SénatEn coursProposition de loi constitutionnelle

Proposition de loi constitutionnelle visant à garantir la prééminence des lois de la République

En clair

RÉSUMÉ Ce dossier porte sur une proposition de loi constitutionnelle visant à renforcer la primauté des lois françaises sur les autres normes, y compris celles issues du droit européen. L'Assemblée nationale a adopté en première lecture le texte principal, qui pourrait entraîner une modification de l'application de certaines règles lorsque le droit européen est actuellement dominant. Un amendement proposant d'insérer une clause constitutionnelle interdisant de se soustraire aux lois de la République en invoquant son origine ou sa religion a été rejeté, prolongeant ainsi le débat sur ce point précis. Pour les citoyens, cela pourrait se traduire par une application renforcée des lois nationales dans certains domaines, avec des conséquences variables selon les secteurs concernés. Le groupe UMP [droite] s'est montré très favorable au texte, votant massivement en sa faveur sans aucune opposition ni abstention. Le groupe UC [centre] a également soutenu le texte à l'unanimité, tout comme le groupe RTLI [centre droit], bien que ce dernier compte moins de députés. À l'inverse, le groupe SOC [centre gauche] et le groupe CRC [gauche] se sont opposés fermement au texte, rejetant catégoriquement la proposition. Le groupe RDSE [centre] a majoritairement voté contre, tandis que le groupe GEST [gauche] a adopté une position similaire. Enfin, le groupe LREM [centre], traditionnellement modéré, a choisi une abstention totale, sans voter ni pour ni contre.

Résumé généré par IA

2
Scrutins
1
Adopté
1
Rejeté
2
Amendements
1 adopté1 rejeté
1Article unique

M. BENARROCHE

Le groupe écologiste, solidarité et territoires demande la suppression de cet article dogmatique et en contradiction avec d’autres dispositions constitutionnelles. Il vise en effet à insérer à l’article 1 de la Constitution un alinéa selon lequel « Nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect de la règle commune » Cette formulation est un non sens juridique : indiquer dans la constitution que nul ne peut se soustraire aux lois de la République est redondant avec le principe constitutionnel d’égalité républicaine. La République assure en effet « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Si l’on ne peut pas distinguer les citoyens en raison de leur origine ou religion, alors personne ne peut se soustraire aux lois de la République en raison de ces critères.

Déposé le 16 oct. 2025