Proposition de loi visant à prolonger la dérogation d'usage des titres-restaurant pour tout produit alimentaire
En clair
Ce dossier porte sur une proposition de loi visant à prolonger jusqu'en 2026 la dérogation permettant d'utiliser les titres-restaurant pour acheter tout type de produit alimentaire, y compris ceux non directement consommables comme les produits en grande surface. Cette mesure, initialement expérimentale et suspendue fin 2023, est relancée pour deux ans afin de maintenir une flexibilité d'usage pour les bénéficiaires. L'objectif est de faciliter l'achat de denrées alimentaires tout en soutenant indirectement les secteurs de la restauration et de la grande distribution. La loi a été adoptée définitivement après des amendements identiques portés par plusieurs parlementaires. Les citoyens pourront donc continuer à utiliser leurs titres-restaurant de manière élargie jusqu'au 1er janvier 2026. Les votes disponibles ne portent que sur des amendements techniques et ne permettent pas de déterminer la position globale des groupes politiques sur ce texte.
Résumé généré par IAvisant à prolonger la dérogation d’usage des titres restaurant pour tout produit alimentaire
Publiée au Journal officiel le 21 janvier 2025
M. Alain JOYANDET, Mme Catherine BELRHITI, Mme Martine BERTHET, M. Daniel LAURENT, Mme Annick PETRUS, M. Alain HOUPERT, Mme Florence LASSARADE, M. Daniel CHASSEING, M. Stéphane DEMILLY, Mme Françoise DUMONT, Mme Brigitte MICOULEAU
L'objectif de cet amendement est de permettre aux titulaires de titres-restaurant de pouvoir les utiliser sans limite lorsqu'ils prennent des repas dans un restaurant. Un tel amendement pourrait favoriser leur utilisation chez les restaurateurs, conformément à sa finalité initiale, alors qu'ils sont aujourd'hui de plus en plus utiliser pour payer des achats alimentaires. Il s'agirait, d'une part, d'améliorer le pouvoir des Français de se "restaurer", sans toucher à la faculté qui leur est offerte de façon dérogatoire depuis 2022 de les utiliser pour l'achat de tout produit alimentaire mais avec un montant plafonné. D'autre part, la distinction entre l'utilisation plafonnée des titres-restaurant pour faire des courses alimentaires ainsi que l'utilisation déplafonnée pour prendre des repas dans des restaurants pourrait rétablir un équilibre dans leur utilisation globale et se rapprocher de la philosophie historique de ces titres spéciaux de paiement. Cet amendement n'a aucun impact sur les finances publiques de l'Etat.
Mme Véronique GUILLOTIN, M. Christian BILHAC, Mme Maryse CARRÈRE, M. Bernard FIALAIRE, M. Éric GOLD, M. Ahmed LAOUEDJ, M. Michel MASSET, Mme Guylène PANTEL, M. Jean-Yves ROUX
Cet amendement vise à porter à deux ans la durée de la dérogation permettant d'acheter tout produit alimentaire en grande surface avec des tickets-restaurant, comme l'avait proposé l'Assemblée nationale.
Mme Nadia SOLLOGOUB, M. Olivier HENNO, M. Pierre-Antoine LEVI, Mme Jocelyne ANTOINE, M. Franck MENONVILLE, Mme Sylvie VERMEILLET, Mme Brigitte DEVÉSA, M. Alain DUFFOURG, Mme Jocelyne GUIDEZ, Mme Annick BILLON, Mme Anne-Catherine LOISIER, Mme Denise SAINT-PÉ, M. Guislain CAMBIER, Mme Sonia de LA PROVÔTÉ, Mme Amel GACQUERRE, M. Jean-Michel ARNAUD, M. Ludovic HAYE, M. Jean-François LONGEOT, M. Bernard PILLEFER, Mme Marie-Lise HOUSSEAU, Mme Évelyne PERROT
L'auteur de cet amendement partageait les observations de notre rapporteur concernant la date de fin de l'expérimentation et aurait soutenu la rédaction du texte sortant de la commission lorsque la navette parlementaire permettait encore une adoption du texte avant le 31 décembre dernier. En revanche, le report de l'examen de ce texte en raison de la censure du gouvernement a eu pour effet de suspendre l'expérimentation autorisée par la loi jusqu'au 31 décembre dernier. Par conséquent, les usagers des titres-restaurant ne peuvent plus bénéficier des effets de l'expérimentation ce que nous ne souhaitions pas. Ainsi, cet amendement vise à permettre une adoption conforme du texte afin de relancer le plus tôt possible l'expérimentation suspendue. Tel est l'objet de cet amendement.
M. Guislain CAMBIER
Le présent amendement vise à inscrire dans la loi le principe d’un plafond quotidien différencié, selon qu’il est utilisé dans le secteur de la restauration / assimilés restaurateurs et dans les grandes et moyennes surfaces et dont les montants seront fixés par décret. Cette disposition apparaît comme nécessaire dans l’usage du titre‑restaurant dans le cadre du « tout alimentaire ». En effet, cette mesure permise par la Loi n° 2022‑1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat a engendré un déport de la restauration vers les grandes et moyennes surfaces d’un montant estimé de 850 millions d’euros en dix‑huit mois (source : Commission Nationale des Titres‑Restaurant, qui demande unanimement ce double plafond). Il s’agit de rééquilibrer les flux de dépenses, en tenant compte du contexte de tension sur le pouvoir d’achat mais en permettant au secteur de la restauration et des métiers de bouche de demeurer attractif pour les salariés français. Cette demande est celle de l’ensemble des organisations professionnelles représentant le secteur de l’hôtellerie, des cafés, de la restauration et des métiers de bouche, secteurs déjà très fragilisés par un contexte économique difficile. Cette compensation est donc nécessaire au regard de la prolongation de ce cadre législatif. Cette mesure, sans effet négatif pour les finances publiques, a par ailleurs déjà été mise en œuvre, et produit des effets positifs. Les mesures dérogatoires et temporaires d’utilisation du titre‑restaurant durant la crise sanitaire, permises par le décret du 28 février 2022, avaient permis d’injecter 700 M € directement en soutien de la restauration traditionnelle. Il avait été par ailleurs constaté une hausse du panier moyen, levier efficace au service de la consommation (source CNTR). L’évolution de l’usage du titre‑restaurant justifie pleinement cette mise en œuvre du double plafond quotidien d’utilisation, au service de la restauration / métiers de bouche et des salariés.
M. Xavier IACOVELLI, M. François PATRIAT, Mme Solanges NADILLE, M. Dominique THÉOPHILE, M. Bernard BUIS, M. Frédéric BUVAL, Mme Samantha CAZEBONNE, Mme Nicole DURANTON, M. Stéphane FOUASSIN, Mme Nadège HAVET, M. Mikaele KULIMOETOKE, M. Jean-Baptiste LEMOYNE, M. Martin LÉVRIER, M. Saïd OMAR OILI, M. Georges PATIENT, Mme Marie-Laure PHINERA-HORTH, M. Didier RAMBAUD, Mme Salama RAMIA, M. Teva ROHFRITSCH, Mme Patricia SCHILLINGER
Cet amendement propose de proroger la dérogation d’usage des titres-restaurant pour les produits alimentaires non directement consommables de deux ans, c'est-à-dire jusqu'au 1er janvier 2026. Cette rédaction est identique à celle adoptée à l'Assemblée nationale afin d'assurer une entrée en vigueur rapide du dispositif.