Budget de l'État pour 2018
Résumé
La loi de finances pour 2018 a fixé les recettes et les dépenses de l'État pour cette année. Après plusieurs lectures et un désaccord persistant entre l'Assemblée nationale et le Sénat, le texte a été définitivement adopté par l'Assemblée nationale le 21 décembre 2017, puis promulgué le 30 décembre 2017. Le budget a notamment prévu des crédits pour les missions Outre-mer et les relations avec les collectivités territoriales, ainsi que des ajustements fiscaux comme la déduction de la CSG pour certains contribuables. Plusieurs amendements, comme la création de "Zones Franches Rurales" ou l'augmentation des crédits pour l'accompagnement des personnes handicapées, ont été rejetés.
Enjeux
Ce budget a suscité des divisions marquées entre les groupes politiques. À l'Assemblée nationale, le groupe La République en Marche [centre] et le Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés [centre] ont très majoritairement soutenu le texte, avec respectivement 258 et 52 voix pour, contre seulement 1 voix contre pour le MoDem. En revanche, Les Républicains [droite] ont massivement rejeté le texte (95 contre, 0 pour), tout comme les groupes de gauche : Socialistes et apparentés [centre gauche] (27 contre), La France insoumise [gauche] (17 contre) et Gauche démocrate et républicaine [gauche] (15 contre). Les Non-inscrits [centre] étaient divisés (12 pour, 13 contre), tandis que les groupes centristes comme Agir ensemble [centre] et UDI-AGIR [centre] ont globalement soutenu le texte. Au Sénat, les positions étaient tout aussi tranchées. Le groupe Les Républicains (UMP) [droite] a très favorablement voté le texte (144 pour, 0 contre), tandis que le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain [centre gauche] l'a rejeté (76 contre). L'Union Centriste [centre] a majoritairement soutenu le budget (35 pour, 1 contre), mais avec des abstentions (13). Les groupes de gauche, comme le Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky [gauche], ont systématiquement voté contre (15 contre). Certains groupes ont montré des divergences internes : par exemple, le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (LREM) [centre] au Sénat a voté contre l'ensemble du texte (21 contre), mais a soutenu l'article 11 (20 pour). Plusieurs divergences notables sont apparues entre les votes sur l'ensemble du texte et les votes par article. À l'Assemblée nationale, Les Républicains [droite], qui ont rejeté le texte dans son ensemble, ont voté pour l'article 12 (6 pour) et l'article 15 (10 pour). De même, les Non-inscrits [centre], qui étaient divisés sur l'ensemble du texte, ont voté pour les crédits de la mission Outre-mer (4 pour). Au Sénat, le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (LREM) [centre], qui a rejeté l'ensemble du texte, a voté pour l'article 11 (20 pour). Ces divergences révèlent des clivages internes au sein des groupes politiques, ainsi que des compromis ponctuels sur des mesures spécifiques. Ce budget a été important car il a reflété les tensions politiques entre les différentes familles, notamment sur la question des dépenses publiques et des recettes fiscales. Les groupes de gauche et d'extrême gauche ont critiqué un budget qu'ils jugeaient trop austère ou injuste, tandis que les groupes de droite et du centre ont généralement soutenu une politique de maîtrise des dépenses. Les divergences entre les deux chambres ont également montré les difficultés à trouver un accord sur des mesures budgétaires, nécessitant une lecture définitive à l'Assemblée nationale.
Les textes, études d'impact et rapports déposés au Parlement.
Documents officiels(52)
Les textes, études d'impact et rapports déposés au Parlement.
Pour aller plus loin(1)
Ressources de référence neutres pour situer le texte.
Dans les médias
Articles de presse sur le sujet.