Proposition de loi visant à remobiliser le bâti rural
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En clair
Cette proposition de loi vise à revitaliser les zones rurales en facilitant la réhabilitation des bâtiments abandonnés, comme des granges ou des maisons, pour les transformer en logements ou en locaux agricoles. Le texte a été globalement adopté par l'Assemblée nationale, mais certains articles clés ont été rejetés, notamment ceux concernant la rénovation des bâtiments agricoles abandonnés et des logements ruraux. Un fonds dédié au bâti rural a été recentré sur les communes très peu denses, avec une gestion simplifiée par décret. Ces mesures pourraient permettre de redynamiser les campagnes en offrant plus de logements et en soutenant les activités agricoles, mais leur portée est limitée par les rejets d'articles importants. Le groupe UMP (Les Républicains) [droite] a voté très favorablement pour l'ensemble du texte, mais s'est opposé à l'article 3 et à l'article 4. Le groupe SOC (Socialiste, Écologiste et Républicain) [centre gauche] a voté très favorablement pour l'ensemble du texte et pour les articles 3 et 4. Le groupe UC (Union Centriste) [centre] a voté très favorablement pour l'ensemble du texte, mais s'est opposé aux articles 3 et 4. Le groupe RTLI (Les Indépendants - République et Territoires) [centre droit] a voté très favorablement pour l'ensemble du texte, mais s'est opposé aux articles 3 et 4. Le groupe LREM (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants) [centre] a voté très favorablement pour l'ensemble du texte, mais s'est opposé aux articles 3 et 4. Le groupe CRC (Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky) [gauche] a voté très favorablement pour l'ensemble du texte et pour les articles 3 et 4. Le groupe RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) [centre] a voté très favorablement pour l'ensemble du texte et pour les articles 3 et 4. Le groupe GEST (Écologiste - Solidarité et Territoires) [gauche] a voté très favorablement pour l'ensemble du texte et pour les articles 3 et 4. Le groupe NI (Réunion administrative des Sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe) [centre] s'est abstenu sur l'ensemble du texte et s'est opposé à l'article 3.
Résumé généré par IAM. SOMON
Le présent sous‑amendement vise à lever les incertitudes résultant de la rédaction alternative à l’article 1er proposée par l’amendement n° 4. Il recentre le dispositif du « Fonds de mobilisation du bâti rural » sur les seules communes très peu denses, soit environ 12 000 communes contre 30 700 dans le dispositif proposé par l’amendement. Il propose une rédaction qui permettrait de déterminer des modalités de gestion adéquates du fonds par décret.
Mme ESPAGNAC au nom de groupe Socialiste, Écologiste et Républicain
L’article premier de la proposition de loi vise à créer un fonds pour le bâti rural spécifiquement fléché vers les zones rurales et les petites centralités pour impulser une réappropriation des bâtiments anciens par les communes et leurs habitants. Cette proposition s’inscrit dans le Plan France Ruralités 2025 qui prévoit un axe prioritaire de réhabilitation de l’habitat en milieu rural et de lutte contre la vacance des logements, dénué à ce jour de dispositif d’accompagnement spécifiquement dédié et à la main des communes rurales. Le manque de moyens et de crédits d’investissement suffisants empêche bien souvent les petites communes rurales d’agir sur leur bâti existant. L’objectif est d’instaurer un accompagnement financier pour les dépenses d’investissement des communes rurales, et prioritairement pour celles qui restent en dehors des appels à projets. Dans le cade de la recherche d’un compromis au Sénat, cet amendement du groupe socialiste, écologiste et républicain propose de recentrer le cœur de la proposition de loi sur l’accompagnement financier des communes rurales dans leurs investissements en faveur de la réhabilitation du bâti. Par cohérence, le fonds est piloté par l’ANCT qui gère déjà le fonds de restructuration des locaux d’activité (FRLA) et permet une prise en charge jusqu’à 50 % du déficit des opérations. Le dispositif est proposé à titre expérimental pour les communes rurales de moins de 1000 habitants. Dans le cadre du groupe de travail transpartisan sur le ZAN mené au Sénat, la reconquête du bâti rural a souvent été affichée comme une priorité sans qu’aucune solution réellement efficace ne soit apportée. Cette proposition de loi est donc l’occasion d’apporter enfin une réponse aux territoires ruraux.
Mme ESPAGNAC au nom de groupe Socialiste, Écologiste et Républicain
La trajectoire de lutte contre l’artificialisation suppose de lutter contre la rétention foncière et de remobiliser le bâti existant, particulièrement dans les zones les rurales. L’article 3 proposait ainsi la création d’une taxe additionnelle de 0,5 % applicable aux terrains constructibles qui restent non bâtis reposant sur la valeur vénale pour financer le fond de mobilisation du bâti rural. Dans le cade de la recherche d’un compromis, et pour faire suite aux travaux de la commission des finances, cet amendement du groupe socialiste, écologiste et républicain propose une nouvelle modalité de financement du fonds de mobilisation du bâti rural. Les montants financiers à mobiliser ne sont pas nécessairement importants. Ce qui compte c’est d’engendrer des effets de levier. L’amendement du groupe socialiste, écologiste et républicain vise à majorer le taux de la taxe sur les plus‑values immobilières élevées, par la création de deux nouvelles tranches : entre 260 000 € et 400 000 € avec un taux porté à 8 % (au lieu de 6 % actuellement) puis au‑delà de 400 000 € (avec un taux porté à 12 %), et rappelant que cela ne s’applique pas aux résidences principales. Ces plus‑values, manifestement exceptionnelles, résultent le plus souvent de phénomènes spéculatifs ou de dérèglements du marché, bien éloignés du but d’intérêt général que nous poursuivons avec cette proposition de loi. Compte tenu des règles de recevabilité financière, il est demandé au Gouvernement, d’affecter le surplus de recettes ainsi généré au fonds de mobilisation du bâti rural.
Mme ESPAGNAC au nom de groupe Socialiste, Écologiste et Républicain
Dans le cadre de la recherche d’un compromis avec la majorité sénatoriale pour dégager des solutions pour nos territoires ruraux, cet amendement du groupe socialiste, écologiste et républicain propose de recentrer le cœur de la proposition de loi sur l’accompagnement financier des communes rurales et de supprimer par conséquent l’article 2.
Mme ESPAGNAC au nom de groupe Socialiste, Écologiste et Républicain
L’article premier de la proposition de loi vise à créer un fonds pour le bâti rural spécifiquement fléché vers les zones rurales et les petites centralités pour impulser une réappropriation des bâtiments anciens par les communes et leurs habitants. Cette proposition s’inscrit dans le Plan France Ruralités 2025 qui prévoit un axe prioritaire de réhabilitation de l’habitat en milieu rural et de lutte contre la vacance des logements, dénué à ce jour de dispositif d’accompagnement spécifiquement dédié et à la main des communes rurales. Le manque de moyens et de crédits d’investissement suffisants empêche bien souvent les petites communes rurales d’agir sur leur bâti existant. L’objectif est d’instaurer un accompagnement financier pour les dépenses d’investissement des communes rurales, et prioritairement pour celles qui restent en dehors des appels à projets. Dans le cade de la recherche d’un compromis au Sénat, cet amendement du groupe socialiste, écologiste et républicain propose de recentrer le cœur de la proposition de loi sur l’accompagnement financier des communes rurales dans leurs investissements en faveur de la réhabilitation du bâti. Par cohérence, le fonds est piloté par l’ANCT qui gère déjà le fonds de restructuration des locaux d’activité (FRLA) et permet une prise en charge jusqu’à 50 % du déficit des opérations. Le dispositif est proposé à titre expérimental. Dans le cadre du groupe de travail transpartisan sur le ZAN mené au Sénat, la reconquête du bâti rural a souvent été affichée comme une priorité sans qu’aucune solution réellement efficace ne soit apportée. Cette proposition de loi est donc l’occasion d’apporter enfin une réponse aux territoires ruraux.
Mme BORCHIO FONTIMP
La vacance et la dégradation du bâti en centre‑bourg dans les communes rurales, notamment en zone de montagne, freinent fortement la revitalisation des territoires, en réduisant l’offre de logements permanents, en fragilisant les commerces et en affaiblissant les services de proximité. Dans les Alpes‑Maritimes, plusieurs communes rurales sont confrontées à un ensemble significatif de bâtiments vacants ou dégradés, dont la réhabilitation est entravée par le coût élevé des opérations ainsi que par la faiblesse des capacités d’autofinancement des collectivités. En outre et faute d’ingénierie et de moyens financiers suffisants, ces bâtiments demeurent durablement en friche, ce qui fragilise l’attractivité des centres‑bourgs et peut créer, dans certains cas, des situations de danger pour les habitants. Les élus locaux se trouvent ainsi confrontés à des projets techniquement complexes et financièrement difficiles à engager. Si la DETR et la DSIL constituent des leviers majeurs de soutien à l’investissement local, leur mobilisation demeure souvent complexe pour les petites communes rurales, en particulier pour les opérations de réhabilitation lourde du bâti existant. C’est pourquoi, cet amendement propose de renforcer l’accompagnement de l’État en ciblant prioritairement ces opérations et en facilitant, pour les communes de moins de 5 000 habitants confrontées à des contraintes financières particulières, un assouplissement du taux minimal de participation communale. Il a pour objet de lever un frein opérationnel majeur à la revitalisation des centres‑bourgs ruraux et de soutenir durablement l’attractivité et la vitalité des territoires.
Mme BORCHIO FONTIMP
La vacance et la dégradation du bâti en centre‑bourg dans les communes rurales, notamment en zone de montagne, freinent fortement la revitalisation des territoires, en réduisant l’offre de logements permanents, en fragilisant les commerces et en affaiblissant les services de proximité. Dans les Alpes‑Maritimes, plusieurs communes rurales sont confrontées à un ensemble significatif de bâtiments vacants ou dégradés, dont la réhabilitation est entravée par le coût élevé des opérations ainsi que par la faiblesse des capacités d’autofinancement des collectivités. En outre et faute d’ingénierie et de moyens financiers suffisants, ces bâtiments demeurent durablement en friche, ce qui fragilise l’attractivité des centres‑bourgs et peut créer, dans certains cas, des situations de danger pour les habitants. Les élus locaux se trouvent ainsi confrontés à des projets techniquement complexes et financièrement difficiles à engager. Si la DETR, la DSIL et le fonds vert constituent des leviers majeurs de soutien à l’investissement local, leur mobilisation demeure souvent complexe pour les petites communes rurales, en particulier pour les opérations de réhabilitation lourde du bâti existant. C’est pourquoi, cet amendement propose de renforcer l’accompagnement de l’État en ciblant prioritairement ces opérations et en facilitant, pour les communes de moins de 5 000 habitants confrontées à des contraintes financières particulières, un assouplissement du taux minimal de participation communale. Il a pour objet de lever un frein opérationnel majeur à la revitalisation des centres‑bourgs ruraux et de soutenir durablement l’attractivité et la vitalité des territoires.
Mme VARAILLAS
Mme VARAILLAS
Mme VARAILLAS
Mme VARAILLAS
M. Jean-Baptiste BLANC
M. Jean-Baptiste BLANC
Mme BORCHIO FONTIMP
Mme BORCHIO FONTIMP