Proposition de loi visant à lutter contre l'entrisme islamiste en France
Commissions saisies
En clair
Cette proposition de loi vise à renforcer la lutte contre l'entrisme islamiste en France, c'est-à-dire les tentatives d'imposer des valeurs religieuses dans la sphère publique ou les institutions. Le texte, adopté par l'Assemblée nationale, introduit un nouveau délit pour punir des actions jugées contraires aux principes républicains, bien que son application concrète dépende encore des précisions apportées lors des débats ultérieurs. Plusieurs motions pour bloquer ou renvoyer le texte ont été rejetées au Sénat, notamment par les groupes écologistes, socialistes et communistes, qui critiquent un risque de stigmatisation des musulmans et de violation des libertés. Les débats portent notamment sur la création de contrôles pluridisciplinaires et la possibilité de sanctions financières pour les associations ne respectant pas les valeurs républicaines. Aucun changement n'est encore effectif pour les citoyens, mais le texte pourrait évoluer avant son adoption définitive. Le groupe UMP (Les Républicains) [droite] est très favorable à ce texte, avec 130 votes pour et aucun contre ou abstention. Le groupe SOC (Socialiste, Écologiste et Républicain) [centre gauche] est très opposé, avec 64 votes contre et aucun pour ou abstention. Le groupe UC (Union Centriste) [centre] est très favorable, avec 59 votes pour et aucun contre ou abstention. Le groupe RTLI (Les Indépendants - République et Territoires) [centre droit] est très favorable, avec 14 votes pour, aucun contre et 6 abstentions. Le groupe CRC (Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky) [gauche] est très opposé, avec 18 votes contre et aucun pour ou abstention. Le groupe LREM (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants) [centre] est très opposé, avec 11 votes contre, aucun pour et 7 abstentions. Le groupe RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) [centre] est très opposé, avec 15 votes contre, 1 pour et aucun abstention. Le groupe GEST (Écologiste - Solidarité et Territoires) [gauche] est très opposé, avec 16 votes contre et aucun pour ou abstention. Le groupe NI (Réunion administrative des Sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe) [centre] est très favorable, avec 4 votes pour et aucun contre ou abstention.
Résumé généré par IAMme CANAYER au nom de commission des lois
Amendement rédactionnel.
Mme CANAYER au nom de commission des lois
Le présent amendement vise à permettre aux autorités de l’État de mener des contrôles « pluridisciplinaires », avec le concours de tous les services et agents compétents (et pas uniquement les personnels qui seraient désignés à cet effet par le ministre chargé de la protection de l’enfance).
Mme CANAYER au nom de commission des lois
Amendement rédactionnel.
Mme CANAYER au nom de commission des lois
Amendement rédactionnel.
Mme CANAYER au nom de commission des lois
Rédactionnel.
Mme CANAYER au nom de commission des lois
Rédactionnel
Mme CANAYER au nom de commission des lois
Rédactionnel
M. PARIGI
L’introduction de la « cohésion nationale » dans le code pénal faute de définition stricte ou d’encadrement suffisant confère un pouvoir d’interprétation quasi‑illimité voire arbitraire à l’autorité administrative. Face au risque qu’il fait peser, le présent amendement vise précisément a écarter toute possibilité de considérer comme atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation toute revendication d’autonomie ou de différenciation territoriale.. Il garantit que la protection de la Nation ne soit pas dévoyée en un instrument de répression contre le fait régional. Il s’agit, ce faisant, de garantir que la nécessaire protection de la cohésion nationale ne puisse être détournée de son objet pour restreindre le débat démocratique, ni pour fragiliser les dynamiques territoriales qui participent, au contraire, à la vitalité de la République.
M. LAOUEDJ
Cet article ouvre aux services de l’État un accès élargi à des données patrimoniales et financières afin de renforcer le contrôle des organismes sans but lucratif. Si l’objectif de transparence et de protection des principes de la République est légitime, le dispositif proposé participe d’un mouvement plus large de renforcement des prérogatives administratives, au détriment des garanties traditionnelles entourant l’exercice des libertés publiques. En confiant à l’administration des capacités d’investigation accrues, sans encadrement juridictionnel direct, il contribue à déplacer le centre de gravité du contrôle vers une logique préventive et administrative. Une telle évolution appelle une vigilance particulière dans un État de droit, afin de préserver un équilibre entre efficacité de l’action publique et respect des libertés fondamentales. Comme pour l’ensemble de cette proposition de loi, une réflexion sur ces évolutions peut être légitime, mais elle gagnerait à s’inscrire dans un cadre législatif plus adapté et plus apaisé. Il est donc proposé de supprimer cet article.
M. LAOUEDJ
Cet article renforce les pouvoirs du préfet en matière de retrait de subventions et de suspension des avantages fiscaux au bénéfice des associations. Si la bonne application du contrat d’engagement républicain constitue un enjeu important pour la protection des principes de la République, le dispositif proposé conduit à confier à l’autorité préfectorale un rôle déterminant dans l’appréciation de la conformité des activités associatives à ces principes. Une telle évolution soulève une interrogation plus générale sur la place de l’administration dans la régulation des libertés publiques, qui relèvent d’abord de la loi et du juge. En conférant au préfet un pouvoir d’injonction et d’appréciation étendu, le texte tend à faire de l’administration un acteur central dans l’évaluation de la légitimité des engagements associatifs, ce qui appelle à la prudence dans une République attachée à l’équilibre des pouvoirs. Une réflexion sur l’évolution de ces outils peut naturellement être menée, mais elle ne saurait utilement s’inscrire dans le cadre de la présente proposition de loi. Il est donc proposé de supprimer cet article.
M. LAOUEDJ
Cet article renforce le contrôle de l’État sur les projets d’édifices cultuels par l’instauration d’un avis conforme du préfet. Si la préservation de l’ordre public et des principes de la République constitue un objectif légitime, le dispositif proposé confie à l’autorité préfectorale un pouvoir d’appréciation particulièrement étendu, susceptible de la placer en position de filtrer des projets relevant en principe du droit commun de l’urbanisme et des libertés publiques. Une telle évolution interroge l’équilibre entre administration et garanties juridictionnelles dans un État de droit, où la liberté de culte ne saurait dépendre d’une appréciation préventive trop large de l’administration. Cette orientation apparaît d’autant plus problématique qu’elle s’inscrit dans un texte dont le l’intitulé et les sources entretiennent une confusion regrettable. Il est donc proposé de supprimer cet article.
M. LAOUEDJ
Cet article étend les motifs de dissolution administrative des associations afin de mieux appréhender les phénomènes d’entrisme portant atteinte aux principes de la République. Si l’adaptation de ces outils peut être utile, elle ne saurait être conduite dans un texte dont le périmètre entretient une confusion entre une idéologie et une religion. Cette approche est susceptible de fragiliser la portée des dispositifs républicains en nourrissant un risque d’amalgame. La protection de la République suppose au contraire une intervention législative claire, proportionnée et universelle. Il est donc proposé de supprimer cet article.
M. LAOUEDJ
Cet article vise à créer un nouveau délit d’atteinte aux principes de la République afin de lutter contre les stratégies d’entrisme. Si la défense des principes républicains constitue un objectif pleinement partagé, le dispositif proposé s’inscrit dans un texte dont l’intitulé et les sources entretiennent une confusion entre la lutte nécessaire contre certaines dérives et la religion musulmane. Une telle approche est de nature à fragiliser l’adhésion au dispositif et à brouiller le message républicain. Il apparaît préférable d’inscrire une telle réflexion dans un cadre législatif plus cohérent et conforme à l’esprit universaliste de la République. Il est donc proposé de supprimer cet article.
M. RAVIER
Cet amendement vise à compléter les dispositions relatives au statut de l’élu local prévues à l’article L. 1111‑13 du code général des collectivités territoriales, en précisant que la tenue vestimentaire de l’élu local doit rester neutre et ne saurait être le prétexte à la manifestation ostensible de l’expression d’une quelconque opinion religieuse. En effet, suite aux élections municipales de mars 2026, il a été publiquement constaté qu’une nouvelle conseillère municipale d’opposition portait un voile islamique en séance du conseil municipal de Meaux, tandis qu’à la Courneuve le même voile était arboré par une nouvelle adjointe au maire. À Châlons‑sur‑Saône, une élue d’opposition portant le voile islamique, a attaqué devant le tribunal administratif, un arrêté municipal de janvier 2026 en interdisant le port en séance du conseil municipal. Si sa demande a été rejetée en première instance, il est toujours possible que le Conseil d’État suspende cet arrêté municipal, en l’absence de disposition législative explicite. C’est pourquoi, cet ajout au CGCT semble pertinent afin de prévenir toute tentative d’entrisme islamiste et d’atteinte à la cohésion nationale dans les organes délibérants des collectivités.
Mme Nathalie GOULET
Les parts de SCI constituent des actifs particulièrement prisés pour leur modalités d’acquisition et de cession. Elles doivent faire l’objet d’une attention particulière,c’est l’objet du présent amendement
Mme Nathalie GOULET
L’effort fiscal en faveur des associations et autres structures ne peut pas être maintenu en cas de violations prévues dans le cadre des manquements prévus et donc réprimés par l’article 7 de la présente proposition de loi. Il serait totalement illogique de conserver à ces structures ,dont le comportement contraire aux principes républicains a été constaté et sanctionné par un retrait de subvention,le bénéfice d’avantages fiscaux
Mme Nathalie GOULET
Si une décision de retrait de subvention est prise ,pour les motifs indiqués il est impératif que les citoyens en soient informés de façon à éviter de financer la structure visée par d’autres moyens ,comme les cagnottes en ligne ou les dons.
Mme Nathalie GOULET
Le sujet de la composition des actifs a été longtemps ébattues pendant la discussion du projet de loi confortant les principes de la République du 24 août 2021. Les parts de SCI constituent un actif très facile à céder et à capter. Le présent amendement est un amendement de bon sens qui reprend la version sénatoriale de 2021
Mme Nathalie GOULET
Il s’agit d’un amendement de précision de façon ce que le dispositif prévu par le nouvel article puisse couvrir tous les agissements y compris les incitations via les réseaux sociaux ou les sites internet qui peuvent véhiculer des discours particulièrement séparatistes.
Mme Nathalie GOULET
Il semble parfaitement légitime que les demandes de permis de construire d’édifices religieux soient accompagnés d’un plan de financement. Cet amendement reprend une demande ancienne et récurrente de transparence.
Tous les amendements ont été chargés