Projet de loi portant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l’emploi des salariés expérimentés et relatif à l’évolution du dialogue social
En clair
RÉSUMÉ Ce projet de loi transpose en droit français des accords nationaux interprofessionnels visant à favoriser l’emploi des salariés expérimentés, notamment ceux de plus de 50 ans, en encourageant les entreprises à les recruter ou à les maintenir dans l’emploi. Plusieurs mesures ont été adoptées, comme la création d’une "période de reconversion" pour faciliter les changements de carrière, ainsi que des ajustements sur les cotisations chômage pour certaines entreprises. En revanche, des propositions plus contraignantes, comme des sanctions financières pour les entreprises ne respectant pas les engagements ou une définition stricte des "salariés expérimentés", ont été rejetées. Le texte modernise aussi le dialogue social en renforçant le rôle des partenaires sociaux. Pour les citoyens, cela pourrait améliorer les opportunités d’emploi pour les seniors et faciliter les reconversions professionnelles, mais avec des mesures moins incitatives que prévu initialement. Le Rassemblement National [extrême droite] a voté massivement en faveur du texte, avec 75 voix pour et aucune opposition, montrant un soutien sans réserve à l’ensemble des mesures. Le groupe Ensemble pour la République [centre] a également adopté une position très favorable, avec 42 voix pour. À gauche, La France Insoumise - Nouveau Front Populaire [gauche] s’est opposée au projet, avec 34 voix contre et seulement 1 pour, marquant un rejet clair des orientations prises. Les Horizons [centre droit] ont voté à l’unanimité pour, avec 23 voix, tout comme le groupe Socialistes [centre gauche] (16 pour) et Démocrate [centre] (13 pour). Les Républicains [droite] ont aussi soutenu le texte à l’unanimité (13 pour). Certains groupes ont adopté des positions nuancées : le groupe Écologiste [gauche] a voté pour mais avec 7 abstentions, tandis que le groupe Gauche Démocrate et Républicaine [extrême gauche] s’est abstenu totalement (4 abstentions).
Résumé généré par IAportant transposition des accords nationaux interprofessionnels en faveur de l'emploi des salariés expérimentés et relatif à l'évolution du dialogue social
Publiée au Journal officiel le 24 octobre 2025
le Gouvernement
Cet amendement vise à transposer strictement l’article 2 de l’ANI en faveur des transitions et reconversions professionnelles s’agissant du pilotage des fonds pour le financement du projet de transition professionnelle (PTP). Il permet donc de revenir sur certaines dispositions issues de la CMP, lesquelles n’ont pu retranscrire que de manière imparfaite l’accord des partenaires sociaux en raison des règles de recevabilité financière s’appliquant aux propositions parlementaires. En vertu de cet amendement, le financement du PTP serait transféré de l’opérateur France compétences à l’association paritaire. Ce transfert serait effectif au 1er janvier 2027. La gestion de fonds publics par l’association Certif Pro conduit le Gouvernement à prévoir des dispositions relatives à la présence d’un commissaire du Gouvernement, au contrôle économique et financier de l’association et à l’agrément de l’association.
le Gouvernement
Coordination juridique.
le Gouvernement
Le 10 avril 2025, le Gouvernement a invité les partenaires sociaux à poursuivre les négociations qui avaient précédemment été engagées sur le fondement du document d’orientation du 22 novembre 2023 en matière de transitions professionnelles des actifs, qu’elles soient internes ou externes à l’entreprise. De plus, il a été proposé aux partenaires sociaux de réformer les dispositifs existants afin de les rendre plus incitatifs et plus lisibles pour les actifs comme pour les employeurs. Un accord national interprofessionnel (ANI) a été signé le 25 juin 2025 par les organisations professionnelles d’employeurs patronale (MEDEF, CPME et U2P) et quatre des cinq organisations syndicales de salariés représentatives au niveau national et interprofessionnel (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC). Parmi les objectifs de cet accord, figure la volonté d’instaurer un espace stratégique entre les partenaires sociaux, les régions et l’Etat afin de définir les orientations et les priorités nationales en matière d’orientation et de formations professionnelles. Le présent amendement vise ainsi à créer un conseil national, placé auprès du ministre chargé de la formation professionnelle, qui aura pour mission de : - favoriser, au niveau national, la concertation et la coordination entre les acteurs pour le développement des compétences des actifs ; - contribuer au débat public, grâce au suivi des études et des évaluations produites au niveau national et, le cas échéant, en proposant des indicateurs de suivi. Le secrétariat de cette instance sera assuré par l’association paritaire, Certif Pro, dont l’existence sera également consacrée dans la loi. Ce conseil exercera ses missions en lien avec le Comité national pour l’emploi, introduit par la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi et pourra contribuer, en tant que de besoin, à ses travaux.
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
Précision.
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Sansu et les membres du groupe Gauche Démocrate et Républicaine
Les auteurs de cet amendement s'opposent à un cofinancement systématique des actions de formation par le compte personnel de formation des salariés. Le droit à la formation professionnelle qualifiante n'a cessé d'être réduit depuis la loi de 2018 "pour la liberté de choisir son avenir professionnel". Plus récemment encore, le décret du 29 avril 2024 a fixé une participation forfaitaire obligatoire de 100 € (102,23 € en 2025) à la charge des travailleurs souhaitant utiliser leur compte personnel de formation. Permettre que le CPF puisse être mobilisé dans le cadre d'une reconversion à l'initiative de l'entreprise revient à déplacer la responsabilité de l'employeur vers le salarié et à détourner le droit du salarié à se former librement.
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
Rédactionnel (en particulier, « celle-ci » renvoie à l’entreprise, non à la période).
M. Turquois
M. Turquois
Rédactionnel (toute entreprise de moins de 50 salariés en a moins de 300).
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
Rédactionnel.
M. Turquois
Rédactionnel.
Tous les amendements ont été chargés