Fin de vie
Commissions saisies
- FondCommission des affaires socialesAssemblée nationale
- FondCommission des affaires socialesSénat
En clair
La proposition de loi relative à la fin de vie, adoptée définitivement par l'Assemblée nationale, encadre désormais en France le droit à l'aide à mourir. Le texte autorise les personnes majeures atteintes d'une maladie incurable et provoquant des souffrances réfractaires aux traitements à demander une aide médicale pour mettre fin à leur vie. Cette aide peut prendre deux formes : l'administration d'une substance létale par un professionnel de santé ou, sous conditions strictes, l'auto-administration d'un produit prescrit. Le processus est encadré par plusieurs étapes médicales et psychologiques, incluant des consultations obligatoires et une évaluation de la souffrance. La loi renforce aussi les protections contre les pressions extérieures, notamment en sanctionnant les tentatives d'influencer une personne vulnérable dans sa demande. Enfin, elle précise que l'aide à mourir n'est pas considérée comme un acte médical au sens classique, mais relève d'un cadre juridique distinct. --- POSITIONS Le Rassemblement National [extrême droite] s'est opposé systématiquement au texte, votant contre l'ensemble de la proposition de loi et rejetant tous les articles clés présentés. Il a cependant marqué une nuance en s'abstenant majoritairement sur l'article 4 en première et seconde lecture, sans que cette abstention ne remette en cause son opposition globale. Ensemble pour la République [centre] et les Socialistes et apparentés [centre gauche] ont affiché un soutien très marqué, votant systématiquement pour le texte dans son ensemble et pour tous les articles examinés, sans exception. La France insoumise - Nouveau Front Populaire [gauche] a également soutenu sans réserve la proposition de loi, votant pour l'ensemble du texte et pour chaque article soumis au vote, sans abstention ni opposition. La Droite Républicaine [droite] et l'Union des droites pour la République [droite] ont adopté une position très opposée, rejetant le texte dans son intégralité et votant contre chacun des articles clés présentés. Les Écologistes et sociaux [gauche] ont voté en faveur du texte et de tous les articles, sans réserve ni abstention. Les Démocrates [centre] ont globalement soutenu la proposition de loi, mais leur position est nuancée : bien qu'ils se soient abstenus sur l'ensemble du texte, ils ont voté pour tous les articles examinés, y compris l'article 17, l'article 9, l'article 6 et l'article 4 en première et seconde lecture. Horizons & Indépendants [centre droit] a montré des divisions internes : le groupe s'est opposé au texte dans son ensemble, mais a voté pour plusieurs articles clés, notamment l'article 9, l'article 6 et l'article 4 en première et seconde lecture. Les Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires [centre] ont adopté une position plutôt favorable, votant pour l'ensemble du texte et pour tous les articles présentés. La Gauche Démocrate et Républicaine [extrême gauche] a soutenu sans réserve la proposition de loi, votant pour le texte dans son ensemble et pour chaque article examiné. Les Non-inscrits [centre] ont affiché une position plutôt opposée dans leur vote global, mais ont soutenu certains articles, notamment l'article 17 et l'article 4 en première et seconde lecture. Renaissance [centre] a voté très favorablement, soutenant le texte dans son ensemble sans opposition, bien que les données disponibles ne mentionnent pas de vote par article pour ce groupe. Les Républicains [droite] ont adopté une position plutôt opposée, votant contre le texte dans son ensemble et contre la plupart des articles, avec une division sur l'article 4 en première lecture où le groupe était divisé.
Résumé généré par IArelative au droit à l'aide à mourir
Publiée au Journal officiel le 18 août 2026
M. Delautrette, M. Philippe Vigier, Mme Abadie-Amiel, Mme Leboucher et Mme Liso
Ce sous-amendement vise à préciser la portée de l'effet suspensif prévu par l'amendement 674 en spécifiant qu'il s'applique aux procédures de référé-liberté et de référé-suspension devant la juridiction administrative. En pratique, la contestation, par la personne chargée de la mesure de protection, de la décision autorisant une personne protégée à recourir à l'aide à mourir devrait s'effectuer par la voie de ces procédures d'urgence, qui permettent une résolution rapide du litige - le délai de jugement étant fixé à quarante-huit heures dans le cas d'un référé-liberté. Il en va déjà ainsi des recours portant sur la limitation ou l'arrêt des traitements dont la poursuite traduirait une obstination déraisonnable, qui prennent dans la quasi-totalité des cas la forme d'un tel référé. Le cas échéant, le médecin suspend sa décision jusqu'à ce que le juge se prononce. L'amendement 674 définit une procédure analogue en prévoyant que la saisine du juge administratif suspende la procédure d'aide à mourir et que le juge se prononce dans un délai de deux jours. Aussi, ce sous-amendement vise à préciser que la suspension de la procédure concerne les recours en référé-liberté ou en référé-suspension, prévus respectivement aux articles L. 521-2 et L. 521-1 du code de justice administrative. En outre, il supprime la mention du délai de jugement de deux jours : dans le cas du référé-liberté, cette précision est satisfaite par les termes mêmes de l'article L. 521-2 précité ; dans le cas du référé-suspension, si le code de justice administrative ne fixe pas de délai, le juge adapte en pratique son office aux circonstances de l'affaire pour se prononcer en temps utile, compte tenu de la condition d'urgence qui caractérise cette voie de recours.
le Gouvernement
Amendement de coordination
M. Philippe Vigier, Mme Liso, Mme Abadie-Amiel, M. Delautrette et Mme Leboucher
Cet amendement vise à rétablir la possibilité que la substance létale soit administrée par un médecin.
M. Bernhardt
L'objectif de ce sous-amendement est d'équilibrer les peines entre le délit d'incitation et le délit d'entrave.
Mme Erodi, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, Mme Bentorki, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Kerbrat, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lejeune, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Pilato, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, M. Aurélien Taché, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier
Mme Joncour, Mme Dogor-Such, Mme Bamana, Mme Ranc et M. Bentz
Mme Joncour, Mme Dogor-Such, Mme Bamana, Mme Ranc et M. Bentz
Mme Joncour, Mme Dogor-Such, Mme Bamana, Mme Ranc et M. Bentz
M. Monnet, Mme Lebon, M. Brugerolles, M. Lecoq, M. Maillot, M. Maurel et Mme Reid Arbelot
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
Cet amendement modifie le délais.
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
Cet amendement modifie le délais.
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
Cet amendement modifie le délais.
M. Verny, M. Allegret-Pilot et M. Trébuchet
Cet amendement vise à substituer l’expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s’inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l’intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d’une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d’une vie humaine. Or, la nature d’un acte n’est pas modifiée par les mots qu’on utilise pour le désigner. Seule l’expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l’acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu’à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C’est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l’objectif réel du texte est de faire glisser l’acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu’il s’en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l’irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c’est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c’est la condition d’un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
Cet amendement vise à substituer l’expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s’inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l’intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d’une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d’une vie humaine. Or, la nature d’un acte n’est pas modifiée par les mots qu’on utilise pour le désigner. Seule l’expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l’acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu’à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C’est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l’objectif réel du texte est de faire glisser l’acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu’il s’en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l’irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c’est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c’est la condition d’un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
Cet amendement vise à substituer l’expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s’inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l’intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d’une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d’une vie humaine. Or, la nature d’un acte n’est pas modifiée par les mots qu’on utilise pour le désigner. Seule l’expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l’acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu’à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C’est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l’objectif réel du texte est de faire glisser l’acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu’il s’en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l’irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c’est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c’est la condition d’un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet
Cet amendement vise à substituer l’expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s’inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l’intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d’une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d’une vie humaine. Or, la nature d’un acte n’est pas modifiée par les mots qu’on utilise pour le désigner. Seule l’expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l’acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu’à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C’est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l’objectif réel du texte est de faire glisser l’acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu’il s’en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l’irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c’est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c’est la condition d’un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »
Tous les amendements ont été chargés