SénatPromulguéProposition de loi

Proposition de loi visant à instaurer un service citoyen pour les mineurs délinquants

En clair

Ce dossier concernait une proposition de loi visant à instaurer un service citoyen obligatoire pour les mineurs délinquants, afin de les réinsérer socialement tout en assurant une réponse éducative et punitive adaptée à leur âge. Le texte a été définitivement adopté par le Sénat après un parcours législatif marqué par des blocages à l'Assemblée nationale, où deux motions ont empêché son examen en première lecture puis en nouvelle lecture. La loi a donc été promulguée, mais son application concrète dépendra des décrets d'application qui préciseront les modalités pratiques du service citoyen (durée, contenu, modalités de suivi). Pour les citoyens, cette mesure pourrait se traduire par une augmentation des places disponibles dans des dispositifs de réinsertion pour mineurs, mais son impact réel dépendra de son financement et de son articulation avec les autres dispositifs existants (protection judiciaire de la jeunesse, éducation nationale). --- POSITIONS Les votes disponibles ne portent que sur des amendements techniques et ne permettent pas de déterminer la position globale des groupes politiques sur le texte principal.

Résumé généré par IA
2
Scrutins
2
Adoptés
0
Rejeté
6
Amendements
2 adoptés0 rejeté
Loi promulguée

Loi n°2011-1940

Publiée au Journal officiel le 26 décembre 2011

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M. Laurent BURGOA, Mme Corinne IMBERT, M. Rémy POINTEREAU, M. Max BRISSON, M. Jean SOL, Mme Jocelyne GUIDEZ, M. Jean-Jacques PANUNZI, Mme Catherine BELRHITI, Mme Frédérique GERBAUD, Mme Alexandra BORCHIO FONTIMP, M. Clément PERNOT, Mme Marie-Jeanne BELLAMY, M. Ludovic HAYE, Mme Lauriane JOSENDE

Le régime de la franchise en base TVA permet aux petites entreprises (micro‑entreprises) dans la limite d’un plafond de chiffre d’affaires de facturer leurs ventes et/ou prestations de services sans TVA. Les contours de ce régime ont été profondément modifiés par l’article 82 de la loi de finances pour 2024, qui transposait la directive UE/2020/285 du 18 février 2020 dont l’objet est d’harmoniser au sein de l’Union Européenne les règles applicables aux petites entreprises, ainsi que par l’article 32 de loi de finances pour 2025. L’adoption de nouvelles règles internes s’est traduite par une ouverture du régime de la franchise en base de TVA aux petites entreprises étrangères pour leurs opérations réalisées en France, sous réserve de respecter un CA européen inférieur à 100 K €. La réciproque est vraie pour les entreprises françaises pour leurs travaux réalisés dans les autres États membres. Par ailleurs, ces entreprises étrangères n’ont aucune obligation d’identification en France. Force est de constater que le régime de TVA applicable aux microentreprises est déjà source de concurrence déloyale. Il permet à certaines entreprises d’avoir un avantage concurrentiel par rapport aux entreprises qui facturent avec TVA spécialement dans le domaine des prestations de services. Ce déséquilibre concurrentiel est renforcé par l’ouverture du régime aux petites entreprises étrangères et par le risque de fraude supplémentaire qui impacte déjà fortement le secteur du BTP, comme l’Urssaf le soulignait dans une communication de mars 2025. Cet amendement vise donc à tenir compte de ces difficultés sectorielles propres au bâtiment et aux travaux publics en mettant en place un seuil dérogatoire applicable à ce seul secteur, conformément, d’ailleurs, aux règles communautaires.

Déposé le 23 oct. 2025SENAT-TXT-106657
3

Mme Laure DARCOS, M. Jean-Pierre GRAND, M. Vincent LOUAULT, Mme Vanina PAOLI-GAGIN, M. Dany WATTEBLED, M. Cédric CHEVALIER, M. Jean-Luc BRAULT, Mme Marie-Pierre BESSIN-GUÉRIN, M. Marc LAMÉNIE

La présente proposition de loi vise à rétablir les seuils de franchise en base de TVA applicables aux micro‑entreprises tels qu’ils étaient en vigueur antérieurement à la loi de finances pour 2025. Or, les très petites entreprises du bâtiment ont des spécificités particulières. Il a en effet maintes fois été démontré que, dans ce secteur, le régime de la micro‑entreprise était à l’origine d’un déséquilibre concurrentiel important au détriment des artisans. Ce déséquilibre s’est accentué avec l’ouverture du dispositif à l’échelle européenne depuis le 1er janvier dernier. En outre, l’Urssaf a récemment mis en exergue le risque de travail illégal associé à la micro‑entreprise du bâtiment. Encadrer davantage cette dernière par un seuil de franchise en base de TVA spécifique permettra de garantir la sécurité des consommateurs, d’éviter un contournement du droit du travail, de lutter contre le travail illégal et de réduire le risque de sinistres faute de qualification. L’objet du présent amendement est de ramener le seuil de franchise de base de TVA à 25 000 euros pour les seules activités de BTP exercées sous le régime de la micro‑entreprise.

Déposé le 23 oct. 2025SENAT-TXT-106657
3 rect. bisArticle 1er

Mme Laure DARCOS

La présente proposition de loi vise à rétablir les seuils de franchise en base de TVA applicables aux micro‑entreprises tels qu’ils étaient en vigueur antérieurement à la loi de finances pour 2025. Or, les très petites entreprises du bâtiment ont des spécificités particulières. Il a en effet maintes fois été démontré que, dans ce secteur, le régime de la micro‑entreprise était à l’origine d’un déséquilibre concurrentiel important au détriment des artisans. Ce déséquilibre s’est accentué avec l’ouverture du dispositif à l’échelle européenne depuis le 1er janvier dernier. En outre, l’Urssaf a récemment mis en exergue le risque de travail illégal associé à la micro‑entreprise du bâtiment. Encadrer davantage cette dernière par un seuil de franchise en base de TVA spécifique permettra de garantir la sécurité des consommateurs, d’éviter un contournement du droit du travail, de lutter contre le travail illégal et de réduire le risque de sinistres faute de qualification. L’objet du présent amendement est de ramener le seuil de franchise de base de TVA à 25 000 euros pour les seules activités de BTP exercées sous le régime de la micro‑entreprise.

Déposé le 23 oct. 2025SENAT-TXT-106657
2 rect. terArticle 1er

M. BURGOA

Le régime de la franchise en base TVA permet aux petites entreprises (micro‑entreprises) dans la limite d’un plafond de chiffre d’affaires de facturer leurs ventes et/ou prestations de services sans TVA. Les contours de ce régime ont été profondément modifiés par l’article 82 de la loi de finances pour 2024, qui transposait la directive UE/2020/285 du 18 février 2020 dont l’objet est d’harmoniser au sein de l’Union Européenne les règles applicables aux petites entreprises, ainsi que par l’article 32 de loi de finances pour 2025. L’adoption de nouvelles règles internes s’est traduite par une ouverture du régime de la franchise en base de TVA aux petites entreprises étrangères pour leurs opérations réalisées en France, sous réserve de respecter un CA européen inférieur à 100 K €. La réciproque est vraie pour les entreprises françaises pour leurs travaux réalisés dans les autres États membres. Par ailleurs, ces entreprises étrangères n’ont aucune obligation d’identification en France. Force est de constater que le régime de TVA applicable aux microentreprises est déjà source de concurrence déloyale. Il permet à certaines entreprises d’avoir un avantage concurrentiel par rapport aux entreprises qui facturent avec TVA spécialement dans le domaine des prestations de services. Ce déséquilibre concurrentiel est renforcé par l’ouverture du régime aux petites entreprises étrangères et par le risque de fraude supplémentaire qui impacte déjà fortement le secteur du BTP, comme l’Urssaf le soulignait dans une communication de mars 2025. Cet amendement vise donc à tenir compte de ces difficultés sectorielles propres au bâtiment et aux travaux publics en mettant en place un seuil dérogatoire applicable à ce seul secteur, conformément, d’ailleurs, aux règles communautaires.

Déposé le 23 oct. 2025SENAT-TXT-106657
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Déposé le 22 oct. 2025SENAT-TXT-106657
1 rect. quater
SENAT-TXT-106657