Assemblée nationalePromulguéProposition de loi ordinaire

Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État

En clair

Cette proposition de loi vise à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État en créant un nouvel établissement public chargé de mieux administrer les bâtiments publics (bureaux, écoles, casernes, etc.). L'objectif est de réduire les coûts pour l'État en vendant, louant ou rénovant ces biens de manière plus efficace, tout en garantissant le maintien des services publics et de bonnes conditions de travail pour les fonctionnaires. Pour les citoyens, cela pourrait se traduire par une meilleure utilisation des locaux publics, des économies potentielles sur les impôts, et une optimisation des dépenses de l'État pour d'autres besoins comme les infrastructures ou les services. La loi prévoit aussi des mesures pour éviter une hausse des impôts locaux et pour encadrer la gestion des biens transférés à des filiales, en limitant la part du capital pouvant être détenue par des investisseurs privés. --- POSITIONS Le groupe EPR [centre] a voté en bloc pour l'ensemble du texte, sans aucune opposition ni abstention. De même, le RN [extrême droite] a systématiquement soutenu la loi, tant sur l'ensemble que sur les articles clés. À gauche, les groupes LFI-NFP [gauche] et ECOS [gauche] se sont opposés à la proposition de loi, tant sur le vote global que sur les articles 1 et 2, sans aucune abstention. Le groupe SOC [centre gauche] a majoritairement soutenu le texte, avec une seule abstention sur l'article 2. Les groupes DEM [centre], HOR [centre droit], DR [droite], LIOT [centre], UDDPLR [droite] et NI [centre] ont tous voté pour la loi sans exception. Aucune divergence n'a été observée entre les votes sur l'ensemble du texte et les votes par article pour les groupes concernés.

Résumé généré par IA
15
Scrutins
12
Adoptés
3
Rejetés
104
Amendements
12 adoptés3 rejetés
Loi promulguéeLoi n°2026-795

visant à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'Etat

Publiée au Journal officiel le 18 août 2026

75ART. PREMIER

Mme Pantel, M. Dufau et M. Oberti

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
74ART. PREMIER

Mme Pantel et M. Dufau

Sous-amendement permettant d'articuler un plafond de détention des personnes de droit privé d'un maximum de 30% par filiale de l'EPIC avec des configurations particulières liées par exemple à la Poste, la RATP, la SNCF, etc..

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
73ART. PREMIER

Mme Pantel

Permet de s'assurer que l'Etat et les autres entités de la sphère publique soient nécessairement au dessus de 30% du capital de chaque filiale de l'EPIC (et non uniquement en consolidé au niveau du groupe), afin d'éviter le cas où une filiale viendrait à être détenue majoritairement par des acteurs privés.

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
72ART. PREMIER

Mme Pantel

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
71ART. PREMIER

le Gouvernement

L’article 141 de la loi de finances rectificative pour 2006 a institué un cadre juridique spécifique permettant le transfert à titre gratuit de biens immobiliers de l’État ou de ses établissements publics à la société AGILE, alors constituée sous la forme d’une société anonyme, en vue de leur valorisation. La présente proposition de loi modifie profondément ce cadre en transformant AGILE en établissement public à caractère industriel et commercial et en redéfinissant les modalités et les conditions de transfert des biens immobiliers de l’État. Dans ce nouveau contexte, les dispositions de l’article 141 de la loi de finances rectificative pour 2006 n’ont plus d’objet. Leur maintien créerait une base juridique obsolète et source de confusion, susceptible de nuire à la lisibilité et à la sécurité du droit. Le présent amendement vise donc à procéder à leur abrogation, dans un souci de cohérence et de clarté du cadre juridique applicable à la politique immobilière de l’État.

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
70ART. PREMIER

M. Oberti

Rédaction alternative au sous-amendement 69. Les filiales de l’EPIC créées par la présente proposition peuvent théoriquement être détenue majoritairement par des actionnaires privés. Ceci est en inadéquation avec l’enjeu de pérennisation d’un patrimoine public, notamment garant de la qualité du service et des conditions de travail des agents. Le présent sous-amendement permet dès lors de préciser que 80% du capital de ces filiales doivent rester aux mains de la sphère publique (Etat, caisse des dépôt et collectivités).

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
69ART. PREMIER

M. Oberti

Les filiales de l’EPIC créées par la présente proposition peuvent théoriquement être détenue majoritairement par des actionnaires privés. Ceci est en inadéquation avec l’enjeu de pérennisation d’un patrimoine public, notamment garant de la qualité du service et des conditions de travail des agents. Le présent sous-amendement permet dès lors de préciser que 80% du capital de ces filiales doivent rester aux mains de la sphère publique (Etat, caisse des dépôt et collectivités).

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
68APRÈS ART. PREMIER

le Gouvernement

Le présent amendement a pour objet d’assurer la neutralité fiscale de la création de la foncière de l’État tant sur l’imposition des administrations publiques à la taxe sur les bureaux en région Île de France que sur les recettes de la Société des grands projets (SGP). En région Île-de-France, une taxe sur les bureaux a été instaurée avec pour objectif de corriger les déséquilibres que cette région connaît en matière d’accès de ses habitants à des logements locatifs, d’éloignement entre leur lieu de travail et leur lieu d’habitation et de saturation des infrastructures de transport. Le taux de la taxe prévue à l’article 231 ter du code général des impôts est modulé selon quatre circonscriptions tarifaires afin de contribuer à orienter les nouvelles implantations. Par ailleurs, un tarif réduit est appliqué pour les locaux à usage de bureaux possédés par l'État dans lesquels il exerce son activité. En conséquence, dès lors que la création de la foncière de l’État entraîne un transfert de propriété des biens de l’État vers cette dernière, il est nécessaire d’adapter la loi afin de prévoir que les locaux de bureaux possédés par la foncière et dans lequel l’État exerce son activité puissent bénéficier du tarif réduit, garantissant ainsi la stricte neutralité fiscale du changement de modèle de détention de l’immobilier de l’État.

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
67ART. PREMIER

le Gouvernement

Le présent amendement a pour objectif de maintenir l’application des exonérations des taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties dont bénéficient actuellement, sous conditions, les biens appartenant à l’État. Il prévoit ainsi l’exonération des taxes foncières au profit des biens qui auront été transférés à la foncière de l’État, créée en application de la présente loi, lorsqu’ils seront affectés à un service public ou d’utilité générale et mis à la disposition des services de l’État, de ses organismes ou établissements publics.

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
66 (Rect)ART. PREMIER

le Gouvernement

Le présent amendement a pour objet de préciser le nom et de clarifier les missions du nouvel établissement public, en particulier vis-à-vis des services de l’Etat. L’organisation historique, en silos, des politiques immobilières de l’Etat, conduit à de nombreuses difficultés : perte de vue d’ensemble du parc immobilier de l’Etat, et par conséquent des meilleurs usages possibles ; planification insuffisante des travaux, notamment dans le gros entretien-renouvellement ; attrition des compétences immobilières au sein de l’Etat. L’établissement créé permet donc d’assumer l’ensemble des obligations du propriétaire, notamment : fiabiliser la connaissance de son parc, mutualiser les biens afin de maximiser les opportunités de valorisation du parc, accélérer la mise aux normes du parc, développer et entretenir des compétences en maîtrise d’ouvrage, en stratégie patrimoniale ainsi qu’en gestion des actifs et garantir la transition écologique et énergétique du parc immobilier. L’établissement doit ainsi contribuer à préserver la valeur du patrimoine des Français, tout en accompagnant la mise en œuvre des politiques publiques, notamment en matière de conditions de travail des agents, de logement, d’engagements climatiques et de présence territoriale. L’alinéa 18 est supprimé au profit d’une nouvelle rédaction de l’alinéa 13 (IV. B 2°)

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
65ART. PREMIER

le Gouvernement

Le présent amendement vise à encadrer la détention du capital de l’établissement et de l’ensemble de ses filiales, afin de garantir que l’Etat y conservera une part prépondérante. Il est à noter qu’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) étant, par nature, intégralement détenu par l’État, il ne peut faire l’objet d’une participation privée directe. En revanche, cela est possible pour ses éventuelles filiales, dans lesquelles peuvent intervenir des personnes morales de droit privé ou des personnes physiques. C’est pourquoi il est ici proposé un encadrement supplémentaire. Cet amendement encadre de manière consolidée le capital l’établissement et de ses filiales pour garantir le contrôle capitalistique consolidé par l’Etat, tout en préservant la capacité des filiales à mobiliser au cas par cas des partenaires ou des financements extérieurs.

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
64ART. PREMIER

le Gouvernement

Le présent amendement a pour objet de préciser que l’établissement public pourra recruter des fonctionnaires de l’Etat en position normale d’activité, facilitant ainsi les parcours professionnels liés à la gestion de l’immobilier de l’Etat. En l’état actuel du droit, la PNA n’est pas possible au sein d’un EPIC. Un EPIC emploie, en principe, du personnel de droit privé. Deux exceptions de droit public demeurent : le directeur et l’agent comptable (quand il a la qualité de comptable public). C’est la ligne constante issue de CE, 26 janv. 1923, Robert Lafregeyre et CE, sect., 8 mars 1957, Jalenques de Labeau, régulièrement rappelée par la doctrine et le Conseil d’État. Par conséquent, accueillir des fonctionnaires en qualité d’agents publics dans un EPIC n’est possible qu’au titre de ces deux fonctions (direction, comptabilité publique), sauf dérogation. La position normale d’activité (PNA) organise l’exercice des fonctions d’un fonctionnaire dans une autre administration/employeur public en restant fonctionnaire (gestion de carrière et régime public). Pour la FPE, le décret 2008-370 précise que les fonctionnaires « ont vocation à exercer » aussi dans les établissements publics placés sous tutelle (ce qui, en soi, peut inclure des EP nationaux (Cf. 1° Dans les établissements publics placés sous la tutelle de ce ministère ; ). Mais cela ne suffit pas à créer des emplois de droit public dans un EPIC là où le principe jurisprudentiel impose le droit privé pour les personnels (hors directeur/agent comptable). Cette lecture est confirmée par une réponse ministérielle : un fonctionnaire en PNA ne peut pas être “recruté par un EPIC” hors des deux emplois dérogatoires (dir./agent comptable). Dès lors, un fonctionnaire en position normale d'activité ne pourrait pas être recruté par un EPIC pour occuper un emploi autre que celui de directeur ou de comptable. Néanmoins, des fonctionnaires peuvent travailler au sein d'un EPIC dans le cadre d'une mise à disposition, d’un détachement sur contrat ou suite à une disponibilité.

Déposé le 28 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
63ART. PREMIER

Mme Olivia Grégoire

Déposé le 23 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
62ART. PREMIER

Mme Olivia Grégoire et M. Cazenave

Déposé le 23 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
61ART. PREMIER

Mme Olivia Grégoire et M. Cazenave

Déposé le 23 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
60ART. PREMIER

M. Cazenave

Cet amendement vise à préciser le principe d’une évaluation préalable des biens immobiliers transférés à la foncière, pour tenir compte des débats en commission. Cette évaluation pourra notamment viser : la valeur de l’actif, l’état technique, la conformité réglementaire, la performance énergétique, les risques tels que l’amiante et les pollutions, l’estimation des dépenses d’investissement nécessaires et les scénarios d’usage tels que le maintien, la densification, la mutualisation, la cession ou la reconversion.

Déposé le 23 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
59ART. PREMIER

M. Cazenave

Déposé le 23 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
58ART. PREMIER

M. Cazenave

Cet amendement vise à supprimer la seconde phrase de l'alinéa 8 issue de l'adoption d'un amendement en commission des finances et propose plus loin dans le texte une rédaction plus adaptée.

Déposé le 23 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
57ART. PREMIER

Mme Arrighi, M. Amirshahi, Mme Autain, Mme Balage El Mariky, Mme Voynet, Mme Belluco, M. Ben Cheikh, M. Biteau, M. Arnaud Bonnet, M. Nicolas Bonnet, Mme Chatelain, M. Corbière, M. Davi, M. Duplessy, M. Fournier, Mme Garin, M. Damien Girard, M. Gustave, Mme Catherine Hervieu, M. Iordanoff, Mme Laernoes, M. Lahais, M. Lucas-Lundy, Mme Ozenne, M. Peytavie, Mme Pochon, M. Raux, Mme Regol, M. Thierry, Mme Sandrine Rousseau, M. Ruffin, Mme Sas, Mme Sebaihi, Mme Simonnet, Mme Taillé-Polian et M. Tavernier

Cette proposition de loi crée un établissement public national appelé à exercer des responsabilités étendues sur un périmètre immobilier considérable, incluant la gestion, la valorisation, la cession de biens et le recours à l’endettement. Compte tenu de l’ampleur des enjeux patrimoniaux, financiers et territoriaux attachés à ces missions, il est indispensable de renforcer les mécanismes de contrôle et d’information du Parlement, dans le respect des prérogatives constitutionnelles de ce dernier en matière de contrôle de l’action publique. L’obligation de remise d’un rapport annuel détaillé permet d’assurer une transparence effective sur l’évolution du patrimoine confié à l’établissement, sur les opérations immobilières conduites et sur les conditions économiques dans lesquelles celles-ci sont mises en œuvre. Elle offre au Parlement une vision consolidée des choix opérés en matière de cessions, de valorisation et de loyers, ainsi que de leurs conséquences sur les administrations occupantes et, plus largement, sur l’organisation des services publics. Ce rapport constitue également un outil essentiel de suivi des équilibres financiers du dispositif. L’établissement public étant autorisé à recourir à l’emprunt et à engager des opérations complexes, il est nécessaire que le Parlement dispose d’une information régulière sur sa situation financière, son niveau d’endettement, ses engagements hors bilan et l’affectation des produits résultant de son activité, afin d’apprécier la pertinence et la soutenabilité du modèle retenu et les risques susceptibles de peser in fine sur les finances publiques. Pour finir, au regard des objectifs affichés de transition écologique, de sobriété foncière et d’aménagement du territoire, le rapport annuel permettra d’évaluer concrètement l’impact des activités de l’établissement sur la rénovation énergétique du bâti public, la réduction de l’empreinte foncière et les dynamiques territoriales. En rendant ce rapport public, cet amendement contribue à renforcer la redevabilité de l’établissement et à garantir que la gestion du patrimoine immobilier de l’État demeure pleinement orientée vers l’intérêt général.

Déposé le 23 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345
56ART. PREMIER

Mme Pantel, M. Roussel, Mme Allemand, M. Aviragnet, M. Baptiste, M. Barusseau, Mme Battistel, M. Baumel, M. Belhaddad, Mme Bellay, M. Benbrahim, M. Bouloux, M. Philippe Brun, M. Califer, Mme Capdevielle, M. Christophle, M. Courbon, M. David, M. Delaporte, M. Delautrette, Mme Diop, Mme Dombre Coste, M. Dufau, M. Echaniz, M. Eskenazi, M. Faure, Mme Froger, M. Fégné, M. Garot, Mme Godard, M. Gokel, Mme Got, M. Emmanuel Grégoire, M. Guedj, M. Hablot, Mme Hadizadeh, Mme Herouin-Léautey, Mme Céline Hervieu, M. Hollande, M. Houlié, Mme Jourdan, Mme Karamanli, Mme Keloua Hachi, M. Leseul, M. Lhardit, Mme Mercier, M. Naillet, M. Oberti, M. Pena, Mme Pic, Mme Pirès Beaune, M. Potier, M. Pribetich, M. Proença, Mme Rossi, Mme Rouaux, M. Aurélien Rousseau, Mme Runel, Mme Récalde, M. Saint-Pasteur, Mme Santiago, M. Saulignac, M. Simion, M. Sother, Mme Thiébault-Martinez, Mme Thomin, M. Vallaud, M. Vicot et M. William

Cet amendement vise à préciser les missions de la Foncière de l’État en l’autorisant explicitement, en sus des marchés de partenariat, à conclure des marchés globaux de performance énergétique et des marchés globaux de performance énergétique à paiement différé. Alors que les bâtiments de l’État devront réduire leurs consommations énergétiques, conformément aux objectifs et obligations fixés par le « décret tertiaire », il est nécessaire d’outiller la foncière de l’État à la hauteur des ambitions environnementales auxquelles elle devra répondre. Il s’agit d’ailleurs de la première des missions attribuées à la foncière par le présent article. Dans cette optique, elle doit avoir la possibilité de recourir à ces contrats globaux (MGPE et MGPE-PD) qui garantissent contractuellement la réalisation effective d’économies d’énergie tout en permettant éventuellement à l’État de recourir au tiers financement pour faciliter et favoriser les travaux. Tel était d’ailleurs l’objet d’une proposition de loi du rapporteur, adoptée à l’unanimité en 2023, qui a permis d’expérimenter l’ouverture du tiers-financement à l'État, à ses établissements publics et aux collectivités territoriales pour favoriser les travaux de rénovation énergétique.

Déposé le 23 janv. 2026PIONANR5L17BTC2345

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