Proposition de loi visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes du chlordécone
Commissions saisies
En clair
Ce dossier législatif porte sur une proposition de loi visant à reconnaître officiellement la responsabilité de l'État dans l'utilisation du chlordécone, un pesticide toxique massivement employé aux Antilles françaises entre 1972 et 1993, malgré ses effets nocifs avérés sur la santé. Le texte prévoit également la mise en place d'un mécanisme d'indemnisation pour les victimes, notamment en Martinique et en Guadeloupe, où la pollution des sols et des eaux a causé des cancers et d'autres maladies. Après son adoption en première lecture à l'Assemblée nationale, le projet a été transmis au Sénat pour examen, puis définitivement adopté après une navette parlementaire. La loi, une fois promulguée, permettra aux personnes exposées au chlordécone de demander réparation, marquant une étape symbolique et concrète dans la reconnaissance des préjudices subis. Ce texte s'inscrit dans un contexte de lutte contre les scandales sanitaires liés à des produits chimiques, après des décennies de mobilisation des associations de victimes. Le groupe UMP (Les Républicains) [droite] s'est montré très favorable au texte, votant systématiquement pour l'ensemble du projet de loi ainsi que pour l'article 1er, avec une seule abstention et un seul vote contre sur des amendements spécifiques. Le groupe SOC (Socialiste, Écologiste et Républicain) [centre gauche] a également soutenu le texte dans son ensemble, mais s'est abstenu en bloc lors du vote sur la demande de seconde délibération de l'article 1er, marquant une nuance dans sa position. Le groupe UC (Union Centriste) [centre] a adopté une attitude très favorable, votant pour l'ensemble du texte et pour l'article 1er, avec seulement une abstention sur la seconde délibération. Le groupe RTLI (Les Indépendants - République et Territoires) [centre] a affiché une position très favorable, votant pour l'ensemble du texte et pour l'article 1er sans réserve. Le groupe CRC (Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky) [gauche] a soutenu le texte dans son ensemble, mais s'est abstenu lors du vote sur la seconde délibération de l'article 1er, reflétant une divergence interne. Le groupe LREM (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants) [centre] s'est abstenu sur l'ensemble du texte, mais a voté contre la demande de seconde délibération de l'article 1er, montrant une opposition claire sur cet aspect précis. Le groupe GEST (Écologiste - Solidarité et Territoires) [centre gauche] a voté pour l'ensemble du texte, mais s'est opposé à la seconde délibération de l'article 1er, illustrant une position nuancée. Enfin, le groupe RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) [centre] a globalement soutenu le texte, mais s'est majoritairement abstenu lors du vote sur la seconde délibération de l'article 1er, indiquant une division sur ce point.
Résumé généré par IALoi n°2026-491
Publiée au Journal officiel le 12 juin 2026