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Projet de loi constitutionnelle portant modification du corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie

En clair

RÉSUMÉ Ce projet de loi constitutionnelle modifie les règles du corps électoral pour les élections au Congrès et aux assemblées de province de Nouvelle-Calédonie. Il rend permanentes les conditions d'éligibilité des électeurs pour ces scrutins locaux, tout en permettant des ajustements futurs par une simple loi en cas d'accord entre les parties. Un amendement adopté clarifie également les modalités de publicité des procès-verbaux des séances, facilitant leur diffusion par voie électronique ou affichage. Ces changements visent à encadrer durablement le corps électoral calédonien, mais leur impact dépendra des modalités pratiques d'application. Les citoyens concernés pourraient voir évoluer les conditions pour participer aux élections locales, avec une possible influence sur la représentation politique en Nouvelle-Calédonie. --- POSITIONS Le groupe UMP [droite] a voté massivement en faveur du texte, avec 122 voix pour et aucune opposition, montrant un soutien sans réserve. Le groupe SOC [centre gauche] s'est opposé à une très grande majorité, avec 61 voix contre et seulement 1 pour, indiquant une opposition ferme au projet. L'UC [centre] a largement soutenu le texte, avec 51 voix pour contre 1 contre et 2 abstentions, reflétant une position très favorable. Le groupe RTLI [centre droit] a également voté pour à l'unanimité, avec 19 voix pour, tandis que la CRC [gauche] s'est opposée à l'unanimité, avec 17 voix contre. LREM [centre] a majoritairement soutenu le texte, avec 17 voix pour contre 0 contre et 2 abstentions. Le groupe GEST [gauche] s'est opposé à l'unanimité, avec 16 voix contre. Enfin, le RDSE [centre] a voté en faveur du texte, avec 11 voix pour contre 2 contre et 3 abstentions.

Résumé généré par IA
4
Scrutins
3
Adoptés
1
Rejeté
10
Amendements
3 adoptés1 rejeté
9

M. Christian REDON-SARRAZY, M. Franck MONTAUGÉ, Mme Viviane ARTIGALAS, M. Denis BOUAD, M. Rémi CARDON, M. Serge MÉRILLOU, M. Jean-Jacques MICHAU, M. Sebastien PLA, M. Lucien STANZIONE, M. Jean-Claude TISSOT, M. Patrick KANNER

Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à rétablir l'alinéa 8, supprimé à l'Assemblée nationale, prévoyant la condition d'être à jour depuis au moins de 6 mois de ses cotisations sociales pour pouvoir être candidats aux élections à la Mutualité sociale agricole.

Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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M. Christian REDON-SARRAZY, M. Franck MONTAUGÉ, Mme Viviane ARTIGALAS, M. Denis BOUAD, M. Rémi CARDON, M. Serge MÉRILLOU, M. Jean-Jacques MICHAU, M. Sebastien PLA, M. Lucien STANZIONE, M. Jean-Claude TISSOT, M. Patrick KANNER

Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à prévoir des sanctions forfaitaires en cas de non-publication des procès-verbaux des chambres d'agriculture. Il est proposé de retenir le montant applicable pour les contraventions de cinquième classe, soit 1500€ ou 3000€ en cas de récidive.

Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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M. Christian REDON-SARRAZY, M. Franck MONTAUGÉ, Mme Viviane ARTIGALAS, M. Denis BOUAD, M. Rémi CARDON, M. Serge MÉRILLOU, M. Jean-Jacques MICHAU, M. Sebastien PLA, M. Lucien STANZIONE, M. Jean-Claude TISSOT, M. Patrick KANNER

Cet amendement des sénateurs du groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER) vise à assortir l'obligation de déport prévue à l'article 1er d'une sanction. Une obligation qui ne serait pas assortie d'une sanction en cas de non-respect n'aura aucun effet dissuasif. Le présent amendement prévoit donc qu'en cas de non-respect de ne pas participer aux travaux ou aux délibérations, une contravention de troisième classe est appliquée.

Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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M. Daniel SALMON, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Guy BENARROCHE, M. Étienne BLANC, M. Ronan DANTEC, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Monique de MARCO, Mme Mélanie VOGEL, Mme Anne SOUYRIS, Mme Ghislaine SENÉE, Mme Raymonde PONCET MONGE, Mme Mathilde OLLIVIER, M. Akli MELLOULI

Cet amendement vise à engager la transition vers un système de scrutin proportionnel aux élections professionnelles agricoles, afin de renforcer le pluralisme dans les chambres d’agriculture. Il propose ainsi la remise d’un rapport évaluant l’opportunité d’adapter les règles d’élection des représentants des chambres d’agriculture en réduisant progressivement la prime majoritaire attribuée à la liste arrivée en tête, pour atteindre progressivement un système à la proportionnelle intégrale.

Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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M. Daniel SALMON, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Guy BENARROCHE, M. Grégory BLANC, M. Ronan DANTEC, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Monique de MARCO, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, Mme Ghislaine SENÉE, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

Pour les auteurs de cet amendement le terme « conditions de publication » laisse penser que le règlement intérieur fixera la possibilité ou non de diffuser les procès-verbaux, ce qui est une formulation très restrictive et gage de peu de transparence. Le terme « modalités de publicité » permet au contraire d’assurer la diffusion du procès-verbal tout en laissant le choix du mode de publicité : voie électronique, affichage ou papier. A ce jour, l’article R. 511-59 du code rural dispose que « Les séances des chambres d'agriculture ne sont pas publiques mais les chambres peuvent décider la publication de leurs procès-verbaux ». Ainsi, la publicité des travaux préviendra les potentiels conflits d’intérêts de certains membres et rendra le dispositif plus transparent.

Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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M. Daniel SALMON, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Guy BENARROCHE, M. Grégory BLANC, M. Ronan DANTEC, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Monique de MARCO, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, Mme Ghislaine SENÉE, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

Le présent amendement vise à remédier aux insuffisances actuelles en matière de gouvernance des Chambres d’agriculture, concernant notamment le respect des obligations de déport pour prévenir les conflits d’intérêts. En proposant l’obligation d’adopter un règlement intérieur garantissant le pluralisme et la transparence, cet amendement vise à pallier ces faiblesses structurelles. Il permettrait d’assurer une représentation équilibrée des différentes organisations agricoles et une traçabilité des délibérations et décisions prises. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de modernisation et de démocratisation des Chambres d’agriculture, tout en renforçant leur légitimité et leur exemplarité auprès du monde agricole et de la société civile.

Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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M. Daniel SALMON, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Guy BENARROCHE, M. Grégory BLANC, M. Ronan DANTEC, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Monique de MARCO, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, Mme Ghislaine SENÉE, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

L’article 1er du texte ouvre la possibilité pour une personne impliquée dans la vente de produits phytosanitaires d’exercer un mandat de président, de membre du bureau ou de membre du conseil d’administration de Chambres d’agriculture France. Ce même article prévoit une obligation de déport pour ces personnes sur les travaux ou délibérations concernant l’activité de conseil à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques. Afin de garantir l’effectivité de cette obligation, cet amendement propose d’introduire un régime de sanctions applicables en cas de non-respect. En instaurant ces mesures, l’amendement répond aux risques de conflits d’intérêts que pourrait engendrer la coexistence, au sein d’une même instance, de membres exerçant conjointement des activités de vente et de conseil en matière de produits phytosanitaires. Il vise à préserver l’impartialité des missions des chambres d’agriculture et à renforcer la confiance dans leur fonctionnement, plus que jamais nécessaire dans un contexte d'abstention grandissante lors des élections des chambres d'agriculture.

Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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M. Daniel SALMON, Mme Antoinette GUHL, M. Yannick JADOT, M. Guy BENARROCHE, M. Étienne BLANC, M. Ronan DANTEC, M. Thomas DOSSUS, M. Jacques FERNIQUE, M. Guillaume GONTARD, Mme Monique de MARCO, M. Akli MELLOULI, Mme Mathilde OLLIVIER, Mme Raymonde PONCET MONGE, Mme Ghislaine SENÉE, Mme Anne SOUYRIS, Mme Mélanie VOGEL

Cet amendement vise à supprimer l’article 1er de cette proposition de loi, qui instaure une dérogation à la règle de non-cumul des mandats qui interdit à une même personne d’exercer des fonctions exécutives au sein d’entités impliquées dans la vente de produits phytopharmaceutiques tout en siégeant dans les organes de direction des Chambres d’agriculture. La disposition en question repose sur un principe fondamental de séparation stricte entre les activités de vente et de conseil en produits phytopharmaceutiques. Cette séparation est cruciale pour préserver l’indépendance des politiques publiques d’accompagnement et de réduction de l’usage des pesticides, conformément aux engagements européens et nationaux. La règle de non-cumul, bien qu’elle puisse être contournée dans certains cas, demeure un principe sain et nécessaire pour prévenir tout conflit d’intérêts ou influence excessive des distributeurs de produits phytopharmaceutiques au sein des Chambres d’agriculture. En pratique, cette interdiction n’a pas entravé le fonctionnement des instances agricoles. Les Chambres d’agriculture et les syndicats disposent d’un vivier suffisant d’élus pour répartir les responsabilités sans avoir recours au cumul des fonctions. Remettre en cause cette interdiction risquerait non seulement de fragiliser les avancées introduites par la loi Égalim, mais également d’exposer la France à une mise en infraction vis-à-vis du cadre réglementaire européen. Par ailleurs, les dispositifs transitoires ayant permis, sous conditions, le cumul des fonctions n’ont pas démontré leur pertinence. Au contraire, ces dérogations ont freiné la mise en œuvre d’une politique ambitieuse et cohérente de réduction de l’usage des pesticides au sein des Chambres d’agriculture. Maintenir une séparation stricte entre ces fonctions est donc indispensable pour garantir la crédibilité et l’efficacité des mesures d’accompagnement des agriculteurs dans leur transition agroécologique.

Déposé le 3 févr. 2025SENAT-TXT-106381
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M. François-Noël BUFFET

Le présent sous-amendement vise à mieux concilier l’impératif d’un dégel du corps électoral pour les élections provinciales et du congrès de la Nouvelle-Calédonie avec la nécessité de promouvoir la voie d’un accord tripartite consensuel comme mode principal de définition de l’évolution politique et institutionnelle de la Nouvelle‑Calédonie. Pour ce faire, il propose une inversion de la logique proposée dans l’amendement n°4. Ainsi, à titre principal, il supprime le caractère "transitoire" de l’application des critères du dégel du corps électoral afin de permettre l’application de ces critères à l’ensemble des prochains scrutins provinciaux et pour le congrès de la Nouvelle-Calédonie. En contrepartie, il propose, en cas d’accord entre les parties au dossier calédonien sur d’autres critères que ceux énoncés dans le nouvel article 77-1 de la Constitution, de les modifier, à l’avenir, par une simple loi organique et non une révision constitutionnelle. Seuls les critères d’admission au corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province pourront être modifiés selon cette procédure, le présent sous-amendement ne permettrait pas de déroger aux principes, aujourd’hui majoritairement consensuels, d’un corps électoral restreint et "glissant" pour les élections aux provinces et au congrès de la Nouvelle-Calédonie.

Déposé le 25 mars 2024SENAT-TXT-106035