Proposition de loi relative à la restitution d'un bien culturel à la République de Côte d'Ivoire
En clair
RÉSUMÉ La proposition de loi DLR5L17N50882 autorise la restitution d’un bien culturel à la République de Côte d’Ivoire, sans préciser l’objet concerné. Adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, elle marque une étape concrète dans la politique française de retour des œuvres acquises pendant la colonisation. Pour les citoyens, cette mesure illustre une reconnaissance des spoliations culturelles et renforce les relations diplomatiques avec les pays africains. Le texte ne crée pas de cadre général mais répond à une demande spécifique, sans modifier les règles existantes sur la propriété des collections publiques. Son adoption unanime reflète un consensus transpartisan sur la nécessité de rectifier des injustices historiques. Tous les groupes représentés ont voté à l’unanimité en faveur de l’article unique de la proposition de loi, sans opposition ni abstention. Le Rassemblement National [extrême droite] s’est montré très favorable, tout comme La France Insoumise – Nouveau Front Populaire [gauche], Ensemble pour la République [centre], Socialistes [centre gauche], Démocrates [centre] et Écologistes [gauche]. Aucun amendement n’a été adopté, mais un texte porté par LFI-NFP [gauche] proposant un projet de loi-cadre universel sur les restitutions a été retiré, sans indication de vote contraire. Les positions des groupes sont donc alignées sur le principe de la restitution, sans divergence notable sur le texte final.
Résumé généré par IA
Loi n°2025-644
relative à la restitution d’un bien culturel à la République de Côte d’Ivoire
Consulter le texte de loi sur LégifranceM. Taché, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, M. Guiraud, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Kerbrat, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, Mme Leboucher, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lejeune, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Pilato, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier
Par cet amendement du groupe LFI-NFP, nous soulignons la nécessité d’associer les membres de la représentation nationale à l’élaboration d’un projet de loi-cadre universel relatif à la restitution des biens culturels appropriés de façon illicite tout au long de l’histoire par la France – s’inscrivant ainsi dans la logique de la présente proposition de loi. Dans une interview donnée au Figaro le 11 juin 2025, la ministre de la Culture Rachida Dati a affirmé son souhait de faire adopter « une loi-cadre relative à ces restitutions de biens culturels. C’est un texte très attendu par les États étrangers. La loi-cadre permettra, comme son nom l’indique, d’encadrer ces restitutions avec des critères et des procédures précises. Son champ sera universel. » et souligne qu’elle présentera « ce projet de loi en Conseil des ministres avant l’été. ». Néanmoins, cette annonce reste extrêmement floue, alors même que les enjeux autour de la question de la restitution sont nombreux : moyens humains et financiers dédiés à la recherche de provenance des œuvres dans les collections publiques, périmètre (notamment concernant les objets détenus dans des collections privées), niveau de contrôle du Parlement sur la nature des objets concernés et la nécessité d’associer des chercheurs et scientifiques pour garantir une démarche scientifique et culturelle face aux risques d’instrumentalisation diplomatique, garantie de l’universalité de l’accès aux oeuvres culturelles du monde entier, préservation du principe d’inaliénabilité des collections publiques... Dans ce contexte, nous considérons que l’association du Parlement aux travaux du Gouvernement est indispensable pour compléter la réflexion sur ce sujet hautement sensible. Elle est d’autant plus nécessaire que l’article L. 451‑5 du code du patrimoine consacre le principe de l’inaliénabilité des collections publiques, ce qui signifie que le Gouvernement doit actuellement nécessairement passer par l’adoption d’un texte de loi pour en faire sortir certains objets et les restituer aux États demandeurs. Le Parlement joue donc un rôle central dans ce processus, et à ce titre, doit logiquement être associé à la conception et l’élaboration des projets de loi-cadres portant sur le sujet.