Interdiction des services sexuels virtuels personnalisés et lutte contre le proxénétisme en ligne
Résumé
Ce texte de loi vise à interdire l'achat de services sexuels virtuels personnalisés, c'est-à-dire des interactions à caractère sexuel payantes réalisées via internet ou des plateformes numériques. Il cherche aussi à renforcer la lutte contre le proxénétisme en ligne en encadrant davantage ces pratiques. Le Sénat a adopté la proposition sans modification le 10 février 2026, mais la loi n'est pas encore promulguée. Si elle entre en vigueur, elle pourrait modifier les règles applicables aux interactions sexuelles rémunérées sur internet.
Enjeux
Ce sujet soulève des questions sur la protection des personnes vulnérables face à l'exploitation sexuelle en ligne et sur la régulation des plateformes numériques. Les groupes politiques ont des positions très tranchées : l'UMP [droite] et l'UC [centre] ont voté à l'unanimité ou quasi-unanimité en faveur du texte, tout comme le RDSE [centre], LREM [centre] et le RTLI [centre]. À l'inverse, le SOC [centre gauche] s'y est opposé en bloc, tandis que la CRC [gauche] s'est abstenue en bloc. Le GEST [centre gauche] a montré une légère divergence avec une abstention et un vote contre sur un article. Aucun groupe ne s'est opposé au texte sans voter contre, et aucun groupe de gauche n'a soutenu le texte. Les enjeux portent donc sur l'équilibre entre la lutte contre l'exploitation sexuelle et les libertés individuelles, avec des clivages politiques marqués entre droite/centre et gauche.
Les textes, études d'impact et rapports déposés au Parlement.
Documents officiels(1)
Les textes, études d'impact et rapports déposés au Parlement.
Pour aller plus loin(1)
Ressources de référence neutres pour situer le texte.
Dans les médias
Articles de presse sur le sujet.