Assemblée nationaleAdoptéProposition de loi ordinaire

Accorder le versement des allocations familiales dès le premier enfant

En clair

Ce dossier porte sur une proposition de loi visant à étendre le versement des allocations familiales dès le premier enfant, alors qu’elles étaient auparavant attribuées à partir du deuxième enfant. La mesure a été adoptée par l’Assemblée nationale, ce qui permettra aux familles avec un seul enfant de bénéficier de cette aide financière dès sa naissance. Plusieurs amendements ont été rejetés, notamment ceux conditionnant les allocations au paiement de la CSG ou réservant l’aide aux familles françaises, confirmant ainsi le principe d’universalité de ce dispositif. Une étude sur l’impact de cette réforme, notamment pour les familles monoparentales, sera réalisée dans les six mois suivant la promulgation de la loi. Les territoires d’outre-mer bénéficieront d’une prise en compte de leurs spécificités avant l’application de la mesure. --- POSITIONS Le Rassemblement National [extrême droite] a voté massivement en faveur du texte, avec 23 voix pour et aucune contre ou abstention. Le groupe La France Insoumise-Nouveau Front Populaire [gauche], ainsi que les écologistes [gauche], le groupe Gauche démocrate et républicaine [extrême gauche] et les socialistes [centre gauche] ont également soutenu sans réserve la proposition de loi, affichant une unité sur ce sujet. À l’inverse, le groupe Ensemble pour la République [centre] s’est opposé systématiquement, avec 13 voix contre et aucune pour, tout comme le groupe Horizons [centre droit], qui a voté contre à trois reprises avec deux abstentions. Les Républicains [droite] ont majoritairement soutenu la mesure, bien que seulement trois députés aient voté pour. Les députés non-inscrits [centre] et le groupe LIOT [centre] ont globalement soutenu le texte, tandis que le groupe Démocrate [centre] s’est montré divisé, avec une voix contre et une abstention. Aucun amendement restrictif (sur la nationalité ou la CSG) n’a trouvé de soutien majoritaire, confirmant une approche universaliste de la part des groupes ayant adopté la loi.

Résumé généré par IA

10
Scrutins
5
Adoptés
5
Rejetés
64
Amendements
5 adoptés5 rejetés
48APRÈS ART. PREMIER

Mme Bergantz

Déposé le 3 juin 2025
49APRÈS ART. 1ER BIS

Mme Bergantz

Déposé le 3 juin 2025
50APRÈS ART. 1ER BIS

Mme Bergantz

Déposé le 3 juin 2025
10ART. 1ER BIS

M. Bénard

Rédactionnel.

Déposé le 2 juin 2025
11ART. PREMIER

Mme Piron, M. Frébault, Mme Le Hénanff et Mme Josso

L’article 1er de cette proposition de loi prévoit une extension du bénéfice des allocations familiales à tous les parents ayant au moins un enfant à charge. Si l’objectif d’universalisation des droits familiaux est compréhensible, cette approche soulève principalement des questions de soutenabilité budgétaire. Par conséquent, ce présent amendement vise à réserver le bénéfice de cette mesure aux foyers vivant sous le seuil de pauvreté. Ce ciblage repose sur un double constat : Une priorité de justice sociale : Selon le rapport 2024 de l’Observatoire des inégalités sur la pauvreté en France, 5,1 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Pour rappel, en France, 1 enfant sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté. Il est donc essentiel de concentrer l’effort national sur ces foyers, qui cumulent les vulnérabilités sociales et économiques. Un impératif de responsabilité budgétaire : l’extension généralisée des allocations familiales à tous les parents, indépendamment de leur niveau de ressources ou de leur situation familiale, représenterait un coût estimé entre 3 et 5 milliards d’euros par an. Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes, il est nécessaire de hiérarchiser les priorités et de garantir que les moyens publics soient affectés aux publics qui en ont le plus besoin. En conséquence, cet amendement propose une extension ciblée, plus juste et plus soutenable, qui respecte l’esprit de la proposition de loi tout en renforçant sa portée sociale et son efficacité redistributive.

Déposé le 2 juin 2025
12ART. PREMIER

Mme Piron, M. Frébault, Mme Le Hénanff et Mme Josso

L’article 1er de cette proposition de loi prévoit une extension du bénéfice des allocations familiales à tous les parents ayant au moins un enfant à charge. Si l’objectif d’universalisation des droits familiaux est compréhensible, cette approche soulève principalement des questions de soutenabilité budgétaire. Par conséquent, ce présent amendement vise à réserver le bénéfice de cette mesure aux familles monoparentales vivant sous le seuil de pauvreté. Ce ciblage repose sur un double constat : Une priorité de justice sociale : Selon le rapport 2024 de l’Observatoire des inégalités sur la pauvreté en France, 5,1 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Parmi elles, près de 4 familles monoparentales sur 10 sont concernées. Cela représente environ 300 000 familles monoparentales vivant dans la pauvreté. Il est donc essentiel de concentrer l’effort national sur ces foyers, qui cumulent les vulnérabilités sociales et économiques. Un impératif de responsabilité budgétaire : l’extension généralisée des allocations familiales à tous les parents, indépendamment de leur niveau de ressources ou de leur situation familiale, représenterait un coût estimé entre 3 et 5 milliards d’euros par an. Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes, il est nécessaire de hiérarchiser les priorités et de garantir que les moyens publics soient affectés aux publics qui en ont le plus besoin. Et dans ce cas, cette mesure ciblerait seulement 10 % des familles avec un enfant, en situation de pauvreté. En conséquence, cet amendement propose une extension ciblée, plus juste et plus soutenable, qui respecte l’esprit de la proposition de loi tout en renforçant sa portée sociale et son efficacité redistributive.

Déposé le 2 juin 2025
13APRÈS ART. PREMIER

Mme Colin-Oesterlé, M. Gernigon, M. Christophe, M. Valletoux, M. Albertini, M. Alfandari, Mme Bellamy, M. Benoit, M. Berrios, M. Bouyx, M. Brard, Mme Firmin Le Bodo, Mme Gérard, M. Henriet, M. Jolivet, M. Kervran, M. Lacombe, M. Lam, Mme Le Hénanff, M. Lemaire, Mme Lise Magnier, M. Moulliere, Mme Moutchou, M. Patrier-Leitus, Mme Piron, M. Plassard, M. Portarrieu, Mme Poussier-Winsback, Mme Rauch, M. Roseren, Mme Saint-Paul, M. Thiébaut et Mme Violland

Déposé le 2 juin 2025
14ART. PREMIER

M. Vermorel-Marques

Déposé le 2 juin 2025
15ART. PREMIER

M. Vermorel-Marques

Cet amendement propose un report de l’application de la mesure pour permettre une évaluation préalable de son impact budgétaire et social. Ce délai permettrait également d’étudier des alternatives de financement plus équilibrées, notamment dans le contexte budgétaire actuel.

Déposé le 2 juin 2025
16 (Rect)ART. PREMIER

M. Vermorel-Marques

Cet amendement vise à renforcer le suivi et l’évaluation de la réforme en introduisant une obligation pour la Caisse nationale des allocations familiales de rendre compte annuellement de ses impacts sur la pauvreté infantile. Il s’agit ainsi de disposer de données précises et régulières permettant d’ajuster les politiques familiales en fonction des résultats observés, afin d’assurer une meilleure efficacité sociale de la mesure.

Déposé le 2 juin 2025
17APRÈS ART. 1ER BIS

M. Vermorel-Marques

Déposé le 2 juin 2025
18APRÈS ART. 1ER BIS

M. Vermorel-Marques

Déposé le 2 juin 2025
19APRÈS ART. 1ER BIS

M. Vermorel-Marques

Cet amendement vise à mieux documenter l’impact social et économique d’une mesure potentielle d’attribution des allocations familiales dès le premier enfant, en particulier pour les familles monoparentales. Celles-ci sont souvent exposées à une précarité accrue et à un niveau de vie plus faible que les autres foyers. En demandant la remise d’un rapport au Parlement dans un délai de six mois suivant la promulgation de la loi, cet amendement permettrait d’évaluer de manière rigoureuse les effets qu’une telle réforme pourrait avoir sur la capacité financière et le pouvoir d’achat des familles concernées, avant d’envisager une éventuelle mise en œuvre. Il s’inscrit ainsi dans une démarche de justice sociale et de rationalisation des politiques familiales.

Déposé le 2 juin 2025
21APRÈS ART. 1ER BIS

M. Masséglia

Déposé le 2 juin 2025
22ART. 1ER BIS

M. Vermorel-Marques

Cet amendement vise à renforcer la qualité et la crédibilité du rapport gouvernemental en s’appuyant sur les travaux d’experts indépendants reconnus pour leur compétence en matière d’évaluation des politiques publiques. L’INSEE et la Cour des comptes disposent d’une expertise précise pour analyser les effets socio-économiques d’une réforme des allocations familiales, en toute impartialité.

Déposé le 2 juin 2025
23APRÈS ART. PREMIER

M. Castellani

Déposé le 2 juin 2025
24ART. 1ER BIS

M. Vermorel-Marques

Cet amendement vise à élargir le périmètre d’analyse du rapport gouvernemental afin qu’il intègre pleinement les transformations contemporaines de la société. La diversité des structures familiales, les défis posés par le vieillissement démographique et la baisse de la natalité justifie une approche plus globale et prospective de la réforme des allocations familiales.

Déposé le 2 juin 2025
25ART. 1ER BIS

M. Castellani

Cet amendement vise à compléter le rapport remis au Parlement en évaluant le coût et le bénéfice de la majoration de la Prime à la naissance de la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) et des allocations familiales dans les départements avec les plus faibles taux de natalité. Selon les estimations de population et statistiques de l’état civil de l’Insee en 2023 les départements français présentent des taux de natalité très hétérogènes avec 14,1 naissances pour 1000 habitants dans le Val d’Oise contre 6,4 dans le Lot. De plus, les départements avec les taux de natalité les plus faibles se situent parmi les départements avec les plus forts taux de pauvreté. Il est ainsi demandé au Parlement de remettre un rapport sur la majoration du montant des allocations familiales et de la Prime à la naissance pour les départements dont le taux de natalité est le plus faible.

Déposé le 2 juin 2025
26ART. PREMIER

M. Bénard

Cet amendement propose de modifier le rapport dans lequel seraient intégrés des éléments d’évaluation de l’ouverture des allocations familiales dès le premier enfant sur la réduction de la précarité familiale. Dans le texte adopté par la commission des affaires sociales, il est prévu que le Caisse nationale d’allocations familiales rend compte, dans le cadre de son rapport annuel, des conséquences de l’attribution des allocations familiales dès le premier enfant sur la réduction de la précarité familiale. Or, le rapport que rend annuellement la Caisse nationale des allocations familiales est le rapport annuel d’activité de la branche famille de la sécurité sociale, qui comporte des chiffres sur l’activité des caisses d’allocations familiales ainsi que des informations sur l’actualité de la branche, mais pas d’éléments d’évaluation des politiques de la sécurité sociale. En conséquence, cet amendement propose que ce soit auGouvernement de remettre chaque année au Parlement un rapport sur les effets de la présente proposition de loi sur la réduction de la précarité familiale.

Déposé le 2 juin 2025
27ART. 1ER BIS

M. Boyard, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Erodi, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, M. Guiraud, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Kerbrat, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, Mme Leboucher, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lejeune, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Pilato, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, M. Taché, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier

"Cet amendement vise à expliciter le sens "« d’universalité" » visé par le présent rapport, en précisant qu’il implique la fin de la modulation du montant des allocations familiales selon les revenus du ménage. Ce rapport sollicite l’étude d’une réforme « visant l’un accès universel ». Or, l’accès aux allocations familiales est déjà universel car tout ménage, dès lors qu’il est composé de deux enfants, perçoit des allocations familiales. C’est le montant desdites allocations familiales qui n’est pas universel, puisque ce dernier varie selon les revenus du ménage. Or, jusqu’en 2015, le montant des allocations était indépendant du revenu et ne variait que selon le nombre d’enfants à charge. La modulation selon les revenus, instaurée sous le mandat présidentiel de François Hollande, a créé une brèche dans le principe d’universalité de notre protection sociale. Aujourd’hui, et selon les mêmes principes, c’est l’universalité des prestations maladie qui est menacée. La notion d’universalité est inhérente à une sécurité sociale forte, qui doit protéger l’ensemble de la population contre l’ensemble des risques sociaux selon un contrat qui lie tous les citoyens : chacun y contribue selon ses moyens et en bénéficie selon ses besoins. Par conséquent, le présent amendement vise à lever toute ambiguité concernant l’objet de ce rapport, en précisant de manière explicite la fin de la modulation du montant des allocations familiales selon les revenus du ménage.

Déposé le 2 juin 2025

Tous les amendements ont été chargés