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Proposition de loi portant création d'un statut de l'élu local

En clair

Ce dossier porte sur la création d’un statut spécifique pour les élus locaux, une proposition de loi adoptée définitivement par le Parlement. Le texte vise à encadrer les droits et obligations des élus municipaux, départementaux et régionaux, sans préciser dans les données disponibles les mesures exactes retenues. La loi a été promulguée après son adoption par les deux chambres, mettant fin à un parcours législatif marqué par des débats sur la protection des élus et leur rémunération. Aucun détail sur les articles adoptés n’étant fourni, on sait seulement que plusieurs amendements renforçant la protection des élus (comme le statut de salarié protégé) ont été rejetés. Ce texte pourrait améliorer les conditions d’exercice des mandats locaux, mais son impact concret dépendra des décrets d’application. Tous les groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale ont voté en faveur du texte, sans opposition ni abstention. Le groupe Les Républicains [droite] comme le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain [centre gauche] ont affiché un soutien unanime, tout comme les groupes centristes (Union Centriste, Les Indépendants - République et Territoires, Rassemblement Démocratique et Social Européen) et les groupes de gauche (Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky, Écologiste - Solidarité et Territoires). Aucune divergence n’est observable entre les groupes sur ce texte, qui a fait l’objet d’un consensus large. Les amendements rejetés (protection contre les licenciements, enveloppe financière spécifique) ne reflètent pas de clivage partisan, tous ayant été repoussés sans opposition.

Résumé généré par IA
10
Scrutins
2
Adoptés
8
Rejetés
3
Amendements
2 adoptés8 rejetés
Loi promulguée

Loi n°2025-1249

Publiée au Journal officiel le 22 décembre 2025

170

M. André REICHARDT, Mme Sylviane NOËL, M. Laurent BURGOA et 43 autres

Le présent amendement a pour objectif d’inscrire les élus locaux parmi les salariés protégés par le droit du travail contre les licenciements, y compris lors d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire. D’une part, cette disposition a une portée plus large et protectrice que le principe de non-discrimination inscrit à l’article L. 1132-1 du code du travail, dont il se distingue ainsi. L’objectif de protection des élus de la présente loi justifie donc cet amendement. D’autre part, cette garantie préexistait jusqu’à la loi du 27 décembre 2019, « relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique, qui a effacé de l’ancien article L. 2123-9 du code général des collectivités territoriale la protection des maires ainsi que des adjoints aux maires des communes de plus de 10.000 habitants. La cohérence et le maintien du niveau de protection des élus justifient donc aussi le présent amendement. De dernière part et en l’état actuel du droit en vigueur, les spécificités des mandats et des fonctions politiques s’avèrent susceptibles de fonder : à l’encontre du CGCT, un grief tiré d’une différence de traitement préjudiciable aux titulaires de mandats locaux ; à l’encontre de décisions d’employeurs, un grief tiré d’une discrimination en cas de licenciement des titulaires de mandats locaux. Les principes d’égalité et de sécurité juridique justifient donc eux aussi le présent amendement. Le présent amendement propose, par conséquent, d’inscrire les titulaires d’un mandat électif à la liste des salariés protégés figurant à l’article L. 2411-1 du code du travail et de placer leur licenciement sous un régime d’autorisation de l’inspection du travail.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106037
223

M. Guy BENARROCHE, Mme Ghislaine SENÉE, M. Grégory BLANC, M. Ronan DANTEC, Mme Monique de MARCO, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, M. Daniel SALMON, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

Le présent amendement a pour objet de conférer le statut de salarié protégé aux élus locaux. La loi du 31 mars 2015 visant à faciliter l’exercice par les élus locaux de leur mandat avait accordé aux maires et aux adjoints des communes de plus de 10 000 habitants, lorsqu’ils n’avaient pas cessé leur activité professionnelle, le statut de salarié protégé comme le sont les délégués syndicaux ou les conseillers prud’hommes notamment. Supprimé lors de la loi Engagement et Proximité du 27 décembre 2019, les élus ne disposent plus de protection contre toute brimade en réaction à leur activité politique. La mission d’information sur le statut de l’élu local de l’Assemblée nationale préconise dès lors de réintroduire ce statut (proposition n°29) afin de les prémunir contre les risques de licenciement au motif qu’ils exercent des fonctions électives. Tel est le sens du présent amendement.

Déposé le 4 mars 2024SENAT-TXT-106037
98

M. Ronan DANTEC, M. Guy BENARROCHE, Mme Ghislaine SENÉE, M. Grégory BLANC, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, Mme Monique de MARCO, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, M. Daniel SALMON, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

Devoir arbitrer, dans les finances communales, entre juste rétribution des élus et financement des projets communaux, est souvent un casse-tête pour les équipes municipales, tout particulièrement dans les petites communes. Ces dépenses ne sont pourtant pas de même nature, et il n’est pas acceptable que les élus en arrivent à limiter leurs propres indemnités en considérant que c’est la seule solution pour financer la réfection de la cantine ou améliorer la sécurité du centre-bourg. Aussi nous proposons qu’une enveloppe spécifique, et non utilisable à d’autres fins, de la dotation globale de fonctionnement prenne en charge les frais inhérents à la fonction d’élu. Cette proposition a suscité un vif intérêt de la part des élus locaux avec lesquels nous avons échangé. Cette enveloppe, qui n’accroit pas les dépenses de l'État puisqu'elle est comprise dans la dotation forfaitaire, leur enlèverait une forte pression face à un arbitrage financier souvent cornélien.

Déposé le 1 mars 2024SENAT-TXT-106037