Assemblée nationalePromulguéProposition de loi ordinaire

Fin de vie

Commissions saisies

En clair

La proposition de loi sur la fin de vie, définitivement adoptée et promulguée, encadre désormais le droit à l'aide à mourir en France. Le texte autorise l'administration d'une substance létale par un médecin ou, sous conditions, l'auto-administration par le patient, tout en renforçant les garanties contre les pressions exercées sur les personnes vulnérables. Plusieurs amendements visant à durcir ou clarifier les conditions (comme l'exclusion des personnes atteintes de dépression non traitée ou l'obligation de témoins indépendants) ont été rejetés, tandis qu'une nouvelle infraction a été créée pour sanctionner les pressions sur les demandeurs. Pour les citoyens, cela signifie un accès encadré à l'aide à mourir, avec des critères médicaux stricts mais sans exclusion systématique de certaines pathologies ou situations, sauf exceptions prévues par d'autres textes. Le Rassemblement National [extrême droite] s'est opposé massivement à l'ensemble du texte (62 pour, 411 contre), avec une abstention majoritaire sur l'article 4 en seconde lecture (12 pour, 3 contre, 53 abstentions). Le groupe a systématiquement voté contre les articles clés comme l'article 17 (1 pour, 70 contre) et l'article 9 (9 pour, 58 contre), confirmant une opposition globale au droit à l'aide à mourir. Ensemble pour la République [centre] a soutenu très largement le texte (248 pour, 59 contre), y compris sur les articles 17 (21 pour, 5 contre), 9 (33 pour, 8 contre), 6 (34 pour, 5 contre) et 4 (33 pour, 7 contre). Le groupe a voté en faveur de toutes les mesures principales sans exception. Socialistes et apparentés [centre gauche] a également voté très favorablement (235 pour, 16 contre), avec un soutien unanime sur les articles 17 (35 pour, 0 contre), 9 (41 pour, 2 contre), 6 (40 pour, 2 contre) et 4 (41 pour, 1 contre). Aucune divergence n'est observée entre le vote global et les votes par article. La France insoumise - Nouveau Front Populaire [gauche] a adopté une position très favorable (247 pour, 6 contre), avec un soutien total sur les articles 17 (37 pour, 0 contre), 9 (36 pour, 0 contre), 6 (37 pour, 0 contre) et 4 (38 pour, 0 contre). Le groupe n'a rejeté aucun amendement ou article clé. Droite Républicaine [droite] s'est opposée fermement au texte (19 pour, 153 contre), avec des votes contre systématiques sur les articles 17 (3 pour, 18 contre), 9 (3 pour, 15 contre), 6 (3 pour, 15 contre) et 4 (4 pour, 15 contre). Aucune abstention n'a été enregistrée sur ces articles. Écologiste et Social [gauche] a soutenu très favorablement le texte (135 pour, 5 contre), avec des votes pour tous les articles 17 (17 pour, 0 contre), 9 (21 pour, 0 contre), 6 (20 pour, 0 contre) et 4 (20 pour, 0 contre). Le groupe n'a montré aucune divergence. Les Démocrates [centre] ont adopté une position plutôt favorable (79 pour, 53 contre), mais avec une abstention sur l'ensemble du texte. Cependant, le groupe a voté pour tous les articles clés : 17 (13 pour, 3 contre), 9 (14 pour, 4 contre), 6 (15 pour, 3 contre) et 4 (15 pour, 5 contre). Cette divergence entre vote global et votes par article est notable. Horizons & Indépendants [centre droit] est divisé : le groupe a voté contre l'ensemble du texte (65 pour, 65 contre), mais s'est montré favorable à plusieurs articles, notamment 9 (15 pour, 6 contre), 6 (15 pour, 7 contre) et 4 (15 pour, 6 contre). Cette division interne est marquée. Union des droites pour la République [droite] s'est opposée systématiquement au texte (0 pour, 66 contre), avec une abstention majoritaire sur l'article 4 (0 pour, 1 contre, 5 abstentions). Le groupe n'a montré aucune flexibilité sur

Résumé généré par IA
931
Scrutins
98
Adoptés
833
Rejetés
9270
Amendements
98 adoptés833 rejetés
Loi promulguéeLoi n°2026-794

relative au droit à l'aide à mourir

Publiée au Journal officiel le 18 août 2026

2153ART. 12

M. Delautrette, M. Philippe Vigier, Mme Abadie-Amiel, Mme Leboucher et Mme Liso

Ce sous-amendement vise à préciser la portée de l'effet suspensif prévu par l'amendement 674 en spécifiant qu'il s'applique aux procédures de référé-liberté et de référé-suspension devant la juridiction administrative. En pratique, la contestation, par la personne chargée de la mesure de protection, de la décision autorisant une personne protégée à recourir à l'aide à mourir devrait s'effectuer par la voie de ces procédures d'urgence, qui permettent une résolution rapide du litige - le délai de jugement étant fixé à quarante-huit heures dans le cas d'un référé-liberté. Il en va déjà ainsi des recours portant sur la limitation ou l'arrêt des traitements dont la poursuite traduirait une obstination déraisonnable, qui prennent dans la quasi-totalité des cas la forme d'un tel référé. Le cas échéant, le médecin suspend sa décision jusqu'à ce que le juge se prononce. L'amendement 674 définit une procédure analogue en prévoyant que la saisine du juge administratif suspende la procédure d'aide à mourir et que le juge se prononce dans un délai de deux jours. Aussi, ce sous-amendement vise à préciser que la suspension de la procédure concerne les recours en référé-liberté ou en référé-suspension, prévus respectivement aux articles L. 521-2 et L. 521-1 du code de justice administrative. En outre, il supprime la mention du délai de jugement de deux jours : dans le cas du référé-liberté, cette précision est satisfaite par les termes mêmes de l'article L. 521-2 précité ; dans le cas du référé-suspension, si le code de justice administrative ne fixe pas de délai, le juge adapte en pratique son office aux circonstances de l'affaire pour se prononcer en temps utile, compte tenu de la condition d'urgence qui caractérise cette voie de recours.

Déposé le 27 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2152ART. 9

le Gouvernement

Amendement de coordination

Déposé le 27 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
1ART. 2

M. Philippe Vigier, Mme Liso, Mme Abadie-Amiel, M. Delautrette et Mme Leboucher

Cet amendement vise à rétablir la possibilité que la substance létale soit administrée par un médecin.

Déposé le 27 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2151 (Rect)ART. 17

M. Bernhardt

L'objectif de ce sous-amendement est d'équilibrer les peines entre le délit d'incitation et le délit d'entrave.

Déposé le 26 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2150ART. 17

Mme Erodi, Mme Abomangoli, M. Alexandre, M. Amard, Mme Amiot, Mme Amrani, M. Arenas, M. Arnault, Mme Belouassa-Cherifi, Mme Bentorki, M. Bernalicis, M. Bex, M. Bilongo, M. Bompard, M. Boumertit, M. Boyard, M. Cadalen, M. Caron, M. Carrière, Mme Cathala, M. Cernon, Mme Chikirou, M. Clouet, M. Coquerel, M. Coulomme, M. Delogu, M. Diouara, Mme Dufour, Mme Feld, M. Fernandes, Mme Ferrer, M. Gaillard, Mme Guetté, Mme Hamdane, Mme Hignet, M. Kerbrat, M. Lachaud, M. Lahmar, M. Laisney, M. Le Coq, M. Le Gall, M. Legavre, Mme Legrain, Mme Lejeune, Mme Lepvraud, M. Léaument, Mme Élisa Martin, M. Maudet, Mme Maximi, Mme Mesmeur, Mme Manon Meunier, M. Nilor, Mme Nosbé, Mme Obono, Mme Oziol, Mme Panot, M. Pilato, M. Piquemal, M. Portes, M. Prud'homme, M. Ratenon, M. Saint-Martin, M. Saintoul, Mme Soudais, Mme Stambach-Terrenoir, M. Aurélien Taché, Mme Taurinya, M. Tavel, Mme Trouvé et M. Vannier

Déposé le 24 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2149ART. 12

Mme Joncour, Mme Dogor-Such, Mme Bamana, Mme Ranc et M. Bentz

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2148ART. 10

Mme Joncour, Mme Dogor-Such, Mme Bamana, Mme Ranc et M. Bentz

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2147ART. 6

Mme Joncour, Mme Dogor-Such, Mme Bamana, Mme Ranc et M. Bentz

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2146ART. 6

M. Monnet, Mme Lebon, M. Brugerolles, M. Lecoq, M. Maillot, M. Maurel et Mme Reid Arbelot

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2145APRÈS ART. 19 BIS

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2144APRÈS ART. 19 BIS

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2143APRÈS ART. 19 BIS

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2142APRÈS ART. 19 BIS

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2141ART. 19 BIS

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Cet amendement modifie le délais.

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2140ART. 19 BIS

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Cet amendement modifie le délais.

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2139ART. 19 BIS

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Cet amendement modifie le délais.

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2138ART. 19

M. Verny, M. Allegret-Pilot et M. Trébuchet

Cet amendement vise à substituer l’expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s’inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l’intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d’une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d’une vie humaine. Or, la nature d’un acte n’est pas modifiée par les mots qu’on utilise pour le désigner. Seule l’expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l’acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu’à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C’est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l’objectif réel du texte est de faire glisser l’acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu’il s’en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l’irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c’est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c’est la condition d’un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2137ART. 19

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Cet amendement vise à substituer l’expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s’inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l’intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d’une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d’une vie humaine. Or, la nature d’un acte n’est pas modifiée par les mots qu’on utilise pour le désigner. Seule l’expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l’acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu’à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C’est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l’objectif réel du texte est de faire glisser l’acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu’il s’en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l’irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c’est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c’est la condition d’un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2136ART. 19

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Cet amendement vise à substituer l’expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s’inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l’intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d’une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d’une vie humaine. Or, la nature d’un acte n’est pas modifiée par les mots qu’on utilise pour le désigner. Seule l’expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l’acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu’à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C’est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l’objectif réel du texte est de faire glisser l’acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu’il s’en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l’irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c’est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c’est la condition d’un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915
2135ART. 19

M. Verny, M. Allegret-Pilot, Mme Mansouri et M. Trébuchet

Cet amendement vise à substituer l’expression euphémisante « aide à mourir » par des formulations qui désignent explicitement la réalité des actes en question. Cette démarche s’inscrit dans un impératif de véracité lexicale, de clarté du débat démocratique et de respect de l’intelligence des citoyens. Comme le rappelait Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Le vocabulaire employé dans cette proposition de loi participe d’une stratégie visant à dissimuler la réalité de la suppression volontaire d’une vie humaine. Or, la nature d’un acte n’est pas modifiée par les mots qu’on utilise pour le désigner. Seule l’expression « aide à mourir » est utilisée dans le texte, entretenant une confusion préoccupante avec l’acte de soigner. Ces euphémismes ne sont pas neutres. Ils visent à rapprocher des actes de mise à mort de la pratique du soin, jusqu’à les faire apparaître comme une continuité naturelle de celui-ci. C’est cette manipulation du langage que nos amendements cherchent à révéler : l’objectif réel du texte est de faire glisser l’acte de donner la mort dans le champ de la pratique médicale, alors même qu’il s’en éloigne radicalement par son essence. Ce brouillage est d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans un contexte où la mission des soins palliatifs est déjà fragilisée par l’irresponsabilité des gouvernements successifs. En étendant le flou lexical, le texte proposé crée un glissement sémantique dangereux, qui menace à terme la clarté de la mission du médecin. Ces amendements ne visent donc pas à empêcher un débat, mais à empêcher un faux débat biaisé dès le départ dans le but de tromper les Français. Refuser de dire les choses, c’est empêcher les citoyens de choisir en conscience. Nommer les actes, c’est la condition d’un débat éthique, digne, lucide et responsable. « La perversion de la cité commence par la fraude des mots. »

Déposé le 18 juin 2026PIONANR5L17BTC2915

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