Proposition de loi visant à lever dans les territoires d'outre-mer l'interdiction de recherche, d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures
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En clair
Cette proposition de loi vise à autoriser la recherche, l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures (pétrole, gaz) dans les territoires d'outre-mer, où ces activités étaient auparavant interdites. L'Assemblée nationale a adopté un article central levant cette interdiction, mais a également rejeté des amendements écologistes et communistes cherchant à la maintenir. La suppression d'un article limitant la production à la consommation nationale a bloqué temporairement le processus législatif. Si le texte est définitivement adopté, cela pourrait ouvrir la voie à de nouveaux projets industriels dans ces régions, avec des conséquences économiques et environnementales encore incertaines pour les populations locales. Le groupe UMP (Les Républicains) [droite] s'est montré très favorable au texte, votant systématiquement pour à chaque étape, sans aucune abstention. Le groupe SOC (Socialiste, Écologiste et Républicain) [centre gauche] s'est opposé de manière unanime, rejetant le texte dans son ensemble et sur chaque article clé. L'UC (Union Centriste) [centre] a adopté une position très favorable, votant pour l'ensemble du texte et sur l'article 1er sans exception. Le groupe RTLI (Les Indépendants - République et Territoires) [centre droit] a également soutenu le texte, avec une seule abstention sur l'article 1er. LREM (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants) [centre] a voté en bloc pour le texte et sur l'article 1er, sans aucune opposition ni abstention. Les groupes CRC (Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky) [gauche] et GEST (Écologiste - Solidarité et Territoires) [gauche] se sont systématiquement opposés, tant sur l'ensemble du texte que sur l'article 1er. Le RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen) [centre] a affiché une position très divisée, avec des votes contre, pour et des abstentions, tant sur l'ensemble du texte que sur l'article 1er. Aucune divergence n'a été observée entre les votes sur l'ensemble du texte et ceux sur les articles fournis.
Résumé généré par IALE GOUVERNEMENT
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Correction d’une erreur de référence.
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M. Philippe GROSVALET, Mme Sophie BRIANTE GUILLEMONT, M. Henri CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, M. Raphaël DAUBET, M. Bernard FIALAIRE, M. André GUIOL, M. Jean-Yves ROUX
Cette proposition de loi revient sur un choix politique clair posé en 2017 avec la loi Hulot : la France a décidé de sortir de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures, y compris en mer et en outre‑mer, pour être cohérente avec l’Accord de Paris et la trajectoire de neutralité climatique. Cette PPL va à l’encontre de ces démarches en proposant de ré‑ouvrir une brèche en autorisant ou en encadrant à nouveau la production, alors que les outre‑mer sont en première ligne de la crise climatique et abritent des écosystèmes d’une extrême fragilité (récifs, mangroves, zones de pêche artisanale), qui seraient exposés à des risques majeurs de marées noires, de pollutions chroniques et de destructions irréversibles. Relancer la filière fossile détournerait en outre des investissements indispensables vers la sobriété, le renouvelable et l’autonomie énergétique des territoires ultramarins, là où se joue la véritable souveraineté. Il est par ailleurs important de souligner qu’aucun gisement exploitable n’a été découvert au large de la Guyane. En outre, devant notre même assemblée, en 2024, Patrick Pouyanné, PDG de Total, indiquait “qu’il n’y avait pas d’hydrocarbures en France”. Il faut en prendre acte et ne pas ré‑accorder la possibilité d’explorations ou de concessions alors même que nous savons notre sol pauvre en fossiles. Enfin, ce texte s’inscrit, de plus, dans une dynamique internationale inquiétante, à l’image des annonces de l’administration Trump ouvrant des dizaines de nouvelles concessions offshore et plus de 500 millions d’hectares à l’exploration pétrolière et gazière, dans un geste de fuite en avant fossile massivement contesté. La France ne doit pas suivre ce modèle, même à une autre échelle : elle doit refuser ce mimétisme, maintenir l’intégrité de la loi Hulot et mettre un coup d’arrêt au détricotage progressif de nos protections environnementales. Pour toutes ces raisons – climatiques, environnementales, économiques et politiques – il est proposé de supprimer cet article, comme l’autre article de la proposition de loi qui participe de la même remise en cause, afin de préserver un cap clair de sortie des hydrocarbures pour l’ensemble des territoires de la République.
M. Philippe GROSVALET, Mme Sophie BRIANTE GUILLEMONT, M. Henri CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE, M. Raphaël DAUBET, M. Bernard FIALAIRE, M. André GUIOL, M. Jean-Yves ROUX
Cette proposition de loi revient sur un choix politique clair posé en 2017 avec la loi Hulot : la France a décidé de sortir de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures, y compris en mer et en outre‑mer, pour être cohérente avec l’Accord de Paris et la trajectoire de neutralité climatique. Cette PPL va à l’encontre de ces démarches en proposant de ré‑ouvrir une brèche en autorisant ou en encadrant à nouveau la production, alors que les outre‑mer sont en première ligne de la crise climatique et abritent des écosystèmes d’une extrême fragilité (récifs, mangroves, zones de pêche artisanale), qui seraient exposés à des risques majeurs de marées noires, de pollutions chroniques et de destructions irréversibles. Relancer la filière fossile détournerait en outre des investissements indispensables vers la sobriété, le renouvelable et l’autonomie énergétique des territoires ultramarins, là où se joue la véritable souveraineté. Il est par ailleurs important de souligner qu’aucun gisement exploitable n’a été découvert au large de la Guyane. En outre, devant notre même assemblée, en 2024, Patrick Pouyanné, PDG de Total, indiquait “qu’il n’y avait pas d’hydrocarbures en France”. Il faut en prendre acte et ne pas ré‑accorder la possibilité d’explorations ou de concessions alors même que nous savons notre sol pauvre en fossiles. Enfin, ce texte s’inscrit, de plus, dans une dynamique internationale inquiétante, à l’image des annonces de l’administration Trump ouvrant des dizaines de nouvelles concessions offshore et plus de 500 millions d’hectares à l’exploration pétrolière et gazière, dans un geste de fuite en avant fossile massivement contesté. La France ne doit pas suivre ce modèle, même à une autre échelle : elle doit refuser ce mimétisme, maintenir l’intégrité de la loi Hulot et mettre un coup d’arrêt au détricotage progressif de nos protections environnementales. Pour toutes ces raisons – climatiques, environnementales, économiques et politiques – il est proposé de supprimer cet article, comme l’autre article de la proposition de loi qui participe de la même remise en cause, afin de préserver un cap clair de sortie des hydrocarbures pour l’ensemble des territoires de la République.
M. GROSVALET
Cette proposition de loi revient sur un choix politique clair posé en 2017 avec la loi Hulot : la France a décidé de sortir de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures, y compris en mer et en outre‑mer, pour être cohérente avec l’Accord de Paris et la trajectoire de neutralité climatique. Cette PPL va à l’encontre de ces démarches en proposant de ré‑ouvrir une brèche en autorisant ou en encadrant à nouveau la production, alors que les outre‑mer sont en première ligne de la crise climatique et abritent des écosystèmes d’une extrême fragilité (récifs, mangroves, zones de pêche artisanale), qui seraient exposés à des risques majeurs de marées noires, de pollutions chroniques et de destructions irréversibles. Relancer la filière fossile détournerait en outre des investissements indispensables vers la sobriété, le renouvelable et l’autonomie énergétique des territoires ultramarins, là où se joue la véritable souveraineté. Il est par ailleurs important de souligner qu’aucun gisement exploitable n’a été découvert au large de la Guyane. En outre, devant notre même assemblée, en 2024, Patrick Pouyanné, PDG de Total, indiquait “qu’il n’y avait pas d’hydrocarbures en France”. Il faut en prendre acte et ne pas ré‑accorder la possibilité d’explorations ou de concessions alors même que nous savons notre sol pauvre en fossiles. Enfin, ce texte s’inscrit, de plus, dans une dynamique internationale inquiétante, à l’image des annonces de l’administration Trump ouvrant des dizaines de nouvelles concessions offshore et plus de 500 millions d’hectares à l’exploration pétrolière et gazière, dans un geste de fuite en avant fossile massivement contesté. La France ne doit pas suivre ce modèle, même à une autre échelle : elle doit refuser ce mimétisme, maintenir l’intégrité de la loi Hulot et mettre un coup d’arrêt au détricotage progressif de nos protections environnementales. Pour toutes ces raisons – climatiques, environnementales, économiques et politiques – il est proposé de supprimer cet article, comme l’autre article de la proposition de loi qui participe de la même remise en cause, afin de préserver un cap clair de sortie des hydrocarbures pour l’ensemble des territoires de la République.
M. GROSVALET
Cette proposition de loi revient sur un choix politique clair posé en 2017 avec la loi Hulot : la France a décidé de sortir de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures, y compris en mer et en outre‑mer, pour être cohérente avec l’Accord de Paris et la trajectoire de neutralité climatique. Cette PPL va à l’encontre de ces démarches en proposant de ré‑ouvrir une brèche en autorisant ou en encadrant à nouveau la production, alors que les outre‑mer sont en première ligne de la crise climatique et abritent des écosystèmes d’une extrême fragilité (récifs, mangroves, zones de pêche artisanale), qui seraient exposés à des risques majeurs de marées noires, de pollutions chroniques et de destructions irréversibles. Relancer la filière fossile détournerait en outre des investissements indispensables vers la sobriété, le renouvelable et l’autonomie énergétique des territoires ultramarins, là où se joue la véritable souveraineté. Il est par ailleurs important de souligner qu’aucun gisement exploitable n’a été découvert au large de la Guyane. En outre, devant notre même assemblée, en 2024, Patrick Pouyanné, PDG de Total, indiquait “qu’il n’y avait pas d’hydrocarbures en France”. Il faut en prendre acte et ne pas ré‑accorder la possibilité d’explorations ou de concessions alors même que nous savons notre sol pauvre en fossiles. Enfin, ce texte s’inscrit, de plus, dans une dynamique internationale inquiétante, à l’image des annonces de l’administration Trump ouvrant des dizaines de nouvelles concessions offshore et plus de 500 millions d’hectares à l’exploration pétrolière et gazière, dans un geste de fuite en avant fossile massivement contesté. La France ne doit pas suivre ce modèle, même à une autre échelle : elle doit refuser ce mimétisme, maintenir l’intégrité de la loi Hulot et mettre un coup d’arrêt au détricotage progressif de nos protections environnementales. Pour toutes ces raisons – climatiques, environnementales, économiques et politiques – il est proposé de supprimer cet article, comme l’autre article de la proposition de loi qui participe de la même remise en cause, afin de préserver un cap clair de sortie des hydrocarbures pour l’ensemble des territoires de la République.
M. Vincent LOUAULT au nom de commission des affaires économiques
Amendement de coordination visant à tenir compte de l’extension du dispositif à Saint‑Pierre‑et‑Miquelon, adoptée en commission sur la proposition de l’auteur de la proposition de loi.
M. Vincent LOUAULT au nom de commission des affaires économiques
Amendement de coordination visant à tenir compte de l’extension du dispositif à Saint‑Pierre‑et‑Miquelon, adoptée en commission sur la proposition de l’auteur de la proposition de loi.
M. Vincent LOUAULT au nom de commission des affaires économiques
Cet amendement vise à supprimer le plafond de production d’hydrocarbures prévu à cet article pour trois raisons. Premièrement, cette disposition est fragile sur le plan juridique. En effet, l’autorité concédante doit veiller à l’équilibre économique du contrat de concession qu’elle a conclu. Or, dans le dispositif proposé, un texte réglementaire pourrait interdire à un opérateur de tirer les bénéfices de sa concession au motif que la production totale de l’ensemble des opérateurs est susceptible de dépasser la consommation nationale annuelle. Deuxièmement, une telle disposition serait difficile à mettre en œuvre puisqu’elle supposerait de fixer des quotas de production par opérateur. Troisièmement, cette disposition semble contraire à l’effet recherché en ce qu’elle pourrait dissuader les entreprises potentiellement intéressées par l’obtention d’un permis d’exploration d’entreprendre cette démarche au regard des restrictions imposées aux futurs producteurs.
M. Vincent LOUAULT au nom de commission des affaires économiques
Cet amendement vise à supprimer le plafond de production d’hydrocarbures prévu à cet article pour trois raisons. Premièrement, cette disposition est fragile sur le plan juridique. En effet, l’autorité concédante doit veiller à l’équilibre économique du contrat de concession qu’elle a conclu. Or, dans le dispositif proposé, un texte réglementaire pourrait interdire à un opérateur de tirer les bénéfices de sa concession au motif que la production totale de l’ensemble des opérateurs est susceptible de dépasser la consommation nationale annuelle. Deuxièmement, une telle disposition serait difficile à mettre en œuvre puisqu’elle supposerait de fixer des quotas de production par opérateur. Troisièmement, cette disposition semble contraire à l’effet recherché en ce qu’elle pourrait dissuader les entreprises potentiellement intéressées par l’obtention d’un permis d’exploration d’entreprendre cette démarche au regard des restrictions imposées aux futurs producteurs.
M. Victorin LUREL, Mme Catherine CONCONNE, M. Stéphane FOUASSIN
Le présent amendement propose une réécriture de l’article 2 de la présente proposition de loi afin d’éviter une rédaction malthusienne qui limiterait excessivement les opportunités d’exploitation ouvertes par le texte et surtout permettre que l’exploitation d’hydrocarbures se fasse dans le respect des engagements nationaux et internationaux de la France en matière climatique. Ainsi, alors que l’actuel article 2 vise à limiter, par arrêté, la production annuelle d’hydrocarbures au niveau prévisionnel de consommation nationale, cet amendement prévoit que ce plafond sera déterminé en cohérence avec les engagements internationaux climatiques de la France et la trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre définie par la stratégie nationale bas‑carbone prévue à l’article L. 222‑1 B du code de l’environnement. Cette rédaction permet ainsi un encadrement réaliste et équilibré de la réouverture de la possibilité d’accorder une autorisation d’exploitation des hydrocarbures permise par l’article 1er de la PPL en conciliant les objectifs de production au nécessaire respect des engagements nationaux et internationaux de la France en matière écologiques.
M. LUREL
Le présent amendement propose une réécriture de l’article 2 de la présente proposition de loi afin d’éviter une rédaction malthusienne qui limiterait excessivement les opportunités d’exploitation ouvertes par le texte et surtout permettre que l’exploitation d’hydrocarbures se fasse dans le respect des engagements nationaux et internationaux de la France en matière climatique. Ainsi, alors que l’actuel article 2 vise à limiter, par arrêté, la production annuelle d’hydrocarbures au niveau prévisionnel de consommation nationale, cet amendement prévoit que ce plafond sera déterminé en cohérence avec les engagements internationaux climatiques de la France et la trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre définie par la stratégie nationale bas‑carbone prévue à l’article L. 222‑1 B du code de l’environnement. Cette rédaction permet ainsi un encadrement réaliste et équilibré de la réouverture de la possibilité d’accorder une autorisation d’exploitation des hydrocarbures permise par l’article 1er de la PPL en conciliant les objectifs de production au nécessaire respect des engagements nationaux et internationaux de la France en matière écologiques.
M. Philippe GROSVALET
Cette proposition de loi revient sur un choix politique clair posé en 2017 avec la loi Hulot : la France a décidé de sortir de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures, y compris en mer et en outre‑mer, pour être cohérente avec l’Accord de Paris et la trajectoire de neutralité climatique. Cette PPL va à l’encontre de ces démarches en proposant de ré‑ouvrir une brèche en autorisant ou en encadrant à nouveau la production, alors que les outre‑mer sont en première ligne de la crise climatique et abritent des écosystèmes d’une extrême fragilité (récifs, mangroves, zones de pêche artisanale), qui seraient exposés à des risques majeurs de marées noires, de pollutions chroniques et de destructions irréversibles. Relancer la filière fossile détournerait en outre des investissements indispensables vers la sobriété, le renouvelable et l’autonomie énergétique des territoires ultramarins, là où se joue la véritable souveraineté. Il est par ailleurs important de souligner qu’aucun gisement exploitable n’a été découvert au large de la Guyane. En outre, devant notre même assemblée, en 2024, Patrick Pouyanné, PDG de Total, indiquait “qu’il n’y avait pas d’hydrocarbures en France”. Il faut en prendre acte et ne pas ré‑accorder la possibilité d’explorations ou de concessions alors même que nous savons notre sol pauvre en fossiles. Enfin, ce texte s’inscrit, de plus, dans une dynamique internationale inquiétante, à l’image des annonces de l’administration Trump ouvrant des dizaines de nouvelles concessions offshore et plus de 500 millions d’hectares à l’exploration pétrolière et gazière, dans un geste de fuite en avant fossile massivement contesté. La France ne doit pas suivre ce modèle, même à une autre échelle : elle doit refuser ce mimétisme, maintenir l’intégrité de la loi Hulot et mettre un coup d’arrêt au détricotage progressif de nos protections environnementales. Pour toutes ces raisons – climatiques, environnementales, économiques et politiques – il est proposé de supprimer cet article, comme l’autre article de la proposition de loi qui participe de la même remise en cause, afin de préserver un cap clair de sortie des hydrocarbures pour l’ensemble des territoires de la République.
M. Philippe GROSVALET
Cette proposition de loi revient sur un choix politique clair posé en 2017 avec la loi Hulot : la France a décidé de sortir de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures, y compris en mer et en outre‑mer, pour être cohérente avec l’Accord de Paris et la trajectoire de neutralité climatique. Cette PPL va à l’encontre de ces démarches en proposant de ré‑ouvrir une brèche en autorisant ou en encadrant à nouveau la production, alors que les outre‑mer sont en première ligne de la crise climatique et abritent des écosystèmes d’une extrême fragilité (récifs, mangroves, zones de pêche artisanale), qui seraient exposés à des risques majeurs de marées noires, de pollutions chroniques et de destructions irréversibles. Relancer la filière fossile détournerait en outre des investissements indispensables vers la sobriété, le renouvelable et l’autonomie énergétique des territoires ultramarins, là où se joue la véritable souveraineté. Il est par ailleurs important de souligner qu’aucun gisement exploitable n’a été découvert au large de la Guyane. En outre, devant notre même assemblée, en 2024, Patrick Pouyanné, PDG de Total, indiquait “qu’il n’y avait pas d’hydrocarbures en France”. Il faut en prendre acte et ne pas ré‑accorder la possibilité d’explorations ou de concessions alors même que nous savons notre sol pauvre en fossiles. Enfin, ce texte s’inscrit, de plus, dans une dynamique internationale inquiétante, à l’image des annonces de l’administration Trump ouvrant des dizaines de nouvelles concessions offshore et plus de 500 millions d’hectares à l’exploration pétrolière et gazière, dans un geste de fuite en avant fossile massivement contesté. La France ne doit pas suivre ce modèle, même à une autre échelle : elle doit refuser ce mimétisme, maintenir l’intégrité de la loi Hulot et mettre un coup d’arrêt au détricotage progressif de nos protections environnementales. Pour toutes ces raisons – climatiques, environnementales, économiques et politiques – il est proposé de supprimer cet article, comme l’autre article de la proposition de loi qui participe de la même remise en cause, afin de préserver un cap clair de sortie des hydrocarbures pour l’ensemble des territoires de la République.
Tous les amendements ont été chargés