Budget de l'État pour 2026
Résumé
Le projet de loi de finances pour 2026 a été définitivement adopté après un parcours législatif marqué par des rejets en première lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat, puis par l'utilisation à trois reprises de l'article 49, alinéa 3 de la Constitution par le gouvernement. Ce mécanisme constitutionnel a permis de faire adopter le texte malgré l'opposition de plusieurs groupes politiques. La loi maintient un objectif de déficit public à 5 % du PIB et a été promulguée le 19 février 2026. Elle fixe le cadre budgétaire de l'État pour l'année 2026, avec des mesures fiscales concernant notamment les très hauts patrimoines rejetées lors des débats parlementaires. Le Sénat a adopté le texte avec quelques ajustements mineurs, comme la réduction de la baisse des crédits de fonctionnement de l’Agence nationale du sport ou des modifications des compensations financières aux collectivités locales.
Enjeux
Ce budget a suscité des divisions fortes entre les groupes politiques. À l'Assemblée nationale, le groupe Ensemble pour la République [centre], majoritaire, a systématiquement soutenu le texte, tout comme la Droite Républicaine [droite], à l'exception d'une abstention sur un article. Le Rassemblement National [extrême droite] s'est opposé à la quasi-totalité des articles, tandis que La France Insoumise - Nouveau Front Populaire [gauche] a voté contre l'article liminaire et l'article 47, tout en s'abstenant sur d'autres. Les Socialistes et apparentés [centre gauche] ont adopté une position nuancée, avec des abstentions sur certains articles et des votes pour d'autres. Au Sénat, le groupe Les Républicains [droite] s'est montré très favorable au texte, contrairement au groupe Socialiste, Écologiste et Républicain [centre gauche], qui s'y est massivement opposé. L'Union Centriste [centre] et le Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants [centre] ont majoritairement soutenu le texte, tandis que les groupes de gauche radicale, comme le Communiste Républicain Citoyen et Écologiste [gauche] et Écologiste - Solidarité et Territoires [centre gauche], l'ont rejeté. Deux divergences notables sont apparues : le groupe Socialiste et apparenté [centre gauche] a voté contre le texte dans son ensemble, mais s'est abstenu sur l'article liminaire et l'article 3, tout en votant pour l'article 4 et l'article 45. De même, les Non-inscrits [centre] ont voté contre l'ensemble du texte, mais ont soutenu plusieurs articles clés, comme l'article liminaire, l'article 3 et l'article 47. Ces contradictions illustrent les tensions autour des mesures budgétaires, notamment sur les questions sociales et fiscales.
Les textes, études d'impact et rapports déposés au Parlement.
Documents officiels(55)
Les textes, études d'impact et rapports déposés au Parlement.
Pour aller plus loin(1)
Ressources de référence neutres pour situer le texte.
Dans les médias
Articles de presse sur le sujet.