Protection renforcée des droits des travailleuses enceintes et allaitantes
Résumé
Une proposition de loi visant à améliorer les conditions de travail des femmes enceintes et allaitantes a été rejetée par l'Assemblée nationale. Ce texte prévoyait notamment des aménagements spécifiques pour ces salariées et des normes contre les perturbateurs endocriniens. Sans adoption, les employeurs ne sont pas tenus de mettre en place ces protections supplémentaires. Les travailleuses ne bénéficient donc pas de ces nouvelles règles pour l'instant. Le rejet concerne l'ensemble du texte, y compris les articles proposant ces mesures.
Enjeux
Ce sujet oppose clairement les groupes politiques sur la question de la protection des droits des travailleuses. Le groupe SOC [centre gauche], CRC [gauche] et GEST [gauche] ont voté en faveur de l'ensemble du texte et de chaque article, montrant un soutien marqué à ces mesures. À l'inverse, les groupes UMP [droite], UC [centre], LREM [centre] et RTLI [centre droit] ont majoritairement rejeté le texte, avec des votes systématiquement contre. Le groupe RTLI [centre droit] s'est cependant abstenu majoritairement sur les articles 1 et 2, tout en votant contre l'ensemble du texte. Aucun groupe n'a montré de divergence entre son vote sur l'ensemble du texte et ses votes par article. Ce rejet reflète un désaccord profond sur l'opportunité d'imposer des obligations supplémentaires aux employeurs en matière de santé au travail des femmes enceintes et allaitantes.
Articles de presse sur le sujet.
Dans les médias
Articles de presse sur le sujet.