Nationalisation des autoroutes en France
Résumé
Une proposition de loi visant à nationaliser les sociétés concessionnaires d'autoroutes a été rejetée au Sénat. Le texte prévoyait de transférer la propriété de ces entreprises à l'État et d'affecter leurs dividendes à un fonds public dédié aux infrastructures de transport. Aucun article n'a été adopté, et la procédure législative est désormais close. Les sociétés d'autoroutes restent donc sous le régime de concession privée, et les recettes des péages continuent de revenir aux entreprises concernées. Aucune mesure n'a été retenue pour rediriger ces fonds vers un usage public.
Enjeux
Ce sujet oppose une vision où l'État reprend le contrôle des infrastructures stratégiques à une logique de gestion privée. Le groupe CRC [gauche] a été le seul à soutenir systématiquement le texte, votant pour tous les articles. À l'inverse, les groupes UMP [droite], SOC [centre gauche], UC [centre], LREM [centre] et RTLI [centre] se sont opposés de manière unanime à l'ensemble des articles. Le groupe RDSE [centre] a montré une nuance en s'abstenant sur l'article 3, tout en rejetant les deux autres. La nationalisation aurait pu permettre de financer davantage les transports publics ou les infrastructures routières, mais elle a été jugée incompatible avec la gestion actuelle par une majorité de sénateurs. Les opposants estiment que cette mesure aurait pu fragiliser le modèle économique des concessions ou augmenter les coûts pour les usagers. Les partisans y voyaient un moyen de mieux contrôler les tarifs des péages et de réinvestir les bénéfices dans l'entretien du réseau.
Ressources de référence neutres pour situer le texte.
Pour aller plus loin(1)
Ressources de référence neutres pour situer le texte.
Dans les médias
Articles de presse sur le sujet.