dans les zones déjà bien dotées en professionnels de santé, sauf dans les territoires sous-dotés où l’installation reste libre. Cette autorisation ne sera accordée que si un autre médecin de la même spécialité quitte la zone. Une Agence Régionale de Santé (ARS) devra consulter les étudiants, les usagers et les élus locaux avant de délivrer cette autorisation. Un nouvel indicateur, l’ITOS, permettra de cartographier précisément l’offre de soins par territoire. Le texte a été adopté à l’Assemblée nationale et est en cours d’examen au Sénat, où il a été modifié pour supprimer les contraintes strictes d’installation dans les zones bien dotées.

Enjeux

Ce sujet touche directement l’accès aux soins pour les citoyens, surtout dans les zones rurales ou périurbaines mal desservies. Les principaux enjeux sont la répartition équitable des médecins et la garantie d’un service de santé accessible à tous. Du côté des positions politiques, le texte est globalement bien accueilli, mais avec des divergences marquées. À l’Assemblée nationale, le groupe SOC [centre gauche], LFI-NFP [gauche], ECOS [gauche], DEM [centre], GDR [extrême gauche], DR [droite], HOR [centre droit], LIOT [centre] et les non-inscrits ont tous voté très favorablement pour le texte dans son ensemble. Le RN [extrême droite] s’est abstenu en bloc, tandis que le groupe EPR [centre] a voté plutôt favorablement, avec quelques voix contre. Une divergence notable apparaît au Sénat : le groupe SOC [centre gauche] a voté contre l’article 1er du texte, alors qu’il soutenait le texte dans son ensemble à l’Assemblée nationale. À l’inverse, le groupe UMP [droite] a voté très favorablement pour l’article 1er au Sénat, alors que les données ne précisent pas sa position sur l’ensemble du texte. Les groupes CRC [gauche] et GEST [centre gauche] se sont opposés à l’article 1er au Sénat, tandis que les groupes UC [centre], RDSE [centre] et RTLI [centre] l’ont soutenu. Le groupe LREM [centre] s’est opposé à l’article 1er au Sénat, alors qu’il n’apparaît pas dans les votes à l’Assemblée nationale.

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