Assemblée nationaleAdoptéProposition de loi ordinaire

Améliorer la protection des commerçants grâce à l’usage d’outils numériques

En clair

RÉSUMÉ Ce dossier porte sur une proposition de loi visant à renforcer la protection des commerçants grâce à des outils numériques, notamment la vidéosurveillance algorithmique (VSA) pour prévenir les vols. Le texte a été adopté par l'Assemblée nationale, avec plusieurs restrictions : l'expérimentation est limitée aux commerces de détail, grandes surfaces et centres commerciaux, et sa durée est alignée sur celle des Jeux Olympiques de 2030. Les outils numériques ne pourront pas être utilisés pour prévenir les agressions, mais uniquement les vols. Les citoyens pourraient bénéficier d'une meilleure sécurité dans ces commerces, mais la surveillance algorithmique dans les espaces publics soulève des questions sur les libertés individuelles. Le groupe EPR [centre] a voté massivement pour le texte, montrant un soutien sans réserve à l'utilisation des outils numériques pour protéger les commerçants. Le RN [extrême droite] a également approuvé le projet, aligné sur sa ligne sécuritaire. À l'inverse, LFI-NFP [gauche], SOC [centre gauche], ECOS [gauche] et GDR [extrême gauche] se sont opposés au texte, critiquant notamment l'extension de la vidéosurveillance algorithmique et son impact sur les libertés. Le groupe HOR [centre droit] et DR [droite] ont voté pour, tandis que DEM [centre] s'est abstenu, reflétant une division sur les questions de surveillance et de sécurité.

Résumé généré par IA

9
Scrutins
4
Adoptés
5
Rejetés
76
Amendements
4 adoptés5 rejetés
49ART. UNIQUE

Mme Levavasseur

Déposé le 2 févr. 2026
26ART. UNIQUE

Mme Faucillon, Mme K/Bidi, Mme Bourouaha, M. Brugerolles, M. Bénard, M. Castor, Mme Lebon, M. Lecoq, M. Maillot, M. Maurel, M. Monnet, M. Nadeau, M. Peu, Mme Reid Arbelot, M. Rimane, M. Sansu et M. Tjibaou

Les auteurs de cet amendement demandent la suppression de cet article qui vise à autoriser le recours à la vidéosurveillance algorithmique dans les lieux et les établissements ouverts au public. D’une part, les auteurs rappellent que l’objectif affiché de défendre les petits commerces de proximité est illusoire, dans la mesure où seuls les centres commerciaux et la grande distribution auront les moyens d’acquérir une technologie aussi coûteuse. D’autre part, ils soulignent que l’usage de la surveillance algorithmique apparaît à la fois inopportun et disproportionné pour lutter contre le vol à l’étalage. Il existe des moyens de prévention beaucoup moins intrusifs, tels que les aménagements des espaces de vente, les miroirs de surveillance ou encore la présence humaine qui permettent de prévenir le vol à l’étalage sans porter atteinte aux libertés fondamentales. Surtout, les auteurs rappellent que cette technologie comporte des risques majeurs d’atteinte aux libertés fondamentales, en particulier au respect de la vie privée. Ils soulignent également que l’analyse automatisée des comportements est susceptible d’engendrer une surveillance renforcée et continue des personnes, ainsi que des effets significatifs en cas d’erreur ou de biais algorithmiques. Les auteurs contestent, en outre, la pertinence d’une telle expérimentation d’une durée de plusieurs années. Ils rappellent, s’agissant de l’utilisation de cette technologie dans le cadre des Jeux olympiques de 2024, que le rapport du comité d’évaluation, remis en janvier 2025, a dressé un bilan pour le moins contrasté de cette expérimentation. Le comité a souligné des « performances techniques inégales, très variables en fonction des opérateurs et des cas d’usage, des contextes d’utilisation, ainsi que des caractéristiques techniques et du positionnement des caméras ». Il a également insisté sur « les enjeux qui s’attachent à un contrôle très attentif de la mise en œuvre d’un tel outil, afin notamment de prévenir tout risque de détournement des finalités légales ou, plus fondamentalement, d’accoutumance au recours à une telle technologie à des fins de surveillance. » En outre, les auteurs rappellent, que la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et l’Union européenne ont alerté sur l’importance de mener un débat démocratique et éthique en la matière, compte tenu des risques que comporte le recours à ces technologies s’agissant des atteintes aux libertés et droits fondamentaux « à grande échelle », ou encore des effets que pourrait induire le renforcement de la surveillance permis par cette technologie sur la vie privée. Pour toutes ces raisons, les auteurs de cet amendement demandent la suppression de cet article unique.

Déposé le 30 janv. 2026
27ART. UNIQUE

M. Boudié

Cet amendement raccourcit l'expérimentation pour la calquer sur la nouvelle expérimentation prévue dans le cadre des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030. En cohérence, il prévoit que c'est le même comité de suivi qui est chargé de faire l'évaluation des deux expérimentations.

Déposé le 30 janv. 2026
28ART. UNIQUE

M. Boudié

Cet amendement vise à aller au bout de la logique expérimentale, en proposant de territorialiser l'expérimentation. Plutôt que fixer un seuil de surface, au risque d'exclure un type de commerce, il prévoit deux conditions alternatives pour qu'un établissement puisse expérimenter l'utilisation de traitements algorithmiques : - soit le commerce est situé dans une zone touristique internationale, telle que définie par le code du travail ; - soit il est situé dans l'un des territoires identifiés par décret comme territoire expérimental. La combinaison de ces deux critères permet d'englober à la fois des grands centres commerciaux et des commerces de détail situés dans des zones touristiques, mais également des commerces de proximité situés dans des zones rurales, ou encore en outre-mer.

Déposé le 30 janv. 2026
29ART. UNIQUE

M. Boudié

Cet amendement raccourcit la date de l'expérimentation pour qu'elle se termine en même temps que les jeux Olympiques et Paralympiques de 2030. En cohérence, il prévoit que l'évaluation de cette expérimentation soit réalisée par le même comité d'évaluation de l'expérimentation pour les JO, avec un rapport d'étape rendu avant le 31 décembre 2027.

Déposé le 30 janv. 2026
30TITRE

M. Midy

Cet amendement vise à préciser le titre de la PPL pour qu'il reflète le contenu du texte adopté par la commission des lois.

Déposé le 30 janv. 2026
31ART. UNIQUE

M. Midy

Cet amendement supprime la notion "d'agression" : il s'agit bien de viser uniquement les établissements qui sont exposés à des risques de vol, puisque l'unique objet du traitement algorithmique doit être de prévenir le vol.

Déposé le 30 janv. 2026
32ART. UNIQUE

M. Midy

Cet amendement vise à restreindre les établissements concernés par l'expérimentation : plutôt que l'intégralité des établissements et lieux ouverts au public et exposés au vol, il vise les commerces de détail, les grandes surfaces et les centres commerciaux, c'est-à-dire des établissements particulièrement concernés par les risques de vol.

Déposé le 30 janv. 2026
33ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
34ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
35ART. UNIQUE

M. Midy

Cet amendement vise à supprimer cette mention de la dérogation, qui s’applique aux traitements mis en œuvre pour le compte de l’État.

Déposé le 30 janv. 2026
36ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
37 (Rect)ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
38ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
39 (Rect)ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
40 (Rect)ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
41ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
42 (Rect)ART. UNIQUE

M. Midy

Amendement rédactionnel

Déposé le 30 janv. 2026
43ART. UNIQUE

M. Midy

Cet amendement permet d'aligner la durée de l'autorisation préfectorale sur la durée de l'expérimentation.

Déposé le 30 janv. 2026
44ART. UNIQUE

Mme Firmin Le Bodo, M. Christophe, M. Albertini, M. Alfandari, Mme Bellamy, M. Benoit, M. Berrios, M. Blanchard, M. Bouyx, M. Brard, Mme Colin-Oesterlé, M. Criaud, M. Fait, M. Gernigon, Mme Gérard, M. Henriet, M. Jolivet, M. Kervran, M. Lam, M. Lemaire, Mme Lise Magnier, M. Marcangeli, M. Moulliere, M. Patrier-Leitus, Mme Piron, M. Plassard, M. Portarrieu, Mme Poussier-Winsback, Mme Rauch, M. Roseren, Mme Saint-Paul, M. Thiébaut, M. Valletoux et Mme Violland

Suite à la restriction des cas d'usage de la VSA adoptée en commission (« à la seule fin de prévenir le vol »), l'amendement vise, par coordination, à supprimer également la mention des agressions à l'alinéa 2.

Déposé le 30 janv. 2026

Tous les amendements ont été chargés